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28 juillet 2010


Alexandre MANGIN, japonologue polygraphe

Par L'équipe de TheBookEdition.com — Classé dans : Les interviews

Une recherche sur Google donne ceci :
« Le 11 septembre 2008, Alexandre Mangin a soutenu sa thèse en vue du doctorat de Langues, spécialité : “Etudes sur l’Asie et ses diasporas”, portant sur le sujet suivant :
“Miyamoto Tsunéichi, un ethnographe folkloriste, infatigable marcheur à la recherche de l’identité japonaise”.
Thèse qui lui a valu la mention « très honorable ». C’est donc à notre honorable correspondant du Pays du Soleil levant, le Docteur Alexandre Mangin, que nous adressons humblement ces quelques questions qui nous brûlent les lèvres…

Alexandre MANGIN, TÔKYÔ

       Bonjour, et merci beaucoup de me proposer cet entretien. Je suis ravi. Bien, je me lance : j’ai 32 ans, je fais des recherches sur le Japon (plus précisément sur le discours des ethnographes japonais du folklore concernant leur propre pays) après avoir fait du Droit (qui m’a intellectuellement formé) et, bien sûr, un cursus de langue et culture japonaises comme vous le rappeliez.
Je vis à Tôkyô, parce que c’est la capitale et que c’est là qu’on trouve le plus d’opportunités pour travailler dans un premier temps, de centres de recherche et autres bibliothèques. Je connais bien la ville : cela fait déjà cinq ans que j’y vis. Mais j’aimerais expérimenter la vie sur une autre île et je reste lyonnais à la vie, à la mort.
Lyon, Toda (près de Tôkyô) où j’ai vécu et d’autres lieux qui me sont chers ou qui m’intéressent apparaissent dans mes écrits de fiction ici et là.

Le lecteur potentiel de mes livres qui me découvrirait chez TheBookEdition pourrait être surpris du nombre d’ouvrages concernant le Japon comparé à celui des fictions. C’est parce que je ne suis pas ici depuis longtemps. J’ai en prévision d’autres titres de fiction qui au final seront plus nombreux que ceux sur le Japon. J’ai en effet deux passions primordiales : la littérature, et le Japon. Dans mes ouvrages sur le Japon, j’essaie de mettre toute ma réflexion et mes connaissances, et dans mes œuvres de fiction, toute ma réflexion et tout mon cœur, c’est un peu différent.

A titre de « passe-temps », j’aime beaucoup l’étude des langues et je fais aussi de la traduction.

-On vous imagine attiré par la philosophie et les religions asiatiques et vous publiez entre autres un livre sur les prêtres. Vous n’êtes pas partagé entre deux mondes ?

Oh oui ! Je suis même parfois écartelé ! Mais c’est rarement désagréable, même en cas de mélancolie – je suis un grand mélancolique – et ce sentiment est très productif ! (J’y ai même consacré mon mémoire de maîtrise disponible en livre ici même).

Au niveau des œuvres japonaises « de non-fiction », je suis plutôt attiré par les ethnologues et ethnographes, ainsi que par les historiens. Pour ce qui est de la philosophie, mes racines sont bien européennes et françaises et ma préférence va aux stoïciens, à Platon, à Descartes, Pascal, aux pères de l’Eglise et, plus proche de nous, à René Girard dont je suis un grand admirateur. J’ai aussi beaucoup d’intérêt pour Marcel Mauss, Claude Levy-Strauss, François Laplantine (que j’ai eu le plaisir et l’honneur de rencontrer… au Japon).

Je reviens à mes fictions. Mon livre Un jeune prêtre aura une suite, actuellement en chantier. Le père Larcet et le Doc vont joindre leurs efforts pour un combat spirituel. Ce roman sera riche en chagrins, mais toute lueur d’espoir ne devrait pas disparaître. Je ne cache pas que mon œuvre de fiction est nourrie par ma foi chrétienne, sans être « bien pensante » (j’ai horreur de ceux qui donnent des leçons de morale à tout le monde ou qui jouent les oies blanches). Se discipliner soi-même est un exercice dur et exigeant de tous les jours, et si l’on tient à « changer les gens », qu’on commence par donner soi-même le bon exemple.

-Vous avez retiré votre recueil de poésies aussi vite que vous l’avez publié. Avez-vous si peur de votre liberté d’expression ?

