Elle file au milieu des bois. Son cœur battant à tout rompre. Derrière l’autre gagne du terrain avalant les mètres plus vite qu’elle. Elle traverse les habitations au sol, semant la panique parmi les villageois.
Sans ralentir, sans se retourner, n’entendant que les foulées souples et véloces de celui qui la poursuit.
Elle prend impulsion sur une souche et change de direction avant de retoucher terre. Sa tunique gonflée par la vitesse laisse une totale liberté de mouvement à ces jambes vêtues d’un collant vert sombre. Ses fines bottes lui enserrent les pieds. Pourquoi avait-elle obéit à Wilëa ? Elle était bien plus à l’aise pieds nus.
Elle arrive à un espace plus ouvert.
L’autre n’est plus loin...


