Catalogue > Nouvelles, poésie, essais > Essais > Figures de la disparition 1 (JF Chénin)


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Premier volume d'une recherche littéraire débutée il y plus de vingt-cinq ans.

Extrait :

Parler de la légèreté de l'âme et des gravités du cœur. Coûte que coûte s’arrimer au monde, ne faire qu'un, se reconnaitre aussi, traverser d'autres étendues, interpréter les destinations, décrire les accidents, précéder toute innocence et donner grâce à toute faute, aboutir, s'estimer. S'aimer enfin ! S'aimer dans une longue inspiration sans précaution jusqu'à l'incendie ou la révolte ou la disparition. Redoubler d'exigence dans l'ultime recommandation faite à soi-même : va !

Début agacé que ce début de la fin de l'histoire. Agacé de débuter pour forcément finir, se résorber dans l'histoire, prédiction de la fin, innocence des débuts. Aller ou danser ou tourner n'ont pas de sens, nul possible dans le vacarme des manèges de la fête. Cette vanité de débuter, cette rancœur de devoir achever. La fin est encore un début, rebut de tous les débuts possibles et de toute fin qui pourrait être dite. Pour une fois, mais pour la dernière fois, finir sur un silence. Tous les débuts sont vains et toutes les fins sont fades. Ni début, ni fin ! Entre les deux, les redites et les remaillages des premiers mots sont interminables. Les premiers seront les derniers. La fin se dérobe dans les commencements, on tombe avant de débuter. Anéantissement que d'aller d'un bord à l'autre, aller droit à l'épilogue serait une meilleure façon de faire, épilogue de tout début et de toute fin. Va !

Détails du livre

JF Chénin

Nouvelles, poésie, essais

Essais

11x20cm (Romantique)

Noir & Blanc

84

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Vos commentaires sur le livre "Figures de la disparition 1"

james jonas David a écrit le 22 juillet 2008

Tu aurais du lire Proust
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Le profil de JF Chénin

Le profil de "JF Chénin"

Site web de l'auteur : http://jfchenin.blogs.com/

JFrançois Chénin Né en 1954, en Lorraine. Il passe son enfance à l'étranger (Iran, Turquie, Grèce…) grâce à un père voyageur. Avec un arrière-grand-père prix Goncourt 1907 (Emile Chénin-Moselly), il revient souvent à cette Lorraine rurale, celle de la Moselle, des écluses d'Ecrouves et de Pierre-Latreiche, de la forêt de Haye et des Côtes de Toul. Scolarité secondaire Avignon puis études de philosophie à Grenoble. Sa principale occupation : la lecture. Tout débute avec La puissance et la gloire de Graham Green, il a onze ans. A treize, il lira tout Victor Hugo (dans le grenier de la maison paternelle en Normandie), il tentera Balzac et aura du mal avec Proust. Sa bibliothèque de poésie est immense. Plus tard, il entretiendra une correspondance éphémère avec Jean-François Lyotard, René Char, Francis Ponge, Gilles Deleuze, Georges Mounin, Eugène Guillevic et d'autres, sans suite. Il devient écrivain et, plus il écrit, plus il lui semble s’éloigner de ses contemporains. Sa référence reste Kant. Plus tard, beaucoup plus tard, il découvre Calaferte et Wittgenstein. Il revient toujours à René Char, pour la joie ou dans la peine. Il fabrique à un exemplaire Le livre d'art rudimentaire. Il passe un temps dans deux cabinets ministériels. Il effleure la politique mais il connait son monde par cœur, ce qui l'en éloignera. Il lit Pascal Quignard, fait une escapade aux Etats-Unis, Il séjournera à Albuquerque (où tout commence), puis au Canada, à Québec (où tout recommence). En musique Mozart, toujours Mozart. En peinture, Francis Bacon et Nicolas de Staël. Il est maire d'un village de 200 habitants. Tout l'occupe. Il passe de longues heures à ne rien faire. Il lit Yves Navarre, Albert Cohen, revient à la philosophie (Spinoza, Foucault, Althusser…). Il est depuis plus de 12 ans à l'étranger au service de la langue et de la culture françaises (en Israël, Inde et, aujourd'hui, aux Etats-Unis). Depuis l’enfance, il a le goût de l’ailleurs. Il s’intéressera aux auteurs des Editions de Minuit et à Claudel, Césaire, Blanchot. Il revient à la philosophie avec Montaigne, Voltaire et Herbert Marcuse, Clément Rosset et Marcel Conche. Il a trois enfants et il aime s'attarder à la terrasse d'un café (les passantes), il ne mange jamais de tripes, il aime le gris, le noir et le bleu du ciel, les déserts silencieux et vides, les fins de journée sauf le dimanche.

Interview de l'auteur

L'auteur n'a pas encore répondu à notre interview.