Sur conseil de mes proches, j’ai tout retiré. Je leur fais confiance : ils ont une distance que par ma position d’auteur, je n’ai pas : je ne serai jamais un vrai lecteur de mes œuvres.

Pour ce qui est de la liberté d’expression, je trouve qu’elle varie suivant les thèmes que l’on traite, et qu’en France, les procès se font bien plus nombreux actuellement que dans les années 60-80, par exemple. C’est presque une peau de chagrin. Mais ça n’a rien à voir avec le retrait de mes poèmes.

- Vous écrivez sur votre blog ceci :
« Rivron, mon gars, c’est de la vraie littérature. D’abord et avant tout, parce qu’il a un ton. Ca peut t’apparaître pédant, ce dont j’te cause, et pourtant c’est du vrai de vrai : le style, c’est TOUT, c’est ce qui fait qu’un livre passe de chose écrite à œuvre littéraire. »
http://all-zebest.hautetfort.com/
L’importance du style est-elle supérieure à celle du propos d’un livre selon vous ?

Votre question est bienvenue. Je pense en effet qu’il est important de distinguer jugement moral et jugement littéraire. On peut être moralement irréprochable et écrire de fort mauvais livres. A l’inverse, on peut être un écrivain de génie et être immoral (voyez Sade). Certains ne sont ni l’un ni l’autre, d’autres sont les deux (Saint Augustin, par exemple). Pour moi, un livre immoral peut appeler un jugement moral sévère, certainement pas un procès (je suis contre les procès, ancien juriste moi-même ! ). Quand on parle littérature, un livre est bien écrit, ou mal écrit (et dans ce cas, ce n’est pas de la littérature) : c’est tout.

Bien sûr, un essai scientifique, juridique ou autre n’a pas à être une œuvre littéraire. Un style agréable et précis est cependant un atout indéniable.

- Un livre simple écrit par une personne sans éducation littéraire voire grammaticale mais avec ses tripes peut-il trouver grâce à vos yeux ?

A titre de témoignage, oui (cela peut aider des personnes qui se reconnaîtraient dans ce parcours). De thérapie pour l’auteur : oui. De cadeau à des proches : oui. D’œuvre littéraire : NON (ce n’est pas une œuvre littéraire, tout simplement). La littérature, tout comme la plomberie (je l’ai écrit dans le forum et je le maintiens ici), a ses règles (la grammaire et l’orthographe), son matériau (la langue), ses outils (le dictionnaire de langue, le dictionnaire de synonymes, le Bescherelle) et ne saurait tolérer aucun amateurisme. On ne devient pas écrivain, chanteur ou peintre en claquant des doigts. C’est un long et dur apprentissage : on apprend (et désapprend parfois) toute sa vie. Un vrai artiste reste toujours insatisfait de ce qu’il fait, car il est conscient de la distance qu’il existe entre son idéal artistique et la réalité d’une œuvre imparfaite. La conscience artistique est une conscience de l’Absolu, similaire à la conscience spirituelle (en moins grand). L’Art et les Lettres doivent chercher à transcender l’humain. De cet échec inévitable et de la conscience de cet échec peuvent naître de grandes œuvres. Relisons Pascal, Bernanos, Barbey d’Aurevilly, Bloy… De toute façon, le Temps est un juge impitoyable qui fait un tri énorme.

- Quand avez-vous découvert TheBookEdition.com ?

Il n’y a pas si longtemps (deux mois peut-être). Ce fut une illumination. Tout m’a plu chez vous : le site, son ergonomie, votre concept, vos prestations, les types de couvertures « maison », le service, le forum, vos tarifs (pour les petits tirages), la possibilité d’avoir mon livre rapidement dans les mains, la qualité irréprochable de l’objet fini. Vous avez désormais une lourde responsabilité sur vos épaules : de nombreux auteurs vous font confiance et vous remplissez un rôle unique. Soyez toujours comme vous êtes.

- Reviendrez-vous habiter en France ?

Oui, c’est en projet pour dans quelques années.

- Avez-vous cherché un éditeur ?

A part ma thèse qui est éditée par un éditeur spécialisé, non. Je me disais que mes histoires de curé, ce n’était pas « dans l’air du temps ». Grâce à TheBookEdition, j’ai repris une once d’espoir.

