Parce que ce mot fait peur.
Parce qu'il faut le regarder en face.
Parce que la guerre n'est pas encore gagnée mais que des combattants se relèvent et ils sont de plus en plus nombreux.
Parce que je veux le dire haut, fort et souvent.
J'ai rencontré le cancer. J'ai connu l'angoisse, la peur, la souffrance.
Mais je suis là, bien vivante. 10 ans plus tard, j'ai fait le plus beau des périples : celui qui me mena de la Bretagne à Santiago de Compostelle, 1700 kms de parcourus en 72 jours de marche. J'ai marché pour mes compagnons d'aujourd'hui qui se battent comme je l'ai fait hier. Je voudrais leur dire qu'au bout du chemin il y a le soleil, une nouvelle vie qui commence où tout est encore possible.
Vos commentaires sur le livre "en attendant les coquelicots"
monyclaire a écrit le 07 novembre 2011
Un nouveau commentaire à propos de mon livre témoignage : Par Daniele Edith Carpentier
"en attendant les coquelicots" de Monyclaire. Les personnes qui ont eu un proche atteint d'un cancer, ont retrouvé ce que ces malades ont vécu et nous avec eux. Ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est l'attitude du corps médical, il soigne le cancer mais "ne pense pas à soigner les effets secondaires", il les ignore. Livre vivant, il donnera du courage, la force de se battre, et ils en ont ces malades qui nous obligent à relativiser le sens de la VIE.
monyclaire a écrit le 02 février 2011
Message de Françoise P
Bien sûr, j'ai aimé ton livre j'ai souri mais j'ai versé des larmes également .Je suis admirative pour ton courage face à toutes ces souffrances endurées.Par mon travail j'ai souvent aidé des personnes âgées, ou handicapées et d'autres souvent atteinte de cette saleté de cancer..et tous les jours je prenais des leçons de vie...des bons souvenirs.... mais beaucoup trop de mauvais aussi.
En tous cas merci de me faire regarder les coquelicots d'une autre manière et sache que dés que j'en vois j'ai une pensée pour toi!!
merci pour tout ce que tu fais!!
Amicalement
Françoise.
monyclaire a écrit le 17 novembre 2010
Le commentaire suivant m'a bouleversée, merci à cette auteurs qui préfère rester un peu dans l'ombre, je respecte son chagrin.
En attendant les Coquelicots
Le titre du livre m’interpellait !
Mais, je me disais : -
- A quoi bon lire un ouvrage traitant du cancer ! Il y a déjà tant de malheur sur terre, donc autant se pencher sur le bonheur d’autant plus que les pages de cet ouvrage ne doivent, certainement, pas avoir la fragrance de ces fleurs estivales si fragiles mais celle des chrysanthèmes.
Je dois avouer que cet écrit ne m’intéressait pas
Le cancer, je connaissais puisque cette odieuse bête faisait, déjà, l’objet de tant de reportages télévisuels que je zappais allègrement.
Ironie du sort !
Un jour le crabe s’est invité dans ma famille, sans prévenir.
C’est alors, que les coquelicots sont réapparus dans mon esprit. Il fallait que je sache ce qu’ils étaient, ce qu’ils proposaient et quel était le but de leur floraison.
J’ai acheté le livre et je l’ai dévoré d’une seule traite.
Ce fut un intense moment d’émotion !
Et, paradoxalement, ce livre que je boudais, était devenu mon livre de chevet.
Les coquelicots de Mony représentaient la couronne de lauriers après le combat : combat de chaque instant où les jours étaient égrainés de joie et de tristesse, d’espérance et de désespérance.
Leurs pétales étaient colorés d’espoir et devaient, pour nous aussi, rougir sous le soleil estival comme ils l'avaient fait après le long calvaire de l'auteure cancéreuse qui, entourée de sa famille, de ses quelques amis (– en particulier ceux qui n’avaient pas déserté par peur ou par lâcheté), ne voulait pas plier genou devant la maladie pour l’amour des siens.
Je fus étonnée d’avoir souri, rit… parfois aussi versé une larme en parcourant ce livre.
Mais, je peux affirmer avec sincérité que ces coquelicots m’ont appris énormément sur la conduite à tenir face à celui qui était atteint de … comme je disais, « la longue maladie ».
Les coquelicots ont représenté pour moi et pour le malade (qui en a parcouru quelques passages) un message d’espoir, une leçon de vie.
Cet écrit me fournissait les clés pour, sans s’apitoyer sur notre sort, continuer le duel auprès de l’être cher mordu par l’infernal crabe.
Ce témoignage poignant m’a permis d’éviter les écueils : ces paroles malheureuses, celles qu’on devrait taire face au malade tant elles font mal.
