David et moi, avions suivi leur sentier, nous nous étions séparés. Des quatre que nous étions, il ne restait plus que des secrets, passagers clandestins de notre propre destinée. Tom avait eu son heure de gloire, il avait été le chanteur à la voix d’argent, celui pour qui toute femme se serait damnée, perdue dans une nuit d’éternité. Sa route semblait tracée, bien loin des sillons torturés que nous alloue trop souvent l’existence. Rachel et lui s’étaient aimés d’un amour qu’ils croyaient tendre et inviolable, s’engageant dans l’aube de leur ferveur à ne jamais dénigrer l’autre, ni l’oublier. Puis, la douleur avait supplanté les autres sentiments, ceux que l’on croyait immortels, ceux à qui, l’on aurait dit, que l’on devait tout. Et je n’étais pas étrangère à cela. Non, je n’y étais pas étrangère…
À qui allions-nous désormais confier nos tourments ?



Yeux marron, cheveux courts, piercing, narine droite, chocolat noir, thé fumé, menthe-mélisse, main gauche, collier en hiver (...)
Je n'ai pas lu ce livre, je l'ai dévoré et une fois la dernière page fermée, j'ai éprouvé un drôle de sentiment : comme un vide laissé par tous ces personnages tour à tour attachants, déroutants et parfois effrayants... On parle bien souvent de la force de l'amour, ne négligeons pas celle de l'amitié !