Un polar historique d’une grande originalité qui, tour à tour, nous charme, nous fait rire et nous tient en haleine.
1843, sous le gouvernement du roi Louis-Philippe, un capitaine français, criblé de dettes, déserte l’armée d’Afrique pour disparaître du côté des mers australes. Au cœur de l’océan Pacifique, épaulé par un déserteur anglais, il devient « beachcomber » et se fait une routine de piller les navires de passage. Son épouse bien aimée quitte la France avec ses deux filles pour tenter de le retrouver.
Un récit qui s’inspire, dans son dénouement, d’un drame authentique recueilli vers 1870 par le marin Louis Becke. Guy Deschard en reconstitue la trame à sa manière et nous entraîne dans une aventure tantôt charmante, tantôt haletante, tantôt désopilante.
Ses nombreux voyages aux quatre coins du globe ont fait de cet auteur français un observateur affûté du monde contemporain. Guy Deschard utilise le plus souvent ses armes de prédilection, que sont l’humour et la dérision, pour mieux dénoncer les conformismes, les idées reçues et les inclinations d’une société qui n’accorde le plus souvent de valeur qu’aux seules apparences.
Quand on l’accuse de tourner les choses sérieuses ou dramatiques en ridicule, il répond avec Paul Léautaud « On rit mal des autres quand on ne sait pas d’abord rire de soi-même. » et il ajoute: « Si les gens sérieux peuvent parfois être qualifiés de raisonnables, ceux qui se prennent au sérieux sont toujours des imbéciles. »
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