Le blog thebookedition.combelle histoire ou belle littérature?




#21
Pseudo : Orcus
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Dialogue imaginaire entre Plume, auteure, et un éditeur.
‒ Editeur (suppliant) : votre livre de poèmes, bluffant. Je ne l’ai pas lu, mais je signe tout de suite.
‒ Plume : pour la promotion, pour mon départ si je veux, quand je veux …
‒ Editeur : vos conditions sont les nôtres. Bluffant, je vous dis. Pas d’exclusivité, pas de fil à la patte, vous faites ce que vous voulez.
‒ Plume : ouais, bon, faut voir. Je vous écrirai.

Faut pas rêver. Quand on n’est pas du bon côté du manche, il ne faut pas faire le difficile. La problématique de l’édition me rappelle un collègue qui jouait aux courses. Il jouait « placé », et quand il gagnait, doublait ou triplait sa mise. Comme c’était un joueur quasi professionnel, il passait beaucoup de temps sur les hippodromes de province pour étudier les chevaux et leurs entraîneurs, et jouait gros : entre 500 et 1000 euros par pari. Si vous misez 10 euros (et gagnez), vous gagnez 30 euros ; misez 1000 euros, vous en gagnerez 3000. On ne peut pas vivre des courses en misant 10 euros, même en gagnant souvent, mais si l’on est très bon, on peut arrondir ses fins de mois en misant 1000 euros. Mon collègue avait appris les courses en s’accrochant pendant un an aux basques d’un joueur professionnel à l’occasion d’une mission de sociologie pour le CNRS. Le tiercé, c’est du hasard, mais le « placé », ce n’est pas que du hasard. Les chevaux s’entraînent en province ou sur des petits hippodromes. Quand un cheval monte en puissance, il monte à Paris et là, le jeu commence. Les jockeys qui retiennent leur cheval, ce n’est pas un mythe. L’idéal, c’est de laisser gagner un cheval quand il est peu côté. Et ce que cherche à faire un joueur professionnel en traînant dans les petits hippodromes, c’est entrer dans le jeu, avoir une information privilégiée. Le cheval ne gagnera pas tout le temps, mais la probabilité qu’il gagne excède le simple hasard. Si l’on se contente de lire les journaux spécialisés et les pronostics des journalistes, on ne risque pas de faire fortune. L’édition, c’est pareil : il faut passer beaucoup de temps sur le terrain et mettre les moyens sur la table pour vendre non pas dix ou cent livres, mais cent fois plus. C’est un problème de taille. A moins de 5000 livres, vous n’intéressez personne. C’était le drame de mon ex-éditeur : impossible d’intéresser un diffuseur sérieux. Certains promettaient une mise en place de 3000 libraires et au final, elle ne dépassait pas 500 dans le meilleur des cas. Et la seule fois où il a réussi à faire un coup avec un éditeur à volume, les quantités à imprimer étaient telles que si le livre se vendait mal, c’était le dépôt de bilan. Alors, Plume, quand vous parlerez de vos conditions à votre futur éditeur, restez près de la porte.
Novi : oui, il faut beaucoup de temps pour se faire un nom. Ce n'est pas propre à la littérature. Les grands chanteurs ont souvent fait 10 ans de cabaret avant de percer. TBE : notre cabaret ?

Orcus
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#22
Pseudo : novi
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Un cabaret ? Oui, en quelque sorte !

Disons que TBE permet à l'auteur d'exister ; c'est une adresse postale, comme ces domiciliations que les entreprises prennent au Luxembourg ou à Londres. Ça permet de se préparer avec une base arrière en retrait et relativement sécurisée.

Les petits éditeurs déposent en effet trop facilement le bilan,( j'en sais aussi quelque chose sur ces battements d'ailes) et c'est pas toujours sympa de devoir courir à l'autre bout de la France pour récupérer ses droits à la barre d'un tribunal de commerce.

Bien vu avec la parabole sur le tiercé, les joueurs pros ne croient guère au hasard en effet, ils laissent ça aux caves comme on dit, et ils finissent parfois aussi par acheter un cheval ou deux...

