Pseudo : Caroline Ellen
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Inscrit le : 18/06/2011
Messages : 2
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Nouvelle venue sur la planète thebookedition, j'aimerais bien savoir ce que vous pensez de cette interview faite par une de mes consoeurs en galère scribouillarde, comme moi ! Donnez votre avis, ça m'aidera sûrement à m'améliorer !
http://www.carolineellen.net/
Sapphô de Lesbos, une bio qui dit toute la vérité...
« Fragments d’exil » (Caroline ellen) chez TheBookEdition (et dans toutes les bonnes librairies – LOL)
Paradoxalement, on sait peu de chose d’elle. A part qu’au VIème siècle avant J.C., elle a posé les bases de la poésie moderne. Plutôt fort, non ? Après Homère, il fallait écrire autrement. Elle l’a fait. Tellement bien que malgré les destructions massives de ses œuvres orchestrées par des fanatiques tous plus extrémistes les uns que les autres, il nous reste d’elle, 2600 ans plus tard, des fragments de poèmes. Oui, seulement des fragments, mais tellement magnifiques !
Alors pourquoi tant de haine ? Parce qu’elle écrivait pour les femmes qu’elle aimait. Pire, pour les femmes avec lesquelles elle couchait. Avec tant d’ardeur que ses détracteurs n’ont jamais pu éteindre le feu des passions qui sont parvenues jusqu’à nous.
Tout ça s’est passé sur une île grecque, si proche du continent que de son principal port, on peut en voir la côte par temps clair. Une côte qui à l’époque appartenait au royaume de Lydie, dont le roi Alyatte, qui vivait à l’époque de Sapphô, eut un fils si riche qu’on en parle encore. Lui s’appelait Crésus.
L’île s’appelle toujours Lesbos, et aujourd’hui, les femmes qui aiment les femmes, se désigne elle-même comme lesbiennes. Même si elles n’ont jamais mis les pieds sur l’île… Et leurs idylles sont qualifiées de sapphiques… Alors, là, on peut dire que Sapphô a vraiment marqué son temps et ceux qui ont suivi !
Elle est devenue une légende, pour celles qui préfèrent les filles, et pour les esprits éclairés qui, au long des siècles ont réussi à sauver, protéger, sauvegarder la mémoire de ces centaines de vers, seuls survivants d’une œuvre immense.
Elle exprimait ses passions à travers la poésie qu’elle a réinventée dans son île. Mais elle n’était pas cette silhouette fragile qui se lamentait sans fin, cette ombre pâle et éthérée, dépressive et triste à mourir, que certaines de ses admiratrices ont voulu voir en elle. Elle était impulsive et passionnée. Elle aimait la vie plus que tout et en vivait intensément chaque instant. Elle a participé à deux complots qui ont fait date dans l’histoire de Lesbos. Sa complicité dans l’assassinat d’un tyran lui a valu des années d’exil en Sicile. Loin, si loin de Lesbos. Ses colères et ses fureurs, ses amours et ses déceptions, elle les exprime dans ces vers qui ont toujours été pour moi de merveilleux compagnons.
Voilà pourquoi j’ai écrit cette biographie romancée (enfin, « romancée », tout est relatif). J’ai réuni toutes les données historiques auxquelles j’ai pu avoir accès et j’ai construit l’histoire en suivant pas à pas les fragments traduits et retraduits mais dont l’essence est toujours aussi bouleversante. J’ai voulu recréer les moments et les décors qui l’ont vu écrire ses vers. J’ai voulu retrouver les événements qui l’ont inspirée. C’est pour ça que j’ai choisi de commencer ce roman avec le départ en exil. C’était le seul moyen pour moi de retrouver avec elle l’un des rares moments où elle a eu le temps de se pencher sur sa vie. Ce lent voyage en bateau était propice à un retour sur les souvenirs qui l’avaient faite comme elle était. Oui, ce départ pour un long voyage en mer est devenu le prétexte d’un retour sur les rivalités et les haines qui l’avaient exclue de son île. Mais surtout sur les amours qui l’avaient exaltée et abandonnée. Avant de la transformer en légende.
