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31 décembre 2009


Bonne Année 2010

Par François DEMAN — Classé dans : Les nouveautés

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23 décembre 2009


27d7 LE PRIX DE L’INDÉPENDANCE

Par L'équipe de TheBookEdition.com — Classé dans : Les conseils techniques

Dans mon dernier article, je vous ai promis de répondre à quelques-unes des nombreuses questions subsidiaires que peut se poser un auteur qui s’auto-édite. Nous allons essayer de synthétiser. Vous allez voir, c’est plus facile que ça ne l’était jadis*

*. « Jadis », en matière d’internet, veut dire il y a 3 ou 4 ans. « Il y a dix ans » se dit « avant le déluge »…

VOUS ÊTES VOTRE PROPRE ÉDITEUR

-et comment je la fais, moi, ma facture ?

En France, quand on veut établir une facture à un acheteur, il faut y porter un numéro de SIRET, impérativement. La solution, actuellement, pour tout le monde à partir de 16 ans (c’est récent), et quel que soit votre travail principal ou votre absence de travail (RSA par exemple), c’est de vous déclarer en auto-entreprise. C’est possible pour les fonctionnaires, les retraités, les étudiants, tout le monde peut être auto-entrepreneur en plus de son travail ou en activité principale.

Pour vous inscrire, rendez-vous sur le site officiel : http://www.lautoentrepreneur.fr/

On nous annonce un nouveau site en 2010, mais pour l’instant c’est celui-là. On va vous demander un code NAF : c’est l’identifiant de votre activité. Par exemple, éditeur est l’activité qui a le code NAF 5811Z , mais rien ne vous empêche de choisir un code dans la liste des activités commerciales.

Voir les codes ici par exemple :

http://www.rouen.cci.fr/outils/ape/homepage.asp

Différence entre les activités de service et les activités commerciales : le taux des charges que vous devrez régler via le site. Si vous achetez vos livres pour les revendre, vous choisirez un code dans la liste des activités commerciales pour avoir des charges à 12 ou 13% selon que vous paierez les impôts dans les charges ou non. Ces 1% représentent en effet les impôts sur vos déclarés, que vous n’aurez plus à payer en fin d’année. Par contre, si vous vous contentiez de laisser votre livre se vendre sur des sites sans avoir à l’acheter, comme sur le site TheBookEdition directement, vous feriez partie des services. Et là les retenues font 10% de plus. Vous pouvez aussi vous inscrire dans les deux activités , services et commerciale, et dispatcher lors du paiement. C’est prévu.

Choisir l’option avec impôts compris permet d’être exonéré de taxe professionnelle pendant deux ans. Or la taxe professionnelle n’est pas encore supprimée à ce jour, bien que l’on en parle. L’option avec impôts est donc recommandée.

Les avantages sont multiples :

- SI VOUS NE GAGNEZ RIEN VOUS NE PAYEZ RIEN. Avant (jadis), on payait cher même si on n’avait rien gagné. Vos charges sont proportionnelles aux gains que vous déclarez.

- Pas besoin de payer un comptable : tenez simplement un registre des entrées et sorties relatives à votre auto-entreprise. Les sorties ne sont là que pour mémoire, car vous serez en franchise de TVA obligatoirement, donc vous ne pourrez pas déduire vos frais de fonctionnement.

- La franchise de TVA : vous ne devez jamais inscrire la TVA sur votre facture. Faites des factures TTC, et surtout inscrivez le précieux sésame (obligatoire) :

- « Art. 293b du CGI – TVA non applicable. » Maintenant si on vous demande à quel taux elle est pour les livres, sachez –le tout de même, cela vous sera utile pour vous référencer chez Dilicom - prochain article du blog. Actuellement, la TVA sur les livres est à 5,5 %

- Vos charges payées ouvrent droit à des points de retraite

- Vous avez aussi la protection sociale du RSI (Régime Social des Indépendants) inscrite dans ces charges. Si vous avez déjà une protection sociale, cela peut se cumuler (voir le site officiel cité plus haut) Si vous y avez droit, le RSI accorde aussi la CMU, tout comme la sécurité sociale.

