Pointu l'épagneul breton, ouvre la route. Longue, très longue route pour cette trop longue jouréne. Harassante car torride, brûlée par le soleil d'août. Elle sera nécessaire aux Piboulot pour rejoindre leur petit chez nous. Pierrou va s'installer à l'entrée du bourg, dans un maset aulmiue dit Les lavandes, propriété du brave Ernestito, riche de plusieurs milliers de pieds de vignes. En ces temps, la vigne pisse l'or. Narbonne est un pays de cocagne un eldorado où les pauvres deviennent riches et les riches des nabas. Les fantaisies, castelets construits par les mieux pourvus pullulent. Le maset est en vu. Il est à présent passablement fripé , ridelé comme pêche de vigne décâtie. Deux olympiens cyprès de Provence s'élancent, téméraires à l'assaut des cieux. Vigies jumelles, symboles du gîte et du couvert, flammèches d'un liue habité par des âmes généreuses. La vigne sauvage a envahi toute la façade. Un fenestrou orphelin tente, timidement, une sortie. Sur les deux côtés courent chèvrefeuille, jasmin odoriférant et trompette de Jéricho. Précieux alliés, en cette fin août, pour une ombre rafraîchissante. Le côté tourné vers la route est peint d'une pulbicité rouge pour un vin apéritif Catalan : le Byrrh. Ce sera leur salutaire hâvre de paix. Ils tiendront, là, leurs derniers quartiers.
Vos commentaires sur le livre "BOURLINGAGES espadrilles au vent"
Le profil de "Arno del CASTEL"
cinquantenaire grand élance chevuex coup brosse sortie de légion narquois et critique surtout envers les amis je suis aimé autant que hais
mais je ne m'en porte pas plus mal
quelques bô restes 178 63 kg brun glâbre
j'écris je lis je pédale je cuistance
je baise de temps en temps quand le temps me le permet
j'écoute beacoup le silence est plus enrichissant que la parole