Le blog thebookedition.combelle histoire ou belle littérature?




#1
Pseudo : vincius

Localisation : paris
Inscrit le : 21/02/2010
Messages : 29

Que pensez vous d'une personne qui a de nombreuses histoires de fiction fantastique en tete, mais qui n'a aucune formation littéraire, et une personne qui montre la beauté des lettres de l'écriture, qui a peu d'inspiration?

Je suis l'auteur de ce livre(the queen and the slave(collection)) ou j'ai regroupé plusieurs de mes histoires inspiré de mes"rèves" et que je me suis tué jour et nuit à écrire et réécrire, sans l'aide de personne, sans connaissance littéraire et sans appuie. J'ai une vie modeste et elle me plait. Mon but n'est pas de m'enrichir, mais de faire connaitre mes histoires.
Je me suis donc créé un syle littéraire que j'appelle la littérature libre où n'importe qui peut écrire sans expérience littéraire, meme un illétré. Vous écrivez comme un jeune enfant qui utilise ses premiers mots pour écrire. Des enfants ont lu et compris à cent pourcent mon livre.
Pensez vous qu'un jeune enfant pourrait comprendre une histoire intéressante qui se complique avec des système d'écriture qui sont compris seulement par des personnes littéraires?
J'essaie d'écrire pour tout le monde et j'essaie de trouver une place à chaque personne, chaque peuple, chaque age et chaque niveau littéraire.
Si vous vous concentrez sur les erreurs d'une personne, vous ne connaitrez jamais le talent qu'il cache.
La littérature appartient à tout le monde, et les littéraires(les auteurs) doivent apprendre à faire comprendre tout ce qu'ils racontent aux personnes illétrés et aux enfants.
Le meilleur livre n'est pas celui qui est trop littéraire, mais celui qui fait comprendre son message facilement à tout le monde.
vincius

#2
Pseudo : cyriellewalquan
forum auto-edition cyriellewalquan
Localisation : viller
Inscrit le : 30/04/2009
Messages : 155
Je suis comme toi et je prône la littérature libre comme tu l'appelles... à quoi servent les termes que des tas de personnes ne comprennent pas ? Perso j'ai déjà lu des livres (pas plus de 15 pages ) imbuvables où je ne comprenais pas beaucoup de chose et d'autres tout à fait simples que j'ai appréciés de lire. Chacun ses goûts comme on dit mais je suis à 100 % d'accord avec toi.

#3
Pseudo : Corine M.
forum auto-edition Corine M.
Localisation : ARLES
Inscrit le : 01/02/2009
Messages : 1375
Bonsoir à tous

La littérature simple tant qu'elle reste correcte au niveau grammatical, syntaxe etc... ne me dérange pas non plus. Mais j'avoue préférer la véritable littérature, celle de Balzac, Zola, Maupassant... qui, en plus d'être parfaite à tous niveaux, est également accessible au plus grand nombre d'entre nous, ne l'oublions pas ! Ces auteurs ont su faire preuve à la fois de talent littéraire et d'imagination ; les deux ne sont pas incompatible !
Un livre bourré d'imperfections ne respecte pas ses lecteurs potentiels, à mon humble avis.

Ecrire pour le plaisir d'écrire sans aucune règle, ne présente pas de grand intérêt pour moi.
L'imaginaire est aussi important que l'exercice de style ds une oeuvre : les deux se complètent et forment, en général, ce qu'on peut appeler un bon livre.

Cela dit, les illustres écrivains (cités plus haut) resteront mes modèles et je n'ai aucune prétention de les égaler un jour ! Mais j'essaie d'améliorer mon style, ouvrage après ouvrage, et c'est ce travail là qui me plait.

Bien amicalement
Acheter Train de nuit et autres nouvelles

#4
Pseudo : plume
forum auto-edition plume
Localisation : france
Inscrit le : 04/02/2009
Messages : 2926
@corine : pas grand chose à rajouter car je suis d'accord avec toi ; même si j'apprécie ce que j'appelle moi la littérature populaire, à mon sens, il faut néanmoins respecter certaines règles d'écriture (syntaxe, grammaire, orthographe, phrasée) pour pouvoir dire qu'un livre est déjà facile à lire. Pour ma part, si l'émotion et les sentiments s'y rajoutent alors je dis banco ! ici, j'ai déjà lu des histoires où l'imaginaire débordait mais c'était tellement mal écrit (fautes d'orthographes à foison, structure de phrase catastrophique, aucune ponctuation, etc..) que j'ai du arrêté avant même la fin de plusieurs extraits du même livre ! dommage car, le fond y était mais la forme pas du tout ! et pourtant, je suis pas du genre à inventer des mots, non ! j'aime les mots simples mais il me semble qu'il faille un minimum !