-Anything else ?

Mon recueil de nouvelles Ascension, actuellement en relecture, est prévu pour très bientôt. Il comprendra trois nouvelles, dont deux étaient dans la version provisoire dite « tome II » du recueil, imprimé en un seul exemplaire. On y trouvera une histoire psychologique sur une passion adolescente, une historique d’aventure au XVIIIe siècle (lisible intégralement sur mon blog) et une « baroquerie » de science fiction. L’ensemble poursuit une finalité spirituelle qui ne peut être pleinement saisie qu’une fois la lecture du livre achevée. J’ai également en projet de faire un livre contenant notamment deux de mes nouvelles actuellement en cours d’écriture, « Toda of the Dead » et « Emprise progressive » dont le début est en ligne sur mon blog. J’y raconte des histoires d’action et de suspense ayant trait aux virus et à la maladie, avec un arrière fond mystique et une petite dose d’humour.
J’ai également en préparation un recueil de nouvelles très brèves, d’une ou deux pages, ce que j’appelle des « proses », assorties de quelques poèmes choisis, ainsi qu’un recueil de dessins.

En bref, si je devais résumer ma position, je me dirais écrivain par vocation, japonologue par passion, enseignant par nécessité et chrétien Lyonnais par essence.

Merci Alexandre MANGIN,  TheBookEdition.com vous souhaite beaucoup de plaisir à écrire, et encore plus à être lu.

Propos recueillis par Annie DAVID

Reproduction totale ou partielle interdite  sauf autorisation de TheBookEdition.com

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21 juillet 2010


TheBookEdition.com en vedette dans la Voix du Nord !

Par L'équipe de TheBookEdition.com — Classé dans : Les informations

Nul ne l’ignore désormais, TheBookedition.com est un site Ch’ti qui n’a pas peur des grands.  C’est en pleines pages centrales du quotidien La Voix du Nord que s’est affiché votre site préféré il y a peu. Gageons que notre catalogue fort des oeuvres de plus de 11500 auteurs va encore s’étoffer. Qui a dit que les Français ne lisent pas ? En tous cas, TheBookEdition.com est là pour rappeler qu’ils écrivent, pour peu qu’on leur donne les moyens de publier.

Merci à vous d’être chaque jour plus nombreux à choisir TheBookEdition.com

Ci-dessous l’article paru sur TheBookEdition.com:

6 juillet 2010


BASES DE DONNEES du livre, référencement…

Par L'équipe de TheBookEdition.com — Classé dans : La promotion

Où faut-il inscrire votre livre ? Comment référencer un site internet ?

J’ai eu ici ou là l’occasion de vous parler des bases de données de l’industrie du livre qui peuvent vous aider à diffuser votre livre chez les marchands français, librairies en ligne ou en dur et bibliothèques. Mais s’il est un domaine encore peu adapté à la diffusion du livre auto-édité en impression à la demande, c’est bien celui-là.  Récapitulons donc ici ces notions de base.
LES BASES DE DONNÉES :
Il s’agit de listings informatiques répertoriant les livres parus. Ces bases permettent de voir pour chaque titre qui est l’auteur d’un livre, son éditeur, l’année de sortie…
Ces renseignements proviennent d’une part de l’ISBN, et d’autre part des renseignements de dépôt à la BnF (Bibliothèque nationale de France). La BnF les classe dans sa base de données OPALE.
Ils peuvent aussi être ramassés sur une base de données telle que DILICOM, où l’éditeur (sur TheBookEdition.com, c’est vous) a mentionné tous ces éléments à l’inscription de l’ouvrage.  Voir ici la présentation des deux services de Cyberscribe, qui vous inscrit dans la base de données Dilicom, consultable par les libraires. C’est le cas pour Amazon.fr, qui inscrit systématiquement dans son catalogue les ouvrages présents sur Dilicom, avec la mention « en rupture de stock » ou « temporairement indisponible » quand il s’agit d’impression à la demande.
Exemple avec mon livre « Pure Fiction ». On remarquera qu’Amazon baisse d’emblée mon prix de vente TTC, et annonce que l’on peut commander maintenant, avec port gratuit… Je sais que personne ne sera livré, j’ai fait l’essai avec le livre d’une amie, ainsi annoncé. Au bout de 6 mois d’attente, on m’a dit que je pouvais annuler ma commande si je voulais.

