Une Terre ronde, des vélos ; quatre potes, une amitié franche et virile ; des paysages splendides, des endroits moches ; des rencontres, des gens sympas, des cons ; des filles, de l'amour, de l'humour, de l'inattendu, de la souffrance... et même, oui ! un peu de rock'n'roll.
Ah on trouve vraiment de tout dans ce bouquin !
Sauf peut-être des machines à laver.
Vos commentaires sur le livre "Babylone nous voilà !"
Jessica a écrit le 24 juin 2009
Je suis stupéfaite par l extrait que je viens de lire.Je n en reviens pas.j ai vraiment envie de te lire et de faire ce tour du monde avec toi tout en restant tout de même au chaud sous ma couette.
M2C a écrit le 13 mai 2009
Y a de la Porsche dans ce récit bien situé entre 911 et Cayenne. On vibre le caractère du style bien particulier : efficace, et quel son ! Pour les amateurs de confort, ce n’est pas ça ! Il faudra peut-être attendre la version 4 places. En tous cas, très amusant et sûrement bien sincère. Un auteur qu’il vaut mieux suivre… dans ses récits.
adriano a écrit le 13 mai 2009
Voyageur fou telle Henry de Monfreid?
L'auteur nous dévoile dans un style très personnelle le récit de sa grande épopée.
Plus qu'un journal de bord, Plusieurs histoire val vraiment le cou d'être lu.
Par exemple: l'histoire d'amour dans une pension de Hippie!
Avec impatience j'attends un nouveau roman
GRELAT a écrit le 13 mai 2009
Avec la crise, certains ne partiront pas en vacances cet été. Ce livre est un voyage autour du monde qui évoque avec humour la difficulté du grand froid, la foule asiatique ou encore la frénésie Américaine ... rien de tel pour oublier son train train quotidien.
A ce tarif là, c'est nettement mieux que Last minute !
Bonne lecture et merci à l'auteur.
ALEX ROGER a écrit le 24 avril 2009
Un livre commencé sans trop y croire ... et deux heures plus tard, impossible d'éteindre !
il y a beaucoup plus qu'un voyage : de l'amitié, la vie d'un groupe de copains, du style, de l'énergie
Yolaine de Roquefeuil a écrit le 12 juin 2008
Cher KM, nous serions donc 2 à revendiquer les retombées formidables que ne manquera pas de provoquer la sortie du livre de MON FILS (vous permettez bien sûr ?).
Pour ce qui est de la yourte, il va sans dire et comment en serait il autrement, qu'il s'agit d'une jeune fille attendant votre filleul ou peut être mon fils, là sur le bord de la route gelée, vétue d'un embryon de voile, peut être mangeant un yaourt pour se réchauffer -ce qui explique la méprise sus citée...-et donc votre filleul et mon fils, plein d'humanité et de charité l'auraient fait rentrer avec eux dans la tente (ou peut être la yourte allez savoir...) et ils auraient mangé tous ensemble le sus dit yaourt, et c'est là que tout aurait basculé...
Je ne vois pas d'autre explication et je vous remercie, - ¨ô combien- d'avoir attirer notre attention sur ce point délicat...A bientot pour de nouvelles aventures, cher parrain KM.
Madame.
L'auteur a écrit le 02 juin 2008
En l'occurrence, il s'agit bel et bien d'un yaourt :
la température sous la tente atteignant à ce moment les -10°, je ne voulais pas prendre le risque de trouver mon petit déjeuner congelé le lendemain matin...
Monsieur Milhakiev, merci et bien à vous !
Kostia Milhakiev a écrit le 29 mai 2008
Chère Madame de Roquefeuille, étant moi-même par un cousinage d'amitié très éloigné (si, si, cela existe) une sorte de présupposé parrain putatif d'un des garnements en voyage dont il est question dans l'ouvrage sus-cité, je réclame à mon tour (que dis-je ? je requiers, je sollicite, je commande à haute voix !) un peu de la gloire rejaillissante dont vous vous emparâtes ce tantôt et ci-dessus. Oserais-je rappeler que, étant un sponsor actif de la manifestation vélocipédique dont il est ici fait le récit à travers continents de glace et forêts caucasiennes, je devrais percevoir une indemnité de lecture, doublée d'un pourcentage sur les ventes de l'ouvrage. La révolution de 1789 ayant supprimée les privilèges de toutes de sortes, et vous-même vous étant, malgré cela, commises à la gestation d'un individu à la plume allègre et au talent reconnu, je dénonce encore un abus caractérisé : un fils portant dans sa lignée le nom qui vous honore ne devrait pas commencer un chapitre par le mot "vache", tel qu'il a été procédé ci-dessous. Enfin, et pour en finir tout à fait, je vais enquêter afin de savoir qui fut le "yaourt" dont il est question dans l'extrait cité en dessous. S'il s'avérait qu'il se fut agi de mon filleul, le bois chaufferait aussitôt de toute part. J'ose penser que le mot est un glissement langagier qui voulait dire une "yourte" (sorte de tente kazaktanaise, quoi !) ou encore une de ces jeunes filles de là-bas qu'on habille en forme de fontaine et que l'on dispose au creux des routes gelées pour la satiété et le repos du promeneur... Bien à vous, Madame.