mon livre n'est par ex pas un livre pour enfants et je sais par avance qu'ils ne comprendraient pas tout dans celui-ci, pourquoi ? parce que les mots, les sentiments sont des sentiments et des émotions d'adulte, sinon j'aurais précisé que c'est un livre pour enfants ! voilà moi, mon sentiment...
Pilier de forum !
Le livre douleurs et drames de nos vies
Le livre les larmes de l\'espoirLe livre Panseur d\'âmeheight="0">Le livre De mes pensées sombres à la lumièreLe livre les blessures de l\'âme

mon blog : http://editions-poetiques.kazeo.com/
mon site :http://nounou3465.magix.net/website/


[b L'espoir sur le tapis de mon coeur a cicatrisé les bleus de mon âme

#5
Pseudo : cyriellewalquan
forum auto-edition cyriellewalquan
Localisation : viller
Inscrit le : 30/04/2009
Messages : 155
Corinne et Plume ont complété ce que je n'ai pas évoqué, les phrases bien tournées, bonne grammaire... mais bon au-delà de ça je n'ai pas la prétention de juger un livre, ni d'en écrire des hors du commun... mais je pense, comme Corinne, m'améliorer au fur et à mesure.

#6
Pseudo : Annie
forum auto-edition Annie
Localisation : Angoulême
Inscrit le : 12/10/2009
Messages : 949
Bonjour à tous,
Le respect du lecteur est un principe de base de l'écriture. On ne soumet pas à un enfant des livres bourrés de fautes par respect pour son éducation en cours.
De toutes façons, un tel livre ne se vendra guère. Libre, on l'est quand on n'est pas prisonnier de ses propres lois, et à l'intérieur des contraintes imposées par l'extérieur on peut se sentir libre.
Ceux qui ont participé à des ateliers d'écriture savent que la contrainte littéraire génère la création et parfois la libère.
La première des contraintes est le respect de la langue. Chez moi elle est un trésor transmis de génération en génération. Une lutte.

#7
Pseudo : novi
forum auto-edition novi
Localisation :
Inscrit le : 13/05/2008
Messages : 1172
De toute façon, les livres ne se vendent (lisent) plus, ou si peu, et pour combien de temps encore.

Parce que l'élite intellectuelle a perdu à un moment la clef des civilisations dans une mémoire des peuples qui ne s'inscrit plus depuis longtemps dans les livres, et encore moins dans les belles lettres ( voire, le ridicule d'écrire des poésies de nos jours ; carrément indécent au regard des réalités sociales et politiques). La vérité, c'est que le fond n'est plus dans la production livresque actuelle, et que la pensée s'est échappée ailleurs dans des formes encore imprécises - des tags sur des murs d'internet, le clip,le cinéma, la parole tout simplement ( tout le monde parle de ses livres mais plus personne n'en lit, c'est devenu juste une extension du Moi).

Cependant et étrangement, les rares écrivains encore subversifs ( profitons du décès de Ferrat pour clamer en sa mémoire, que le poète qui ne dénonce rien, ne sert à rien) s'exercent malgré tout, et ce, quelque soit la génération, à écrire dans un langage respectant les codes grammaticaux. Pourquoi ? Alors que tant d'entre eux ont cherchés à inventer de nouveaux styles d'écriture, par tous les moyens. Pour la beauté de la langue ? je ne crois pas..., sans doute , le simple souci d'être lisible et surtout d'être compris lorsqu'on sait l'erreur d'interprétation possible d'une coquille, ou encore la faiblesse narrative pouvant découler de l'utilisation abusive du sujet-verbe-complément.

C'est un sujet se devant de hanter chaque auteur : ce fossé, creusé telle une sépulture, entre les histoires des peuples et les écrits vides de sens - l'idée m'obsède souvent au point d'en vouloir sans cesse y mettre des pointillés dans chaque livre...

""""Lorsqu’un peu plus tard, il ressortit du funérarium après qu’Eugène lui eut offert un second café ; il hésita, puis marcha rapidement en direction du carré indiqué à l’inconnu. Après avoir emprunté un chemin de traverse, il l’aperçut de dos, et se rapprocha pour situer la tombe. Ce n’est que lorsque l’autre démarra brusquement qu’il se décida à s’approcher. C’était une très belle dalle, encore très fleurie, et il chercha aussitôt un nom : Antoinette Schmitt, 1917-2002.

********

- Ça vous intéresse ?
Il faillit basculer au milieu des fleurs et bredouilla.
- Non, pas du tout !
- Vous avez tort, c’est très intéressant, vous savez ! Venez, jeune homme, remontons ensemble.
Maintenant, c’est lui qui parlait, se cherchant des explications, pendant que l’autre souriait en regardant droit devant lui.
- C’est que j’écris des livres. Enfin je voudrais en écrire un, des polars surtout. Là ce boulot, juste en attendant …
- C’est bien ! Moi, je ne sais pas écrire, juste un peu lire, pourtant je parle plusieurs langues.

