Bon, Novi, inutile de refaire la liste des souhaits, TBE n'est toujours pas éditeur :)
Peu importe au fond, puisque l'issue est peut-étre, probablement ailleurs...C'est l'auteur seul qui construit sa notoriété : un principe bien plus important que tous les marketings éditoriaux du monde, excepté bien sûr pour les Beigbeder, Levy et consorts, où là l'effet levier est exactement contraire.
Mais bien sûr ( corrigez moi si je me trompe !), chez TBE, personne ne veut devenir le nouveau Levy où la nouvelle Nothomb, et écrire des bouquins vendus dans des aéroports à destination des masses laborieuses - nous voulons tous devenir écrivain, n'est-ce pas ? (ouf, je suis rassuré).
Donc dans ces conditions, que faut-il pour obtenir un peu de notoriété ? ( ce qui est tout à fait autre chose que la célébrité, vaine vanité : Johnny est célèbre, qui voudrait coiffer le Bob du roi des beaufs )
En cela et vu sous cet angle, non seulement on voit guére comment TBE pourrait bien se positionner valablement, par l'entremise de qui ? sur quelles valeurs ? par rapport à quoi ? D'autant que même les éditeurs classiques n'en sont plus capables...Guérif peut-étre, restera le seul dernier grand directeur de collection à dimension historique, quand les autres ...l'indigence du genre !
Je viens de suivre l'épopée Ellroy en France ; ça me gonfle bien sûr et Ellroy aussi, ça se voit à sa façon de faire le clown devant ces crétins de frenchies qui eux achétent ses livres à contrario des amerloques.
Mais il y a des leçons à tirer sur la banale médiocrité des journalistes qui se refilent tous les mêmes questions, les chroniqueurs minables du polar qui se branlent en choeur...Si on m'avait dit il y a 20 ans que pour sauver le polar français, on devrait surfer sur les restes d'un auteur américain, lui même traçant sans vergogne l'histoire récente de son pays pour nous la refourguer : j'aurai fatalement haussé les épaules - salaud de Guérif ! Tiens, avec sa collection Rivages-noir.
Quant à nous, il nous reste à batir la légende des auteurs underground. Ceux qui travaillérent dans la pénombre pour préparer les courants littéraires de demain.