Donc c’est simple : une inscription, une déclaration trimestrielle ou mensuelle si vous avez des revenus d’activité uniquement, une feuille avec Entrées/Sorties

Pour créer la facture elle-même, Word en a de jolies à agrémenter à votre goût. Portez-y le SIRET et la mention de TVA, un petit logo, et le tour est joué ! Ou vous pouvez la créer de toutes pièces, bien sûr.

-et comment je déclare mes gains au fisc ?

Comme je l’ai dit plus haut, vous avez déjà payé vos impôts sur les gains de votre auto-entreprise en déclarant et payant sur le site officiel. Il ne vous restera qu’à inscrire vos gains de l’année sur une feuille supplémentaire appelée 2042C à joindre à la feuille habituelle. Les impôts savent que vous avez payé , pas de souci, vous ne repaierez pas.

La 2042C est disponible sur le site impots.gouv.fr quand c’est la saison des déclarations. L’année suivante, si vous télédéclarez, en bon geeks que vous êtes devenus, les impôts vont vous présenter la feuille sans avoir à la demander.

Voilà, vous avez les premiers éléments de votre indépendance. Il ne vous reste plus qu’à écrire ou éditer les autres auteurs, ou les deux.

Que cette année 2010 soit prolifique dans tous les sens du terme !

Pour TheBookEdition, 2010 va être une année dédiée à vous faciliter la vie d’auteur. Merci à tous de votre confiance et bravo pour vos nombreux talents !

Annie DAVID

La reproduction sans autorisation de ce texte sur quelque support que ce soit, même partielle, est interdite.

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21 décembre 2009


Publié ! Et après ?

Par L'équipe de TheBookEdition.com — Classé dans : La promotion

Autour de vous…

Mon amie Monique a 75 ans et quelques romans à son actif. Quand je lui raconte qu’un autre ami vend ses livres n’importe où, même sur le marché en achetant son bifteck, au client d’à côté, elle ne s’étonne pas : « Je fais pareil !J’en ai vendu deux hier à la Poste : j’allais en poster un à destination d’un client , la postière m’en acheté un quand elle a su que c’était le dernier sorti , et le couple qui attendait derrière a entendu et a fait de même. Puis je suis allée chez le vétérinaire, et une cliente m’en a acheté un… » Je vous laisse deviner le genre de tornade aux cheveux blancs qu’est Monique, sans doute toujours flanquée d’un grand cabas plein de livres !

C’est que Monique achète en gros. Heureusement pour elle est arrivée l’impression à la demande, et le tas de livres à stocker , ainsi que la facture à régler pour acheter ses livres sont devenus raisonnables. Monique fait les salons locaux et régionaux. Cette ancienne directrice de maison de retraite n’envisage pas un instant d’y aller : la vie est trop belle, à écrire des livres dans sa campagne et sortir pour les vendre. Elle a trois ordinateurs et des neurones en parfait état.

Nous aussi, on veut bien avoir la pêche de Monique, de 7 à 77 ans et au-delà. Et pour ça, il ya des recettes , des trucs et des questions à se poser…

Que vendez-vous ?

Vous venez de recevoir votre livre, il est beau, c’est le vôtre. Faites-le d’abord lire à quelqu’un pour qui l’orthographe est primordiale, indépendamment de toute autre considération. Demandez-lui la faveur de noter toutes les coquilles et erreurs qui auraient pu s’y glisser.

On ne peut pas espérer vendre un livre qui a encore des fautes d’orthographe ou de syntaxe, c’est la première des règles pour la vente d’un livre. Qu’importent vos idées, votre style, l’émotion, l’originalité, personne ne les découvrira si votre livre n’est pas corrigé.

Supposons que tout aille bien, mise en page , orthographe, couverture d’aspect professionnel…

Promouvoir c’est se mouvoir

Votre livre est un vrai livre. Il a un ISBN (voir la FAQ du site), le prix de vente TTC, tout. Vous pouvez alors tenter de le faire lire à un journaliste du journal local. Investissement : un livre. Deux s’il ya deux journaux locaux. Ne mégotez pas. Allez voir le journaliste, prenez rendez-vous pour le lui présenter. Ou laissez-lui le temps de le lire et rappelez-le. Soyez humble, laissez le melon au vestiaire, mais surtout intéressez votre auditeur. Il va finir par venir vous consacrer un article. N’exigez rien, ou vous serez grillé.