Marrant, dans l'Epopée Nomade : les chevaux sont un des moyens de blanchiment d'un clan nomade. C'est défiscalisé, faut dire.
Le livre L\'épopée nomade

Le livre Les Frères de la Côte

Le livre Le soleil se lève à l\'est

#23
Pseudo : hubert,
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à Corine M. d'Arles,

Devant une jeune dame, un monsieur ayant trois arrières-petits-enfants
et son premier récit, accompagné d'Ortho par André Sève ancien Directeur
d'imprimerie Directeur des Éditions Scolaires, Jean Perrot Agrégé de Grammaire Professeur à la Sorbonne - dépôt 1946 et 1950.

Dans mon jeune âge après la Grande-guerre entouré de femmes restées seules et dévouées à la jeunesse, soucieuses de leur formation, aujourd'hui je ne supporte bien peu la société.

Votre simplicité dans votre écrit me plaît, surtout de reconnaître l'application conduisant à la perfection, là aussi en toute simplicité.

Voilà, mais le bien faire provoque la convoitise et ses manigances chimériques.

Titre amusant pour un drame: Folle danse de la Sirène

Avec l'expression de ma respectueuse salutation.



Récit émouvant de la destruction d'une entreprise prospère:
***titre du livre: Folle danse de la Sirène
***Hubert Machu, auteur, merci à votre attention***
***Photo de 1983, époque de la liberté autorisée***

#24
Pseudo : Orcus
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Bonjour,

Votre agrégé de grammaire vous aurait sans doute conseillé de supprimer l'explétif "ne" dans "je ne supporte bien peu". On ne supporte pas, ou on supporte peu.
Orcus
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#25
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Cher Orcus, merci, l'Ortho, indique en effet:
"je crains qu'il ne vienne", "je crains qu'il vienne",
maintenant je suis un peu plus savant... L'explétif ne entraine le sens
Récit émouvant de la destruction d'une entreprise prospère:
***titre du livre: Folle danse de la Sirène
***Hubert Machu, auteur, merci à votre attention***
***Photo de 1983, époque de la liberté autorisée***

#26
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suite, si je disais "j'ai reçu une fameuse gamelle" au sujet de cette affaire, autrement je ne serais pas ici... (rire sous cape).
Récit émouvant de la destruction d'une entreprise prospère:
***titre du livre: Folle danse de la Sirène
***Hubert Machu, auteur, merci à votre attention***
***Photo de 1983, époque de la liberté autorisée***

#27
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Plaisir de me trouver avec des personnes aimant leur métier, ayant pris le
clavier pour écrire ma colère, dentellier de famille, concepteur de modèles,
par? Vous pouvez le lire au bas du profil de la page de "Folle danse de la Sirène"
Et m'apporter le raisonnement "à trop bien faire on attire la convoitise des
incapables" ; la production de dentelle demande la méticulosité, ici,
de même, s'améliorer sans cesse, la curiosité aujourd'hui est un produit
rare, la plupart des consommateurs achètent la marque d'un article. Il me
semble de vous rejoindre, comme le boulanger aimant son métier héritage
de famille.
En juillet 2009 le récit prêt dépôts achevés, certain d'une vente assurée,
28 éditeurs, un seul comité de lecture avec le contrat, ho! Là, coupures
de presse et mon raisonnement d'une vente d'environ 300 exemplaires,
un versement à l'éditeur de 2300 euros, merci, tout est ainsi aujourd'hui,
j'ai fait imprimer à mes frais un minimum de 200 exemplaires offerts à
mes proches, cela réchauffe le coeur, c'est vrai, dans la famille je suis
le seul, sans être un littéraire... Suis-je l'intrus chez vous?
Je mérite peut-être des coups de baguettes sur les doigts dressés vers le haut,

- une correction sur l'élémentaire,

Pourquoi pas un peu d'humour, met en bonne humeur,
soit: humour, zut, je m'y perds ; eux! comment, ils ont pris l'eau...

Récit émouvant de la destruction d'une entreprise prospère:
***titre du livre: Folle danse de la Sirène
***Hubert Machu, auteur, merci à votre attention***
***Photo de 1983, époque de la liberté autorisée***

#28
Pseudo : hubert,
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Nous y sommes,
Récit émouvant de la destruction d'une entreprise prospère:
***titre du livre: Folle danse de la Sirène
***Hubert Machu, auteur, merci à votre attention***
***Photo de 1983, époque de la liberté autorisée***
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