Le trait est simple, sans histoire, il ne doit jamais être rompu. Fluide, la ligne tantôt fine tantôt épaisse circule comme autant de vies sur le papier, un peu comme si nous mélangions nos folies respectives pour tracer le chemin de nos destins.
Des milliers de visages se mélangent, des contours esquissent les méandres de nos inconscients, conditionnant effectivement nos présents si concrets qu’ils nous rassurent le conscient.
Le trait visible et délié comme seule trace de nos existences matérialise nos constantes, nos émotions. Il est intense.
Ma main trace le trait et fait le mot obéissant à ma tête qui pense que même avec du moche on peut faire du beau!
Un pas après l'autre sors de ton coma et hisse toujours plus haut les couleurs de ton bonheur en mettant de beaux mots et mettre en lumière de vieilles et belles douleurs!
Le moche est matière première, il devient le beau!