Dès que le journaliste a tourné les talons, filez chez le libraire le plus proche, et chez le plus grand libraire de la ville. Déposez 10 livres chez chacun en disant : « Un article sur ce livre va paraître dans le journal cette semaine. Si vous souhaitez que je vienne faire une dédicace, ce sera avec plaisir »

Renseignez-vous aussi sur les expositions en rapport avec votre sujet. Un livre qui parle des Poilus de 14-18 ou des autres guerres françaises ? Contactez l’association des anciens combattants pour demander s’ils accepteraient d’en prendre en dépôt en leur laissant 1 euro par livre. (Pour cela, mieux vaut acheter vos livres par 50 exemplaires pour la remise de TBE) Un livre de photos ou graphique sur votre région ? Amenez-en un exemplaire au chargé de communication de la Mairie, un autre au Directeur de l’office du Tourisme. Bref, ciblez la « niche » de lecteurs et vendeurs potentiels, en plus du public général.

Communiqué de presse :

Qui, où, quoi, quand, comment, pourquoi ? Vous connaissez ces questions. Vous savez aussi qu’il vaut mieux rédiger votre communiqué comme si c’était votre agence de presse, d’accord. Mais ne tombez pas dans l’excès : « Isidore Durand est un auteur génial, qui, après une vie bien remplie dont il peut être fier, a rédigé là un chef d’œuvre qui marquera longtemps les esprits… » Oui, oui, ça existe, j’ai vu ça souvent. Avec quelques fautes d’orthographe et un long extrait mal choisi, c’est à un torpillage en règle de votre livre que vous vous livrez si vous faites cela. Restez simples, encore et toujours, parlez du livre, de son sujet qui vous a passionné. Dites si c’est un roman, un essai, une biographie, ou autre chose, où on peut le trouver. Faites court.

Pour le diffuser, vous pouvez utiliser l’adresse mail des journaux, présente sur leur site. Ne joignez jamais le PDF du livre, c’est rédhibitoire. N’espérez pas beaucoup de réponses, mais au moins c’est gratuit. Vous pouvez aussi essayer le fax (à vous les Pages Jaunes) Honnêtement, la promo se bâtit sur des relations humaines, c’est un travail de longue haleine. Vous allez rencontrer des gens importants en vendant vos livres. S’ils aiment ce que vous faites, ils vous aideront.

Vous pouvez également vous faire connaître en ouvrant un compte et en communiquant sur Facebook ou sur Le Post.fr plus facilement qu’avec les communiqués de presse, de nos jours.

En groupe et en salons du livre local ou régional…

Pour vendre, il faut s’investir. Les auteurs édités chez les grands éditeurs s’investissent, eux aussi. Ils savent qu’ils doivent faire tous les grands salons, les télés à pas d’heure, les interviews … Tenez, l’ « Ecole de Brive », par exemple. Ces auteurs régionalistes édités chez Robert Laffont circulent en bande et signent à tour de bras, certains de rester chez leur éditeur tant qu’ils feront du chiffre. Sans ce groupement Corrézien au sens large, il n’est pas certain qu’ils seraient toujours là. Ou alors ils seraient passés chez TheBookEdition !

Pour trouver les salons, comptez au moins six mois avant la date pour vous inscrire. Demandez un stand gratuit ou essayez d’avoir un siège sur un stand en rapport avec votre livre. Stand de l’Ambassade du Portugal pour un livre portugais, stand d’une radio locale ou du journal local… Faites le tour du web pour trouver les dates de salons (merci Google) Certaines régions ont un Centre régional du livre qui répertorie les manifestations et annoncent des concours.

http://www.google.com/search?client=opera&rls=fr&q=Centre+r%C3%A9gional+du+livre&sourceid=opera&ie=utf-8&oe=utf-8

TBE vous encourage à vous regrouper sous sa bannière. En 2010 nous vous préciserons les moyens que nous avons trouvés pour vous accompagner. Avec mon groupe de Poitou-Charentes, nous montons notamment un Salon des auteurs « numériques » sur 2 jours en Limousin en Septembre. Ça va être la fête de l’auto-édition en impression à la demande !

