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26 mai 2010


Le monde sensible de Nicolas Bleusher

Par L'équipe de TheBookEdition.com — Classé dans : Les interviews

Fictions et confidences

       D’où vient cette musique ? D’où vient ce sentiment ? C’est grave, c’est léger, ça virevolte et ça s’écoule. C’est un ton, un style qui s’ignore ou se découvre… Des nouvelles, des bribes échappées d’un blog, mais ça suffit pour aimer. Voilà, il y avait des mots dans un grand chapeau, le chapeau sur la tête de Nicolas Bleusher et il s’est allongé dans l’herbe. Le chapeau a roulé, le printemps les a fait éclore, ils sont là, de toutes les couleurs tendres du printemps d’un talent révélé. Oui, je crois que Nicolas Bleusher a du talent, et je ne suis pas la seule. Certains d’entre vous ont évoqué sur le forum l’émotion éprouvée à la lecture des extraits de “Fictions et confidences” : chapeau Nicolas ! 

J’ai demandé à Nicolas Bleusher de nous parler de lui. Voilà son auto-interview. Merci à lui d’avoir accepté de lever un coin du voile, car nous le devinons un peu sauvage, autant qu’urbain…

” J’écris, de manière plus ou moins régulière, depuis janvier 2005.

Une époque de ma vie pleine de drames et de bouleversements qui a été propice, certains soirs, à prendre plaisir à quelques confidences. J’ai, d’emblée, proposé mes textes via un blog, puis deux, migrant avec le temps de plateformes en sites personnels, mélangeant les genres et les lectorats. Les dispersant, aussi. L’opportunité s’est, peu à peu, transformée en passion. Je suis passé de l’autobiographie à la fiction.

Ma production a été formatée par les exigences de ce nouveau média : des textes courts, efficaces, qui se suffisent par eux-mêmes et qui peuvent être lus indépendamment les uns des autres. « Un bouquet d’évocations. Des souvenirs épineux auxquels se mêlaient des envies de partir, quelques beautés à peine écloses. Il pouvait respirer, s’échappant d’un billet de phrases courtes, le parfum d’une émotion vive et celui, un peu fané, de la mélancolie… » (Les jardiniers du verbe)

Dans la blogosphère, la curiosité des visiteurs - qu’il faut savoir entretenir à travers le dépôt régulier de commentaires, en plus du travail de composition - ne va jamais plus loin que les deux ou trois dernières contributions. Les textes archivés ne sont pas relus. Le lecteur veut du gratuit, du neuf, du régulier, du facile à consommer. Et du qualitatif, s’il peut, pour le même prix. Il faut savoir le toucher en quelques phrases, imposer son style en quelques billets, produire du contenu en continu et être assez varié et inventif pour fidéliser ceux qui s’épanchent en compliments aussi vite qu’ils vous oublient…

Tenir un blog est, en cela, un excellent apprentissage doublé d’une belle école de modestie. Cet exercice a toutefois sa limite : la frustration de l’auteur.