KM
Yolaine de Roquefeuil a écrit le 29 mai 2008
J\\\'ai l\\\'immense bonheur d\\\'être la mère de l\\\'auteur, donc un peu de sa gloire doit rejaillir sur moi, non ?
Le profil de "Max de Villers"
Comme je suis pas du genre vache, je préfère te filer un extrait de mon bouquin, gratos. Sympa, le mec !
"Après une nuit horrible à tenter de ne pas écraser le yaourt qui dort à côté de moi, à avoir trop froid au visage, à avoir trop chaud au visage, à hésiter pendant des plombes à me lever pour pisser, à tenter de me soulager dans une bouteille au goulot trop étroit, à n’éviter le drame dans la tente que d’extrême justesse, à finalement me décider à sortir pour uriner dans la steppe et le froid à la grande joie de ma queue, je me réveille le lendemain la gueule prise dans la glace. Le petit dej, frugal, est pris dans le sac de couchage. Je pourrais légitimement être d’humeur maussade, mais la perspective d’un vrai petit déjeuner dans un resto chauffé à vingt-cinq kilomètres de là nous met tous de bonne humeur. Nous plions donc vite fait le campement et repartons hardiment, sans provisions, sans clopes, et avec très peu d’eau ; j’ai beau porter ma bouteille contre mon ventre à même la peau, l’eau refuse de fondre.
Au moment de partir toutefois, une engueulade me met aux prises avec JF : il veut abandonner sur le bord de la route nos poubelles qu’il juge encombrantes. Quoi ?? alors que nous venons de passer la nuit dans cet environnement vierge de tout détritus ? Hors de question. Les Kazakhstanais sont peut-être des porcs et n’ont de toute évidence rien à cirer que nous lâchions nos ordures n’importe où, mais je m’en fous, je n’abîmerai pas ce lieu unique. Alors tant pis, c’est moi qui les prends, ces poubelles !
Allez hop ! roulons moussaillons !
Une heure et demie plus tard, nous nous tenons face à un misérable hameau, qui compte à peine trois ou quatre baraques.
« Oufti, ça ne peut pas être ça Borandasur, c’est sûr !
- Ben ouais… Peut-être que c’était le village abandonné qu’on a croisé il y a dix bornes…
- Mais nan, on nous a dit qu’il y aurait une épicerie !
- Eh ben en tout cas c’est pas là, ils seraient bien en peine d’avoir une épicerie, ici !
- Ça doit être encore un peu plus loin, alors…
- Ouais, ça doit être ça. En tout cas y a intérêt, parce que sinon on est dans la mouise ! »
Sur ces mots d’espoir s’en vient un 4x4. Ce sont deux gardes-chasse, russes, qui s’arrêtent à notre hauteur. Pourquoi des gardes-chasse par ici, me demande pas… Ah si, il paraît que ça braconne du lynx dans le coin.
« Priviet !
- Priviet !
- Dites donc, vous savez si c’est encore loin, Borandasur ?
- Ah bah non, c’est pas loin puisque vous y êtes…
- Ah bon ?… Ah bon. Et heu… y a un autre village par là-bas ?
- Non.
- Ah ? Heu… même pas une épicerie ou un restaurant ?
- Non non, il n’y a absolument rien avant soixante-dix kilomètres. Et puis la route se transforme en piste d’ici cinq kilomètres. Vous feriez mieux de revenir en arrière pour rejoindre la grand-route ».
Sous l’œil légèrement goguenard des gardes-chasse qui n’en reviennent pas de trouver des tocards comme nous dans ce coin paumé, nous ne cherchons pas à dissimuler notre désarroi. Revenir en arrière ? Un Branque ne revient jamais en arrière. Le croisement aurait été à dix bornes, à la rigueur. Mais trente ! Se lancer dans soixante-dix kilomètres de vide, dans le froid, sans provisions ? C’est délicat, tout de même. Et puis il y a la piste. Mais baste ! nous savons bien qu’il ne faut pas écouter les mises en garde généralement mal avisées de nos rencontres. Et puis une piste, cela peut être excellent. Mieux vaut d’ailleurs une bonne piste qu’un mauvais asphalte ! Soixante-dix kilomètres sans manger, cela va être dur, mais nous ne voyons pas pourquoi nous ne pourrions pas y arriver !
Face à notre inflexible détermination, les gardes-chasse nous avouent qu’il y a en réalité une ferme à quarante-cinq kilomètres, où l’on pourrait éventuellement se ravitailler.
Eh ben voilà ! Tu vois ? Quarante-cinq bornes, trois heures à tout casser. Aucun problème, on fonce !"