« Une touche de couleur sur une toile n’est pas seulement une tache colorée existant en soi et uniquement pour sa matérialité visible. Elle est reliée aux autres touches, et plus mystérieusement au monde de la perception dans son ensemble, au toucher par sa texture et son grain, à l’ouïe et à l’odorat par ce nœud d’impressions qui sont en nous liées obscurément et constituent ce que Merleau-Ponty appelle la « chair » du monde. Aussi, entretenons-nous d’ordinaire avec les tableaux des relations difficiles, où se mêlent des sentiments peu avouables comme l’envie ou la jalousie, et d’autres plus faciles à dire comme la reconnaissance, l’admiration et même la complicité. Sans compter la mode, la célébrité et jusqu’aux soucis de fortune.
Ce curieux mélange semble venir de ce que la peinture nous offre d’un seul regard, ce que le langage prend tant de temps et de détours à nous dire, si jamais il y parvient ! A ce titre, la poésie confond l'être, l'écriture et sa trace sur une toile, lieu d'une illusion ontologique qui permet de comprendre l’essentiel d’une œuvre picturale. Que le corps et l’âme, en l’occurrence, sont toujours présents dans la toile, et c'est en cela que la peinture traduit notre primitivité et non notre naïveté, comme le formulent parfois ceux qui ignorent que tout acte de peindre est le commencement et la fin du peintre »
Alexandre LHOMER



Passionné de nature et loin d'être nostalgique, j'ai un esprit plutôt surréaliste et optimiste. J'adore les voyages qui sont source de dépaysement, plus encore de métamorphose intérieure. Pour moi la vie est une légende que la compagnie féminine nous aide à parfaire. C'est probablement pour cela que j'ai toujours aimé les égéries des peintres des poètes des écrivains.