En décembre dernier, j’indiquais à mes lecteurs : « Il faut que je me résigne. Une fois encore, me direz-vous, une fois de plus, me suis-je dit, tout à l’heure, assis, déçu, au milieu de ces morceaux de moi et que personne, ou si peu, n’a la curiosité de suivre. Ce carnet, sans doute, eut la faiblesse d’une ambition. Oui, je l’avoue : j’ai écrit, ici, pour être lu. En vain. Souvent, j’ai voulu remonter le courant de ma désillusion. Rien n’y a fait. Il est temps pour moi de jeter l’encre, simplement de revenir à la rive. Car, finalement, qui étaient mes visiteurs ? Une poignée, changeante, d’autres blogueurs qui se lisent, se congratulent et se lient, entre eux. Une histoire de serpent qui se mord la queue. A force, il disparait. » (Une histoire de serpent)
La notoriété - et par là les échanges qu’elle permet avec les autres - n’est pas qu’une question de style ou de talent. En suis-je seulement pourvu ? Ce n’est pas à moi de le dire. Elle est aussi, surtout, question de chance et de réseau. Je n’ai ni l’une ni l’autre. Et si peu de temps libre. J’ai donc jeté mes textes à la mer, virtuelle… « Debout, devant l’immensité du bleu, je songe encore, les poings serrés, à tous ceux qui, silencieux, passent si près de toi, sans te toucher, sans te comprendre… Le blog s’est éclairci, a pris de jolies teintes. Je sais que la lumière de l’inspiration traverse, parfois, ses hublots froids avec une belle facilité. Tout ce travail pour quelques minutes d’indifférence. J’entends pourtant le bruit sourd de quelques grappins qui effleurent la coque, tentatives d’approche, intérêts furtifs pour ce lieu vague et son capitaine. Qu’importe. Je serais là, comme une trace… » (Le mot de passe)
Ma démarche d’auto-publication – au-delà de matérialiser dans l’objet Livre des mois ou des années de travail – est une opération de pages tendues vers le monde des lecteurs ordinaires. Une attente un peu folle et dérisoire quand je considère que les intervenants sur le forum de TheBookEdition sont, comme dans la blogosphère, pour la plupart des auteurs eux-mêmes. Une façon différente de boucler la boucle sans jamais pouvoir en sortir…
Merci, simplement, à Annie qui me donne, ici, l’occasion, précieuse, de me faire entendre.

A Paris, le 22 05 2010
Nicolas Bleusher ”

Toute reproduction de cet article, partielle ou totale, est soumise à autorisation de TheBookEdition.com

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19 mai 2010


Déposer votre livre à la BnF (Bibliothèque nationale de France)

Par L'équipe de TheBookEdition.com — Classé dans : Les conseils techniques

Bonjour à tous,

Voilà, je vous ai laissé le temps de demander un ISBN, de créer son code-barres et de l’installer en 4ème de couverture de votre ouvrage chéri. A quoi sert un ISBN, à part à faire accepter le livre en salons, bibliothèques  et librairies ? A le répertorier convenablement à la BnF, la Bibliothèque nationale de France. Il existe apparemment une possibilité de déposer un livre sans ISBN à la BnF, avec l’ancienne méthode qui vous obligeait à acheter un livre pour l’envoyer par la poste avec le formulaire adéquat. Ce qui nous intéresse ici - car nous sommes des gens à l’aise avec les nouvelles technologies, n’est-ce pas ? - c’est le nouveau service de dépôt en ligne.
Eh oui ! Ça y est ! Gloire à la BnF ! Je reconnais que je l’ai un peu titillée ici ou là sur l’impossibilité qui nous était faite, à nous les auto-édités, de respecter la loi qui veut que les livres soient déposés AVANT PARUTION et le petit alinéa qui ne prenait pas en compte les livres tirés à moins de cent exemplaires. Maintenant tout est bon pour la BnF , du moment que c’est un livre normal et pas un torchon relié à la main, et que l’objet soit conçu en France. D’ailleurs, vous ferait-on la remarque que votre livre n’est pas un livre dans un salon de province, que vous pourriez désormais, chers auteurs de TheBookEdition.com, bomber le torse et lâcher : “J’ai le même imprimeur que la BnF” Ça calme.

Et maintenant, vous pouvez suivre le dépôt de vos livres sur le site de la BnF de leur réception à leur signalement dans le catalogue et dans la Bibliographie nationale française. Pour cela, rendez-vous sur cette URL, inscrivez-vous, et la BnF vous fera parvenir sous 72 heures un identifiant et un mot de passe.

Attention, vous devez préparer votre livre, donc le réviser pour qu’il soit en conformité avec les exigences de la BnF: (extrait du règlement)

“L’éditeur doit faire parvenir au Dépôt légal des livres deux exemplaires du livre au plus tard le jour de sa mise en circulation. Le dépôt se réduit à un seul exemplaire si le tirage est inférieur à trois cents exemplaires.

Avant envoi du livre, l’éditeur veillera à ce que les mentions obligatoires figurent sur les documents imprimés soumis au dépôt légal :

  • le nom (ou raison sociale) et l’adresse de l’éditeur ;
  • le nom (ou raison sociale) et adresse de l’imprimeur (pays de production en cas d’impression à l’étranger) ;
  • la date de l’achèvement du tirage ;
  • la mention de l’ISBN et éventuellement de l’ISSN ;
  • le prix en euros ;
  • la mention “Dépôt légal” suivie du mois et de l’année de l’exécution du dépôt.

