Mais qui est donc ce nouveau que le jeune David Moldöt a pris en grippe ? Et que sont tous ces murmures que l'on entend dans leurs dos ? Et que s'est-il vraiment passé entre eux, ce soir là, dans les douches ? - Drame - Public Averti.
Une demoiselle a osé me faire ce commentaire, et j'en suis flatté, c'est pourquoi je le pose ici :
"Ugh. Bon sang de bon soir. J'espère que tu te rends compte que tu viens de me comdamner à larmoyer pendant toute la soirée ? - enfin dés que j'aurai fini de pleurer pour de bon ...
Franchement, je suis sciée. J'ai dévoré David Moldöt d'un bout à l'autre, et maintenant je le regrette, parce que je me rend compte que c'est le genre d'histoire dont il faut savourer chaque phrase, chaque mot ... Au début ta manière bizarre d'écrire m'a un peu perturbée et je dois avouer que j'ai même trouvé ça déplacé, mais j'ai vite changé d'avis ! On se laisse rapidement complètement submerger par cette atmosphère brumeuse et intimiste qui nous emmène au coeur des personnages sans pourtant tout nous dévoiler d'eux ... juste ce qu'il faut, en laissant planer un agréable mystère sur le reste. Il faut bien le dire, c'est la première fois de ma vie que je lis une fiction aussi bien écrite et aussi originale, avec des personnages aussi vrais qui t'accrochent à la peau et un scénario aussi bien mené, aussi cru, aussi touchant ...
Argh, je ne sais pas vraiment comment m'exprimer, comment expliquer l'impression de vide et de trop-plein à la fois que me laisse ta fic. C'est peut-être la façon tellement saccadée dont tu écris, peut-être cette capacité que tu as de choisir exactement les bons mots ... je sais pas ... Enfin ça touche et ça creuse et ça se coince là où il faut. J'en ressors toute troublée, avec la gorge qui palpite et les yeux humides (à cause de la si belle cruauté de ce dernier chapitre, mais pas seulement).
Oui, voilà : tout du long et même longtemps après avoir finie de lire, ça nous laisse une sensation de trouble ... extatique.
Si je lis un jour une fic plus parfaite que celle-là je te préviendrai, mais ça ne risque pas d'arriver."



Au fil des faits on vit.
L'horloge du temps tourne autour de soi.
Chaque aiguille nous aiguille sur un fil qui se défait, qui se déroule.
La pelote de laine qu'est notre vie est déroulée, tricotée, usée. Ce que nous accomplissons deviens un chef d'œuvre unique, car chaque personne agit et vit de façon unique.
Aucun tricot ne se ressemble. Chaque maille est unique. Chaque ensemble diffère.
Et cette façon d'agencer les mailles, c'est ce que je prend plaisir à regarder. A raconter.
Alors j'écris. Et je raconte. Mais pour ça, je me nourris de ce que je vois, de ce que je sens, de ce que je respire.
La vie est un chef d'œuvre.