Didier Guenardeau
EDITH
Nouvelles
" J’ai pris l’autoroute comme tous les jours et je me suis dit : bon, ce matin, je m’envole. Ce qui compte, c’est de rouler ; tranquillement, le plus tranquillement possible. Tenir la moyenne, et quoi qu’il arrive, avancer. Dans ma limousine confortable et silencieuse, j’écoute Bach, la première suite pour violoncelle. Le prélude tout d’abord… : sol ré si la si ré si ré sol… sol-si-fa-mi-fa-si-fa-si-sol… Et toujours cette tonique grave, fermement posée comme une architecture essentielle. Alors quand on écoute de la musique chaque matin, c’est pour s’assurer de créer un rythme et donner à notre âme quelque chose de réel. "
Il est des jouissances nostalgiques d’écriture qui font autant de bien qu’un vinyle de rock’n’roll.
DG



Site web de l'auteur : http://guenardeau.wordpress.com/