Hum ! Nabe parlait de 70% et il a volontairement fait imprimer 5000 exemplaires sans code barre, ni prix, et ce, afin que ses livres ne puissent étre vendus en librairie. Le message est clair et l'affaire à suivre.
Il est clair aussi, que l'édition traditionnelle, et tous les parasites qui vivent de son systéme ( il n'y a que l'auteur qui n'en vit pas, un comble ...) péte de trouille à chaque fois qu'une autoédition, assumée ou pas, touche à un succés quelconque. Ils savent quelle boite de Pandore cela représente et quel cheval de Troie cela représenterait pour des tas d'auteurs "
non-controlés " s'y engouffrant. Il n'y a pas que des enjeux d'argent, mais celui de l'intoxication des cerveaux disponibles : la collusion de l'édition industrielle et des pouvoirs en place.
La parade est donc simple et facile lorsqu'on s'adresse à de petites gens : les acheter pour quelques billets ( quitte à foutre le livre à la poubelle aussitôt).
C'est ambigu à mon sens, cette position de l'autoédition. En effet, si elle s'assume pleinement en tant que concept révolutionnaire : il lui faut dans ce cas, revendiquer un peu plus que de la littérature à fonction récréative, n'est ce pas ! Et c'est à dire donc, se positionner en tant que mouvement éditorial ( sur la forme tout au moins, n'est ce pas Annie ). Le succés à long et moyen terme ne pouvant se faire qu'à ce niveau, création d'un lectorat, reconnaissance des médias ( comme pour le RAP par exemple).
Ou alors comme c'est le cas aujourd'hui, pour des raisons de frilosité ou de moyens humains - elle décide de rester en retrait d'un point de vue intellectuel, se contentant d'étre une simple entreprise surfant sur une niche laissée vacante par la crise.
Je dirai pour ma part, que l'occasion ne se représentera peut étre pas deux fois de bénéficier d'un si bon contexte : la littérature officielle se meurt, on le sait, plus d'idées, plus de matiéres, en total décalage avec le social...les conditions qui ont vu naitre le Rap encore une fois.
La nature a horreur du vide, surtout de la pensée, et le mouvement littéraire nouveau naitra avec les acteurs de l'impression à la demande..., ou sans eux !