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Sapphô de Lesbos, une bio qui dit toute la vérité...
« Fragments d’exil » (Caroline ellen) chez TheBookEdition (et dans toutes les bonnes librairies – LOL)
Paradoxalement, on sait peu de chose d’elle. A part qu’au VIème siècle avant J.C., elle a posé les bases de la poésie moderne. Plutôt fort, non ? Après Homère, il fallait écrire autrement. Elle l’a fait. Tellement bien que malgré les destructions massives de ses œuvres orchestrées par des fanatiques tous plus extrémistes les uns que les autres, il nous reste d’elle, 2600 ans plus tard, des fragments de poèmes. Oui, seulement des fragments, mais tellement magnifiques !
Alors pourquoi tant de haine ? Parce qu’elle écrivait pour les femmes qu’elle aimait. Pire, pour les femmes avec lesquelles elle couchait. Avec tant d’ardeur que ses détracteurs n’ont jamais pu éteindre le feu des passions qui sont parvenues jusqu’à nous.
Tout ça s’est passé sur une île grecque, si proche du continent que de son principal port, on peut en voir la côte par temps clair. Une côte qui à l’époque appartenait au royaume de Lydie, dont le roi Alyatte, qui vivait à l’époque de Sapphô, eut un fils si riche qu’on en parle encore. Lui s’appelait Crésus.
L’île s’appelle toujours Lesbos, et aujourd’hui, les femmes qui aiment les femmes, se désigne elle-même comme lesbiennes. Même si elles n’ont jamais mis les pieds sur l’île… Et leurs idylles sont qualifiées de sapphiques… Alors, là, on peut dire que Sapphô a vraiment marqué son temps et ceux qui ont suivi !
Elle est devenue une légende, pour celles qui préfèrent les filles, et pour les esprits éclairés qui, au long des siècles ont réussi à sauver, protéger, sauvegarder la mémoire de ces centaines de vers, seuls survivants d’une œuvre immense.
Elle exprimait ses passions à travers la poésie qu’elle a réinventée dans son île. Mais elle n’était pas cette silhouette fragile qui se lamentait sans fin, cette ombre pâle et éthérée, dépressive et triste à mourir, que certaines de ses admiratrices ont voulu voir en elle. Elle était impulsive et passionnée. Elle aimait la vie plus que tout et en vivait intensément chaque instant. Elle a participé à deux complots qui ont fait date dans l’histoire de Lesbos. Sa complicité dans l’assassinat d’un tyran lui a valu des années d’exil en Sicile. Loin, si loin de Lesbos. Ses colères et ses fureurs, ses amours et ses déceptions, elle les exprime dans ces vers qui ont toujours été pour moi de merveilleux compagnons.
Voilà pourquoi j’ai écrit cette biographie romancée (enfin, « romancée », tout est relatif). J’ai réuni toutes les données historiques auxquelles j’ai pu avoir accès et j’ai construit l’histoire en suivant pas à pas les fragments traduits et retraduits mais dont l’essence est toujours aussi bouleversante. J’ai voulu recréer les moments et les décors qui l’ont vu écrire ses vers. J’ai voulu retrouver les événements qui l’ont inspirée. C’est pour ça que j’ai choisi de commencer ce roman avec le départ en exil. C’était le seul moyen pour moi de retrouver avec elle l’un des rares moments où elle a eu le temps de se pencher sur sa vie. Ce lent voyage en bateau était propice à un retour sur les souvenirs qui l’avaient faite comme elle était. Oui, ce départ pour un long voyage en mer est devenu le prétexte d’un retour sur les rivalités et les haines qui l’avaient exclue de son île. Mais surtout sur les amours qui l’avaient exaltée et abandonnée. Avant de la transformer en légende.

Bonjour à toutes et à tous !