LE DÉPÔT EN LIBRAIRIE

On n’a rien sans rien. Qui dit dépôt dit pourcentage sur les ventes. A vous de voir si vous voulez en vendre 10 exemplaires à 7 euros de bénéfice ou 100 exemplaires à 2 euros.

Les grandes librairies de votre région sont accessibles : on a vu des auteurs auto-édités écouler 80 polars par mois chez Auchan ou à la FNAC. Il s’agissait de livres sur des sujets bien dans l’air du temps, aux couvertures accrocheuses. Cultura ou le petit libraire du coin vous accueilleront en général aimablement. Comptez 30% de marge libraire minimum, et il vous faudra leur rédiger une facture.

DÉPOSEZ AILLEURS, VENDEZ AILLEURS ET AUTREMENT…

Outre la Poste et l’étal du boucher, je connais des auteurs qui font leur beurre lors des bric-à-brac : ils appellent les organisateurs, et demandent l’autorisation de s’installer pour une dédicace. En général, c’est d’accord, une animation de plus ne se refuse pas.

Une autre amie fait des livres pour enfants en impression à la demande. Elle les vend dans les magasins de vêtements et objets pour enfants, magasins de bonbons et de colifichets… Son illustratrice a créé des pins et produits dérivés… Son blog marche très bien. Elle a grâce à lui et à Facebook créé un réseau amical de jeunes femmes créatrices qui s’échangent des liens internet et de la pub, des dépôts d’objets en vitrine ici ou là…

Bon, je sens que vous avez des questions comme :

-et comment je la fais, moi, ma facture ?

-et comment je déclare mes gains au fisc ?

- et comment je le fais, mon site internet ou mon blog ?

Eh bien ceci est une autre histoire que je vous conterai demain, si vous êtes sages. Joyeuse préparation de Noël !

 

Annie DAVID

La reproduction sans autorisation de ce texte sur quelque support que ce soit, même partielle, est interdite.

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15 décembre 2009


Christophe Luquiau, oiseau de nuit : “Post Vitam”

Par L'équipe de TheBookEdition.com — Classé dans : Les interviews

 Christophe LUQUIAU, “Post Vitam”, roman

paru chez TheBookEdition, Décembre 2009, 10€


Christophe Luquiau est un guetteur. Un chasseur de papillons de nuit. Un rêveur éveillé qui écrit des mots tendres et sauvages. TBE a eu envie de vous l’amener brièvement à la lumière, le temps qu’il laisse entrevoir la profondeur de son âme et la clarté des ses rêves. Christophe Luquiau vole et se cogne aux portes et fenêtres de la vie et il écrit, l’air de rien, nos angoisses et nos espérances.

Post Vitam est un livre  marquant, bien écrit, profond. Parce qu’il n’est pas formaté pour plaire, mais pour être vrai, ce livre est chez TheBookEdition, et nous en remercions Christophe, même s’il ne fait aucun doute que sa plume va finir par taper dans l’oeil d’un éditeur. Quoi qu’il en dise.

  Christophe Luquiau, bonjour ! Merci de répondre aux questions de TheBookEdition. Pouvez-vous tout d’abord vous présenter en quelques mots ? Êtes-vous un jeune homme sombre et romantique ? Un grand tourmenté ? Vivez-vous la nuit ? Volez-vous d’arbre en arbre? Croyez-vous au Père Noël ?

 Plus vraiment jeune hélas, je ne suis pas non plus particulièrement sombre. En général les gens qui me connaissent bien me trouvent même plutôt drôle ; ceux qui me connaissent vraiment, un peu moins. Bien que très aguerri à l’introspection, comme tous les grands timides, j’ai encore beaucoup de mal à me comprendre. Mon visible intérêt pour la mort, par exemple, ne laisse pas de me surprendre. Si au  quotidien je n’y pense pas tant que ça, sauf lorsque j’y suis contraint, je dois me rendre à l’évidence que dans mes différents projets c’est un sujet qui revient souvent. C’est grave docteur ? Je ne me décrirais pas comme tourmenté, pourtant la crainte de perdre ceux que j’aime est quelque chose qui me terrorise silencieusement et je sens qu’il ne me faudrait pas creuser très profond dans mon pas-très-conscient pour que je devienne carrément dépressif.
Je me garde donc bien d’y faire des forages même si vos questions tendent à m’y pousser.