Il m’a incité, aussi, à faire le tri, à ne pas m’encombrer l’esprit de futilités et à choisir les priorités de ma (notre) vie durant ces longs mois) et surtout … A me gonfler de vaillance, à enfler d’espérance quitte à éclater comme la grenouille qui voulait plagier la grosseur du bœuf ! (Sourire pour la pauvre grenouille qui a éclaté.. Je n’ai pas subi le même sort, car j’ai su m’arrêter quand il fut temps !) ; même si j’éclate mais de chagrin et de tristesse, maintenant.
A mon grand étonnement, ces coquelicots qui fleurissaient sans complaisance, sans misérabilisme tant ils étaient pudiques, véridiques, devinrent, alors, non le symbole du courage mais de la ténacité.
A présent, ils ont rejoint les autres livres sur un rayon de ma bibliothèque.
Malheureusement, le cancer a gagné le combat ; il avait depuis longtemps miné le terrain et, malheureusement, nous ne le savions pas.
Non ! Le cancer n’a pas gagné, totalement !
Même s’il a envoyé mon être cher dans les Jardins du ciel - il m’a offert, sans le savoir, les armes pour affronter ma destinée, cotoyer sans avoir peur, peut-être un jour, d'autres malades atteints par ce terrible fléau (Que Dieu les en préserve) et .... sans jamais maintenant, en parlant de lui, le nommer : « Longue maladie » car son nom est cancer.
Et, en osant prononcer son nom abject sans peur, on a déjà gagné une manche sur lui.
Un grand merci à l’auteure qui a osé mettre son cœur à nu pour nous faire part de son duel face au cancer et combien nous sommes heureux qu’elle ait pu le terrasser !
Il faut y croire jusqu’au bout de la nuit à la guérison ! Et si, malheureusement nous, nous avons perdu une bataille, il faut espérer encore et toujours que d’autres gagneront la guerre !
Maintenant, aux portes de l’été, je regarderai les coquelicots avec un œil nouveau !
Un infini merci à l’auteure Monyclaire pour ces précieux coquelicots qui nous ont parfumés de tant d'espoir et de volonté pendant notre douloureuse et harassante bataille.
Un livre que je recommande vivement !
Mycha a écrit le 16 avril 2010
Mycha (samedi, 10 avril 2010 17:34)
Quel livre instructif, qui sans jamais tomber dans les effets faciles, mais au contraire tout en sobriété n'en donne pas moins un témoignage précis, honnête et bouleversant !
Toujours les mots justes, sobres bien plus fort justement que des tirades à n'en plus finir.
Si l'auteure passe utilement en revue ce qu'il serait bon d'éviter dans notre comportement face à une personne atteinte d'un cancer- ce qui, au lieu de l'aider lui fait du mal, "les petites phrases qui tuent" comme elle dit- elle s'attarde encore bien plus sur tout ce qui l'a aidée : les siens- son "équipe" comme elle dit si bien, quelques ami(e)s et ses pairs rencontrés tout au long du traitement : sa compagne de chambre, par exemple.
Il y a toujours chez Monyclair- et on le comprend aisément- le souci de rester dans la Vie, d'éviter au maximum ce qui la ramènerait au "je suis une malade"- je pense à l'exemple du taxi au lieu de l'ambulance, à son savoir avoir encore des fous rire juste avant d'aller au bloc !...
Et ce sens de l'humain, de la chaleur humaine, allié à l'amour de la Nature qiu lui fait se donner très modestement comme but lorsqu'elle débute (si l'on peut dire cela) dans la maladie, cette merveilleuse phrase : "Moi, j'attends les coquelicots".
Toutes ces ressources, richesses, qu'elle a en elle, fortifiées grâce à un entourage qui la seconde au maximum, l'aideront à traverser toutes les épreuves et .. à guérir !
J'adore lire mais je préfère écrire à moins...que ce soit le contraire !
J'ai toujours écrit pour moi, pour mes amis. En 1998, je fais la rencontre avec le cancer.Là, l'écriture devient une véritable thérapie, nécessité pour évacuer l'angoisse. De page en page, au fil du temps, l'écriture devient un pur plaisir pour redevenir nécessité mais... pour mon seul plaisir.
"en attendant les coquelicots" de Monyclaire. Les personnes qui ont eu un proche atteint d'un cancer, ont retrouvé ce que ces malades ont vécu et nous avec eux. Ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est l'attitude du corps médical, il soigne le cancer mais "ne pense pas à soigner les effets secondaires", il les ignore. Livre vivant, il donnera du courage, la force de se battre, et ils en ont ces malades qui nous obligent à relativiser le sens de la VIE.