Puis soudain, il lui parla d’Antoinette, de camps gardés par des gendarmes pendant la guerre, et arrivé enfin à la grille, il lui dit qu’il faudrait écrire tout ça.
- Oui, mais vous savez, pour faire un livre, il faut avoir un éditeur ?
- C’est quoi, un éditeur ! Un homme ! On lui jette un peu d’argent ou on lui tord le bras dans le dos.
- Ah, mais si ça ne se vend pas ?
- Quelle importance, la mémoire vous dis-je !
- Et je commence comment ?
- Vous avez le début, je repasserai de temps en temps avec des messages…

Sans doute, avait- il trop tardé à poser une nouvelle question, car l’autre avait déjà tourné les talons.

- Jacques, bordel, t’étais où ?
- Rien chef, un client pour une potée…..


(Le Soleil se lève à l'est)
"""""""


Comment écrire l'histoire d'un peuple qui a toujours -atavique- refusé l'écrit, parce qu'il a bien compris dans son immense sagesse, les dégâts de la compromission, de la trahison des intellectuels, de ce qui est vain et du vrai.
Le livre L\'épopée nomade

Le livre Les Frères de la Côte

Le livre Le soleil se lève à l\'est

#8
Pseudo : Orcus
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Messages : 89
Trop de certitudes, trop d’intolérance ... La littérature ne se réduit pas à l’engagement politique ou social, elle n’est pas que désillusion ou dénonciation. Je partage en revanche votre analyse de la perte de vitesse de l’écrit. Aujourd’hui, tout le monde écrit. Même, et surtout, ceux qui n’ont rien à dire. C’est la revanche du faible sur le fort, de l’imbécile sur l’instruit. Cela ne change rien, sinon qu’on passe plus de temps, comme dans une brocante où tout est présenté n’importe comment, à dénicher un objet rare. Que tout le monde puisse s’exprimer est une bonne chose. A chacun de se policer et de se comporter en éditeur (en gros, jeter 90% de sa production).
Orcus
http://pierremariewindal.blogspot.com/

#9
Pseudo : novi
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Messages : 1172
Certitudes, que nenni ! Je m'appliquais juste à obtenir une bonne note à la dissertation en explosant le sujet pour mieux l'anéantir. Autrefois j'aimais assez à pousser mes profs devant cette '''possibilité d'une Ile''.

Sur l'adéquation du réalisme social et de la littérature, j'ai la fort agréable impression -ne vous en déplaise- que le lectorat est en train de trancher en ce moment même avec l'exemple de Pierre Lemaitre et son ""Cadres Noirs"" pulvérisant gaillardement les ventes en Fnac et en librairie, et ce, sans campagne de presse pré-destinée, uniquement par la lecture et le bouche à oreille.

Le chômage est un polar ! Vient de déclarer enthousiaste, un amateur !

Nous sommes très exactement en mars 2010, en train de vivre des taux d'abstentions démocratiques records - hip hip hourra !- et nous croulons sous des livres qui contrairement à ce que nous pourrions croire vu leur futilité,leur bêtise crasse, sont en vérité, dissimulé sous le grotesque des situations narrées, des brulots propagandistes destinés d'une part à endormir son lecteur et ce faisant de le bercer dans l'illusion du mal et du bien, de la droite et de la gauche, de la morale et de l'immoral- du binaire dont on sait historiquement où il conduit...
Le livre L\'épopée nomade

Le livre Les Frères de la Côte

Le livre Le soleil se lève à l\'est

#10
Pseudo : Orcus
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Localisation : Val d'Oise
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Messages : 89
Ce que je voulais dire : ce qui est vrai pour le genre "polar" ne l'est pas forcément pour d'autres genres. Les 10 derniers livres que j'ai lus ne m'ont pas frappé par leur adéquation avec le réalisme social, tout simplement parce que ce n'était pas leur propos. Un livre sur les 100 mathématiciens qui ont marqué le monde de la science, un livre de Queneau, un livre universitaire sur la langue littéraire (un peu chiant), un livre de vulgarisation astronomique de Trinh Du quelque chose (impossible à retenir à son nom) ... Il y a ceux qui veulent changer le monde en s'agitant, et ceux qui le changent discrètement. Quant à l'abstention, ça me laisse de marbre. Pour quelques personnes réprouvées et en marge de la société, bien excusables, combien de paresseux qui veulent qu'on leur lace leur souliers sans bouger le petit doigt ? Entre la peste et le choléra, je choisi ce dernier.
Orcus
http://pierremariewindal.blogspot.com/
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