Vous devez être très psychologue, car j’ai effectivement un goût particulier pour la nuit. J’aime ce moment où la foule s’est endormie et où les quelques âmes encore éveillées sont recouvertes d’un même toit stellaire. La protection qu’offre l’obscurité convient bien à ma parano, je m’y sens moins exposé. Si je ne sors pas excessivement la nuit, je me couche tout de même très souvent tard. J’ai pris conscience il y a peu, avec le décès douloureux de mon père, que je ne me couche sans doute que quand je sens que la fatigue est assez grande pour m’épargner toutes fouilles introspectives. En définitive je m’aime bien mais me fréquente aussi peu que possible en tête à tête.

Quant au Père Noël j’attends qu’il me prouve lui même qu’il n’existe pas, c’est la moindre des choses me semble-t-il.

  “Post Vitam” se présente sous une forme inhabituelle, puisqu’un fac simile de journal intime dramatique d’un enfant des années 1950/55 s’intercale entre les chapitres du roman. Vous aviez publié ce journal seul sur votre blog. Quelqu’un a-t-il reconnu l’auteur de ce journal ?  La présence de ce journal est-elle indispensable à la compréhension du roman lui-même ? Ce journal est-il réel ou imaginaire ? Vous a-t-il mis sur les rails de l’écriture ?

En réalité ce journal est bien postérieur au reste du roman constitué au départ uniquement des chapitres. Le but initial était de faire connaître mon  roman sur la Toile en utilisant le journal intime d’un des personnages comme objet d’intrigue. En fait de buzz c’est une légère brise qui souffle sur ce blog, mais le journal est là. Ensuite en intercaler des pages entre les chapitres me semblait intéressant. J’aime l’idée de ces deux lectures parallèles sans liens apparents, à moins que… Je voudrais que la fin de la lecture du journal éclaire les choses sous un autre jour : les choses ne sont jamais si simples, rien n’est tout noir ou tout blanc. A chacun sa part d’humanité et de monstruosité, les circonstances font le reste.

C’est amusant car j’ai pas mal de commentaires de personnes qui me donnent des conseils pour retrouver l’auteur de ces lettres ou pour s’attrister du sort de ces pauvres gosses. C’est plus fort que moi, à chaque fois je les rassure, je suis un très mauvais faussaire.

  Vous explorez le no man’s land entre la vie et la mort. Vos personnages semblent avoir encore à faire sur terre avant d’être autorisés à la quitter. Un peu comme dans Code quantum… Est-ce votre vision du purgatoire ? Pensez-vous que chaque mort a un responsable ? Et Dieu dans tout ça ?


J’aime beaucoup le mythe du fantôme et de son âme trop lourde pour le dernier envol, mais je n’y crois pas vraiment. Je pense cependant que ceux qui nous quittent ne le font pas tout à fait ni définitivement. J’ai une vision assez simpliste de la « vie d’après » : une sorte de paradis pour tous que la mort nous propose en guise de réveil. Pour moi la vie n’est qu’une série d’expériences censées nous préparer à la suite. Aussi éprouvante qu’elle puisse être, j’imagine qu’on s’en réveille comme d’un bon ou d’un mauvais rêve : « Ouf ce n’était donc pas si réel ! ». Plutôt déiste, je conçois tout de même Dieu comme un être tout à fait bienfaisant et paternel, qui n’intervient pas beaucoup dans nos affaires qu’il sait plus virtuelles qu’on ne les perçoit. C’est sans doute un peu délirant mais quelle opinion ne l’est pas dans ce domaine. Je me régale des longues et inutiles conversations autour de l’existence de Dieu, du sens de la vie et du résultat du tiercé œuf-poule-omelette. Une de mes grandes fiertés est d’avoir, au cours de l’une d’elles, fini par convaincre l’ami le plus rationaliste que j’ai, de la possibilité de cette existence.

