Merci Polo. Juste une petite précision : Cette " sale maladie" a un nom, cancer. Je me bats depuis 11 ans pour que ce mot fasse partie de notre vocabulaire, qu'on commence déjà par ne plus se cacher derrière des appellations plus rassurantes
Pourquoi j’ai choisi de raconter mon histoire ? Nous sommes nombreux, trop nombreux à avoir rencontré le cancer. Je suis consciente que cette rencontre se finit parfois, trop souvent, de manière dramatique. Nous savons tous cela. Pourtant, si cette guerre contre le cancer est loin d’être gagnée, la médecine, dans ce domaine aussi, progresse. Des combattants se relèvent, de plus en plus souvent. Mais où sont-ils ? Je les trouve trop discrets. Pour changer cette image négative du cancer, nous avons un rôle à jouer, nous les anciens malades. Nous devons témoigner, encore et encore. Raconter notre combat, certes, mais aussi expliquer que notre vie continue, différente souvent à cause de ce que j’appelle « les dégâts collatéraux », mais elle continue. Au bout du chemin, il y a le soleil.
Cette histoire a été écrite en trois parties :
- « En attendant les coquelicots » fut d’abord une nouvelle que j’ai écrite début 1999, en cours de traitement, pour participer à un concours. Pour ce concours, je ne devais pas dépasser six pages. Je l’ai présentée à l’école de Blois et elle reçu le deuxième prix du récit.
- « Après le traitement » est le récit plus détaillé de mon traitement, écrit au printemps 1999. Je voulais déjà témoigner, encouragée en cela par mes proches.
- « Et s’il suffisait d’y croire » a été écrit à mon retour de Santiago, en 2008. C’est un cri d’espoir pour tous ceux qui traversent aujourd’hui cette épreuve du cancer. Dix ans plus tard, j’ai pu parcourir, en 74 jours de marche, les 1700 kms qui séparent notre Bretagne de Santiago de Compostelle. Un bonheur qui ne se raconte pas. Oui, tout est encore possible.
Bonne journée à tous
Mony

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