Catalogue > Nouvelles, poésie, essais > Essais > Être humain (JF.Chénin)


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A PROPOS DE ÊTRE HUMAIN

Les textes qui composent Être humain ont été écrits entre 1998 et 2005, en partie publiés dans Réception d’étoiles au festin de la nuit (Delhi, 2004) et dans Figures de la disparition 1 et 4 (TheBookEdition, 2008). La présente édition constitue la dernière version, à ce jour, de Être humain.

Les arrangements successifs sont le cœur de mon travail d’écrivain. Au fil des ans, il faut y revenir, remettre en chantier, défaire et refaire selon la logique présente parce qu’elle parait, à ce moment, plus juste à rendre compte de ce qui bouge et se transforme, de ce qui s’empile et s’agglomère, de ce qui surgit ou de ce qui meurt dans mon esprit. Ecrire est un terrain mouvant où rien n’est assuré.

Le travail d’un texte est toujours d’actualité, aussi ancien soit-il, et sa place parmi d’autres et les agencement des uns par rapport aux autres sont susceptibles, à mesure que je vais, de changer. Je ne crois pas à des textes qui ne répondraient pas, en partie, à ceux qui sont déjà écrits ou à ceux qui restent à écrire, s’il y en a.

Ecrire est un mouvement du passé vers l’avenir et de l’avenir vers le passé mais aussi dans l’espace de la matière du texte et des textes qui s’accumulent, mouvement dans lequel, forcément, ce qui a été écrit devance et donne forme à ce qui s’écrira et ce qui s’écrira modifiera, parfois, ce qui a été écrit. C’est un même mou-vement de la pensée, ni linéaire ni circulaire ni univoque. Et mon travail est d’organiser, parce que cela s’impose, les correspondances et les proxi-mités que je n’avais sans doute pas su déceler auparavant.

C’est à grandes enjambées que les textes se traversent, c’est à petits pas qu’ils surgissent et il faut parfois les oublier, faire cet effort d’accroître le vide en soi pour réinventer leur proximité et leur rattachement, leur donner un passé et un avenir, les arracher des songes passés et les réhabiliter pour les rencontres à venir.

Ecrire n’est jamais à demeure.

Miami, 22 août 2010

Détails du livre

JF.Chénin

Nouvelles, poésie, essais

Essais

11x20cm (Romantique)

Noir & Blanc

78

44763

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Site web de l'auteur : http://jfchenin.blogs.com/

JFrançois Chénin Né en 1954, en Lorraine. Il passe son enfance à l'étranger (Iran, Turquie, Grèce…) grâce à un père voyageur. Avec un arrière-grand-père prix Goncourt 1907 (Emile Chénin-Moselly), il revient souvent à cette Lorraine rurale, celle de la Moselle, des écluses d'Ecrouves et de Pierre-Latreiche, de la forêt de Haye et des Côtes de Toul. Scolarité secondaire Avignon puis études de philosophie à Grenoble. Sa principale occupation : la lecture. Tout débute avec La puissance et la gloire de Graham Green, il a onze ans. A treize, il tentera Balzac et aura du mal avec Proust. Plus tard, il entretiendra une correspondance éphémère avec Jean-François Lyotard, René Char, Francis Ponge, Gilles Deleuze, Georges Mounin, Eugène Guillevic et d'autres, sans suite. Il devient écrivain et, plus il écrit, plus il lui semble s’éloigner de ses contemporains. Sa référence reste Kant. Plus tard, beaucoup plus tard, il découvre Calaferte et Wittgenstein. Il revient toujours à René Char, pour la joie ou dans la peine. Il fabrique à un exemplaire Le livre d'art rudimentaire. Il passe un temps dans deux cabinets ministériels. Il effleure la politique mais il connait son monde par cœur, ce qui l'en éloignera. Il lit Pascal Quignard, fait une escapade aux Etats-Unis, Il séjournera à Albuquerque (où tout commence), puis au Canada, à Québec (où tout recommence). En musique Mozart, toujours Mozart. En peinture, Francis Bacon et Nicolas de Staël. Il est maire d'un village de 200 habitants. Tout l'occupe. Il passe de longues heures à ne rien faire. Il lit Yves Navarre, Albert Cohen, revient à la philosophie (Spinoza, Foucault, Althusser…). Il est depuis plus de 12 ans à l'étranger au service de la langue et de la culture françaises (en Israël, Inde et, aujourd'hui, aux Etats-Unis). Depuis l’enfance, il a le goût de l’ailleurs. Il s’intéressera aux auteurs des Editions de Minuit et à Claudel, Césaire, Blanchot. Il revient à la philosophie avec Montaigne, Voltaire et Herbert Marcuse, Clément Rosset et Marcel Conche. Il a trois enfants et il aime s'attarder à la terrasse d'un café (les passantes), il ne mange jamais de tripes, il aime le gris, le noir et le bleu du ciel, les déserts silencieux et vides, les fins de journée sauf le dimanche.
L'auteur n'a pas encore répondu à notre interview.