Présent, moins cher, mais indisponible…
Pour que mon livre soit vendu sur Amazon.fr, il faudrait que je paie Amazon.fr pour un partenariat, puis que j’admette d’augmenter le prix de mon livre pour intégrer leur marge de 50%… ou de perdre de l’argent à chaque vente d’Amazon.fr…

Quant à Amazon.com, n’y pensez même pas ! Certains sites permettent d’inscrire votre livre, vraiment disponible (Amazon.com se constitue une réserve de 3 exemplaires du livre), sur la base internationale anglophone, mais pour un livre en français, cela ne présente aucun intérêt.  De mémoire de vétéran de l’impression à la demande (eh eh !), peu de clients ont commandé un livre en français sur un site américain. Et si par malheur vous en vendiez un, le fisc américain vous retiendrait 30% de TVA. Pour ne pas payer cette TVA sur vos ventes aux États-Unis, au nom des accords internationaux, il faut avoir un numéro de TVA, donc être commerçant au régime fiscal réel en France, et avoir rempli un formulaire long et compliqué. Et là aussi, amazon.com retient 50% de commission. Bref, oubliez vos rêves de ventes internationales si votre livre n’est pas en anglais, parfait, bénéficiant d’une com d’enfer aux US ou à Londres et assez cher pour espérer en tirer un micro-bénéfice.
Donc, comme vous le voyez, les bases de données du livre se nourrissent l’une de l’autre.
Un livre qui a un ISBN, qui est déposé à la BnF et qui est inscrit dans la base de données DILICOM a toutes les chances de se retrouver sur Amazon.fr et d’autres sites de vente en ligne.  Et Google, sans doute.
*Le référencement Google est accessible depuis votre compte TheBookEdition.com, quand vous publiez votre livre on vous propose de l’inscrire. L’avantage de le faire ici est qu’un bouton d’achat va renvoyer le client éventuel  vers votre page d’achat TheBookEdition.com.
LES MOTS-CLÉS : Pour que votre livre soit retrouvé par un éventuel client qui fait une recherche sur Google ou autre moteur de recherche, il faut que vous ayez précisé des mots-clés dans la balise « titre » (Title) de votre site personnel en HTML, par exemple comme ça, sans accents, séparé par des virgules :
<TITLE>Ma vie par Isidore Duval, biographie, marin, pêcheur, Le Pouldu, 1953, années 50, port, voyage, mer, Bretagne</TITLE>

Les robots des moteurs de recherche passent et voient si quelque chose a changé dans votre site, quels sont les mots-clés et la fréquentation du site. En fonction de ces paramètres, vous remontez dans le classement de Google et assimilés. Ces mots-clés doivent être assez pertinents pour correspondre aux recherches des internautes. Soit correspondre pile-poil à la requête, soit draguer dans les concepts associés. Pour les blogs pré-digérés, (type Over-blog ) cherchez la fonction mots-clés.
Google a une page d’aide à la recherche des meilleurs mots-clés . Vous-même pouvez vous payer des mots-clés sur Google. Quand quelqu’un va taper ce mot-clé dans sa recherche, il devrait tomber plus rapidement sur vous, entre autres. Vous pouvez aussi acheter une petite pub sur Facebook, un mini carré qui apparaît à droite des pages Facebook, en relation avec les mots employés et les thèmes supposés favoris du visiteur.
TheBookEdition.com  est très bien référencé, mais si vous voulez mettre le paquet sur votre création, un site et/ou un blog ne sont jamais de trop. Pensez aussi aux sites de référencement automatique et gratuit des sites internet.
Vous le constatez donc, il existe donc des solutions gratuites d’entrée dans les bases de données de l’industrie du livre : l’incontournable Dilicom via Cyberscribe/ GesRef , des possibilités de figurer dans Google et autres en bonne place sans payer également, grâce au référencement des sites et blogs. Et des solutions payantes. A vous de choisir.
Bonnes vacances ! Ecrivez bien ! TheBookEdition.com reste ouvert pendant la canicule.
A bientôt.

Annie DAVID

Reproduction totale ou partielle interdite  sauf autorisation de TheBookEdition.com

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