Ces mentions sont inscrites habituellement à la dernière page de l’ouvrage, ou à la page précédant la page de titre.”

Evidemment, en ce qui vous concerne, c’est un seul exemplaire.

Nom et adresse de l’imprimeur :

TheBookEdition.com
113 rue Barthélemy Delespaul
59021 Lille cedex

FRANCE

Achèvement d’impression : jour où vous avez reçu le livre que vous allez leur envoyer.

Prix : TTC Et vous devrez vous tenir à ce prix (voir loi sur le prix des livres : pas plus de 5% de rabais sur ce prix fixé une fois pour toutes)

Vous enverrez le livre avec un exemplaire de la déclaration.  Souvenez-vous : vous êtes auto-éditeur, donc éditeur. Une fois votre livre inscrit, il entre dans la base de données OPALE, et taper votre nom ou son titre dans un moteur de recherches ramènera toutes les infos de base pour le retrouver. D’autre part, les bibliothèques et librairies s’informent aussi dans cette base. Et enfin, voilà une belle preuve d’antériorité en cas de litige…

*notez bien que l’ISSN est pour les périodiques, suivez bien le protocole LIVRES sur le site de déclaration en ligne. L’intérêt de ce site, c’est de pouvoir suivre l’avancée de vos inscriptions, en avoir des traces et gérer vos collections - j’en connais qui écrivent beaucoup !

Il faut toujours envoyer un exemplaire de la déclaration remplie : formulaire en ligne imprimé avec un exemplaire du livre (pour les livres imprimés à moins de 300 exemplaires au moment du dépôt) , le tout au service déclarations de la BnF, non affranchi.
Envoi des livres
Par courrier : en franchise postale (indiquer sur l’envoi “Franchise Postale, Dépôt légal, Code du Patrimoine Article L. 132-1″) :

Bibliothèque nationale de France
Département du dépôt légal
Dépôt légal des livres
Quai François-Mauriac
75706 Paris cedex 13
Téléphone : 01 53 79 43 37
Fax : 01 53 79 46 00
Courriel : depot.legal.livres@bnf.fr

Si vous passez par Paris, vous pouvez le déposer :
Dépôt sur place  :
du lundi au vendredi de 9h à 17h.

Vous avez déjà vendu ou fait imprimer 100 livres d’un titre et n’avez pas déposé ? Pas de souci, vous pouvez le faire maintenant, mais n’attendez pas d’en avoir vendu 10 000 ;)

Voulez-vous faire plaisir à la BnF ? Faites corriger et mettre en pages correctement votre livre avant de le déposer. Vous ne pourrez pas revenir le corriger après le dépôt comme sur TheBookEdition.com, il sera enregistré ainsi et les archéologues du 31ème siècle risquent de retrouver votre prose et de se demander quel est ce dialecte manifestement issu de la langue française  que l’on utilisait en 2010… à moins que vos petits-enfants ne s’en aperçoivent avant eux. Pensez-y, respectez votre langue et vos lecteurs présents et futurs.

Annie DAVID

Reproduction partielle ou totale de cet article interdite sauf autorisation expresse de TheBookEdition.com

14 mai 2010


La création d’une oeuvre en mode expert

Par François DEMAN — Classé dans : Les conseils techniques

Le mode de création expert, à la différence du mode de création simple, vous permet de personnaliser complètement votre couverture à partir d’un gabarit image (au format jpeg) calculé par le système.
Ce mode nécessite la maîtrise d’un logiciel d’édition d’mage type photoshop ou TheGimp ect..
Cela implique aussi que vous allez devoir créer de A à Z votre couverture, insérer du texte, des photos à l’aide de ce même logiciel d’édition d’image.
En résumé, le mode expert nécessite le travail sur un gabarit image jpeg et un fichier manuscrit au format .doc , .docx ou .pdf mis en page au format choisi.

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