L’AFFAIRE CLEARSTREAM : CE QUI EST REPROCHE A DOMINIQUE DE VILLEPIN…
L'affaire Clearstream consiste en une dénonciation calomnieuse, qui a débuté le 3 mai 2004, par le biais du dépôt à un juge de listings falsifiés, comprenant notamment des personnalités politiques, censées détenir des avoirs douteux sur des comptes bancaires secrets à l'étranger via la Chambre de Compensation Luxembourgeoise Clearstream.
Sans autre parti pris que celui de la vérité, ce livre évoque les présomptions de preuves à l'encontre, entre autres, de Dominique de Villepin dont une déposition passée inaperçue faite, le 21.12.06, par l'ancien Ministre devant 2 juges d’instruction, reconnaissant qu’il avait été informé par la DST, au 23.09.04, de « l’identité de l’un des possibles corbeaux, en la personne de Jean-Louis Gergorin ».
Comme l’ancien Ministre était informé, par trois sources (la Ministre de la Défense, le Général Rondot le 19 juillet 2004 et le Directeur de la DST), de la falsification des listings Clearstream, au 23.09.04 (soit avant même l’envoi de la dernière lettre anonyme du 4.10.04), il aurait dû aviser le Procureur de la République, puisqu’informé d’une dénonciation calomnieuse, en application de l’article 40 du Code de Procédure Pénale.
L’objet de cette étude est de proposer, avant le procès en Appel fixé du 2 au 26 mai 2011, des éléments de réponses, tirés des textes officiels, à 8 questions principales :
1 à 4) - Dominique de Villepin :
* est-il informé de la falsification des listings Clearstream, au moins à la mi-juillet 2004, comme le déclare le Procureur dans son appel du jugement du 28 janvier 2010 ?
* est-il « le complice d’une dénonciation calomnieuse pour s’être abstenu », comme le considère a minima le Procureur, dans son réquisitoire, le 20 octobre 2009 ?
* pourrait-il être « l’instigateur » de l’affaire Clearstream :
. comme le soutiennent les Juges d’instruction dans leur Ordonnance de renvoi du 18.11.2008,
. comme le suggèrent, au moins 22 présomptions de preuves évoquées en Préface ?
* pourrait-il être celui qui « a joué de tous les claviers des services de l’Etat (« maintenir Gergorin dans son œuvre de corbeau ; assistance jusqu’à informer de l’existence d’une perquisition chez Lahoud et Gergorin ? »), comme le déclarait le Procureur de la République, le 20 oct. 2009, dans son réquisitoire (cf. p. 128 du livre) ?
5) - Les victimes de l’affaire Clearstream, appartenant au monde industriel, ont-elles été des victimes collatérales de l’accélération d’une manipulation, pour des motifs politiques, destinée à nuire, notamment à des présidentiables et à des fonctionnaires (liés à « l’affaire Japonaise », compte que détiendrait Jacques Chirac) ?
6) - L’enquête demandée par D. de Villepin au Général Rondot, le 9 janvier 2004, est-elle une enquête-alibi (à l’insu du Général) destinée à accréditer l’idée qu’ « il y a quelque chose » dans les listings Clearstream, pendant que 2 hommes s’activent dans l’ombre pour les falsifier ?
7) - L’affaire Clearstream a-t-elle pu influer sur des décisions politiques (N. Sarkozy quittant le Ministère de l’Intérieur, le 31.03.04 au profit de D. de Villepin, …) ?
8) - L’une des manœuvres de l’affaire Clearstream n’a-t-elle pas consisté à fournir au juge Van Ruymbeke, le 3.05.04, des listings falsifiés de la Banque Clearstream au moment où, se heurtant au secret-défense, il cherchait à identifier les éventuels bénéficiaires de rétro-commissions de la vente des Frégates de Taïwan ?



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