Catalogue > Nouvelles, poésie, essais > Essais > Figures de la disparition 4 (JF Chénin)


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Extrait :

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Pour contrecarrer les augures, défaire les pronostics, déranger les syllabes des devins et des prophètes, parce que le soleil n'est jamais aussi neuf que dans un matin calme ; pour dévoiler les abandons et briser les fausses promesses - ce ciel qui n'en sera jamais un - et fermer cette échancrure sur le vide au moment de la mort - après rien ; pour bannir la renonciation, la compassion et le délaissement, où le désert glisse sur lui-même et se sépare en deux pour accueillir les tribus rivales ; pour en finir avec les certitudes nées des frontières et des limites - franchir enfin les traverses, les ponts, se jeter et jaillir dans l'orage - ; pour révéler ce qui en soi résiste aux démarcations de toutes sortes - cette confiance en soi pour avancer, cette franchise envers soi pour avancer ; pour pénétrer plus loin dans l'inébranlable foi en soi parce qu'il reste à conquérir ce qui nous fait terrestre, fragile, humain et tutélaire ; pour grandir en soi - grandir enfin et passer la frontière.

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Les frontières sont devinées plutôt qu'apprises.
Pour preuve : cette cicatrice en coin de la terre qui lui donne sa dimension et son mouvement.
Il n'y a pas de modèle des frontières, juste des pierres sur des pierres, des barrières éructées, des meurtrières pour les aguets, des entailles profondes, plus profondes encore, des orées barbelées, des devantures mortes, des murs, des chevrons, des impasses toujours - Que de tombeaux à nos regards !

Détails du livre

JF Chénin

Nouvelles, poésie, essais

Essais

Noir & Blanc

112

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Les témoignages des auteurs

Vos commentaires sur le livre "Figures de la disparition 4"

Albert M. a écrit le 27 juillet 2008

Une belle écriture, il faut s'y plonger, s'imprégner d'un vrai souffle... Une publication tout à fait bienvenue. Cher JFC vous avez eu raison de nous proposer ces quatre volumes de "la Disparition". A quand la suite ?
Albert
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Le profil de JF Chénin

Le profil de "JF Chénin"

Site web de l'auteur : http://jfchenin.blogs.com/

JFrançois Chénin Né en 1954. J’ai trois enfants. Né en Lorraine. Je passe mon enfance à l'étranger (Iran, Turquie, Grèce…) grâce à un père voyageur. Un arrière-grand père, prix Goncourt 1907 et j'ai tout lu de son œuvre, même les carnets, inédits. Je tiens à cette Lorraine, celle de la Moselle, des écluses d'Ecrouves et de Pierre-Latreiche, de la forêt de Haye et des Côtes de Toul. J'y reviens, parfois, et je m'y sens chez moi plus qu'ailleurs car les visages me sont familiers. Puis Avignon (scolarité secondaire). Puis Grenoble (études de philosophie). Puis, puis, mais je ne compte plus, tant d’autres villes et pays. Je lis beaucoup. Tout débute avec La puissance et la gloire de Graham Green, j'ai onze ans. A treize, j'ai lu tout Victor Hugo (dans le grenier de notre maison en Normandie), je peine avec Balzac et je ne lirai jamais Proust. Ma bibliothèque de poésie est immense. Plus tard, correspondance éphémère avec Jean-François Lyotard, René Char, Francis Ponge, Gilles Deleuze, Georges Mounin, Eugène Guillevic et d'autres, sans suite. Je sais que je deviens écrivain et, plus je le deviens, plus je m’éloigne de mes contemporains. Ma référence reste Kant. Plus tard, beaucoup plus tard, je découvre Calaferte, je lis Wittgenstein (et le relis encore bien souvent). Je reviens toujours à René Char, pour la joie ou dans la peine. J'édite à un exemplaire Le livre d'art rudimentaire. Je passe quelque temps dans deux cabinets ministériels. J'effleure la politique mais je connais mon monde par cœur, ce qui m'en éloignera. Je lis Pascal Quignard et je rêve de bords de mer et d'îles désertes, je fais une escapade aux Etats-Unis, je verrai Albuquerque (où tout commence), puis au Canada, à Québec (où tout recommence). En musique Mozart, toujours Mozart. En peinture, Francis Bacon et Nicolas de Staël. Je serai maire d'un village de 200 habitants. Tout m'occupe mais d’autres voyages m’attendent. Je m'arrête de longues heures à ne rien faire. Je lis Yves Navarre, Albert Cohen, je reviens à la philosophie (Spinoza, Foucault, Althusser…). J'écoute encore Mozart. Je travaille aussi à l'étranger pendant quelques années (en Israël et en Inde). Depuis l’enfance, j'ai le goût de l’ailleurs. Je dresse la liste de mes voyages et des endroits que j’ai aimés. Je lis les auteurs des Editions de Minuit et Claudel, Césaire, Blanchot. Je reviens un temps à Montaigne, Voltaire et Herbert Marcuse, Clément Rosset et Marcel Conche et décidément je ne lirai jamais Proust. J'aime m'attarder à la terrasse d'un café (les passantes), je ne mange jamais de tripes, j'aime le gris, le noir et le bleu du ciel, les déserts silencieux et vides, les fins de journée sauf le dimanche. Aujourd’hui, j’ai quitté le ministère qui m’a logé pendant trente ans et je m’exerce à la libre entreprise, c’est-à-dire que je n’ai plus une minute à moi d’avoir tout mon temps devant moi.

Interview de l'auteur


un chat ? un chien ? une mésange ?


La nécessité


La nécessité


Les petites nécessités


Les prétentieux, les jaloux et les rats


Une fée


Voir Figures de la disparition 1, il y est.


Une table, une chaise, des feuilles de papier, un stylo...