A chacun son chemin expiatoire, mais votre livre sensible et à fleur de peau est également une enquête policière entre chiens et loups. Entre le ciel et la terre, votre marelle sanglante laisse une place à l’amour. Avez-vous des maîtres en matière de littérature ? Des sources d’inspiration ?

Je crois être un lecteur plutôt médiocre. J’ai avant tout besoin qu’on me raconte des histoires et qu’on excite mon imagination. J’ai une lecture un peu obsessionnelle, quand un auteur me séduit je veux tout lire. Edgar Poe, Papa Dumas et Gaston Leroux sont ceux qui m’emmènent avec eux à tous les coups. Je trouve leur langue magnifique. Un long monologue de D’Artagnan et d’Athos dans « Le Vicompte de Bragelonne » me font frémir d’admiration. J’aime les sentiments humains et je trouve Dumas et Leroux simplement grandioses dans ceux qu’ils suscitent : la loyauté et le sens du drame chez Dumas,  le tragique  et l’épouvante chez Leroux. Pourtant je ne me sens pas du tout influencé par ces monstres : on ne joue pas dans la même cour. Je ne pense d’ailleurs pas que l’on puisse donner le même sens au mot écrire pour tous ceux qui s’essayent à l’écriture. Quand j’écris ce sont plus les images que les mots qui me guident, je pense en réalisateur plus qu’en écrivain.

Curieusement mes influences seraient plutôt musicales. Je ne crois pas avoir écrit une seule ligne sans musique. Une de mes plus grandes émotions de lecteur a été d’achever « Le chevalier de Maison Rouge » en écoutant la B.O. de « Léon » d’Eric Serra. Essayez un jour, c’est juste sublime. 

Avez-vous présenté votre manuscrit à des maisons d’édition ? Pourquoi avez-vous choisi TheBookEdition ? Avez-vous préparé une suite ou commencé un tout autre livre ?


Oh que oui !! Quelques retours ont été plus chaleureux que d’autres, notamment de la part de Flammarion, mais aucune maison d’édition n’a retenu ce projet. Petit détail amusant « Post Vitam » s’appelait « Et après… » à l’origine. Hélas le succès de Guillaume Musso avec un roman portant le même titre m’a obligé à en chercher un autre. Mais j’étais finalement assez content du succès de ce livre : au moins le titre était bon.

TheBookEdition c’est l’occasion d’avoir mon livre dans les mains - ce qui doit être un plaisir terrible - et de proposer à mes proches de lire autre chose que 250 feuilles A4 agrafées. Si en plus cela peut permettre à ce roman d’être lu par d’autres personnes que les amis et la famille, alors j’aurais comblé une partie de mes envies. En me renseignant de forum en forum, il est apparu assez net que TheBookEdition était à la fois le plus sérieux et le mieux abouti au niveau de la qualité de publication et le plus riche au niveau des services proposés.

Quant à une suite, je n’en ai pas du tout envie. D’une part parce que j’ai passé de bons moments avec mes personnages et que je tiens à ce que nous restions en bons termes. D’autre part, je ne voudrais pas ouvrir les portes que j’ai volontairement laissées closes. Les portes closes me fascinent, il n’y a rien de tel pour stimuler  mon imagination. Dans un décor de théâtre ou dans un vieux château elles m’emmènent beaucoup plus loin que les portes ouvertes. Pas vous ? 

Oui Christophe, nous aussi on aime les portes closes, surtout quand un auteur comme vous nous les entr’ouvre. Merci , et bonne chance à “Post Vitam”

 Annie DAVID

TheBookEdition.com

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4 décembre 2009


Offre “Spécial Noël” du 1er au 31 décembre 2009

Par François DEMAN — Classé dans : Les nouveautés

Pour toute commande passée du 1er au 31 décembre inclus, TheBookEdition ajoutera dans votre colis:

- 50 cartes de visites personnalisées pour toute commande de 15 à 29 ouvrages de même référence :
cv_2010noel2.jpg
[Taille originale des cartes de visites 5,5cm x 8,5 cm]

-30 calendriers personnalisés pour toute commande de 30 ouvrages et plus de même référence.

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Face du calendrier

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Intérieur du calendrier [Taille originale du calendrier déplié: 14,8 cm x 10,5cm]

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