Le blog thebookedition.comCafé littéraire et nuit pluvieuse




#1
Pseudo : novi
forum auto-edition novi
Localisation :
Inscrit le : 13/05/2008
Messages : 1216
22h 34 : il pleut sur la Loire, et les lumiéres vacillent sur le grand pont aux allées Staliniste en direction du centre ville. Une ile au milieu de la cité. Nantes va bientôt s'endormir, blottie dans un hiver qui ne dit pas son nom.

Seul, l'écrivain veille : il écrit dans la nuit, et de l'obscurité jaillissent des histoires des hommes, du passé qui se mélangeant au présent, dessinent des futurs en forme de prophéties...

L'écrivain s'interroge sur ce qui fait les transgressions, les soumissions, puis il regarde la pluie qui noie le fleuve. L'écrivain s'amuse : il pioche des personnages, pantins qu'il anime de ses colères, de ses fureurs, et une fois enfin apaisé par les mots qui expliquent..., il contemple encore la pluie, toute cette eau à l'origine du monde.

L'écrivain dort déjà à l'aube de ses songes, et un voile de mystère remplace la lune.
Le livre L\'épopée nomade

Le livre Les Frères de la Côte

Le livre Le soleil se lève à l\'est

#2
Pseudo : Corine M.
forum auto-edition Corine M.
Localisation : ARLES
Inscrit le : 01/02/2009
Messages : 1379
Bonsoir

Je ne peux m'empêcher de réagir à la lecture de ces qqs lignes...
Magnifique ! Je sais que vs n'aimez pas trop ce genre de compliments, mais là c'est tout à fait sincère de ma part et ça sort du coeur : Bravo Mr Novi ! Votre plume m'a réellement émue.
Voilà, c'est dit...

Bien à vous
Bonne fin de soirée
Corine



Le livre Coeurs Fidèles

#3
Pseudo : auteur008
forum auto-edition auteur008
Localisation : commentry
Inscrit le : 29/07/2009
Messages : 136
Bonjour,
Appréciant déjà vos messages,je ne peux que rester ébahi devant ce dernier. On s'y croirait , tellement c'est bien décrit et vrai à la fois.

Cordialement.
auteur008.

#4
Pseudo : novi
forum auto-edition novi
Localisation :
Inscrit le : 13/05/2008
Messages : 1216
Humble merci, la pensée est l'âme de l'écrit...

Et la pensée du jour est amusante : les auteurs de polar français en sont à se pencher sur la définition du mot" truand", et pour cause, ils n'ont pas la moindre idée d'une approche possible, et pendant ce temps perdu, le lecteur s'abreuve de polar américain, tandis que sur tous les continents se perpétue la tradition du bandit français : ce tropical tramp.

Le livre L\'épopée nomade

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#5
Pseudo : polo 49
forum auto-edition polo 49
Localisation : Angers
Inscrit le : 13/10/2008
Messages : 655
Bonsoir bravo Novi pour ces quelques lignes ,on croirait une Aude à la Loire c'est très joli ! salut polo

C'est toute une histoire ! Dans l'histoire ! Pour savoir, et juger !

Bonjour amis lecteurs.
Si vous aimez les témoignages, et que vous avez quelques sympathies pour les Français d’Algérie. Alors, lisez mon livre. Vous apprendrez pas mal de choses sur nous, et sur les Algériens. Je raconte beaucoup de choses qui ne sont que mon avis personnel. Mais je crois partagées par bon nombre de mes compatriotes. Et c'est étonnant parce que, plus je cherche la vérité, plus je trouve que ce que j'ai écrit se justifie chaque jour IL n’y a aucune haine dans mes écrits, mais que des explications logiques. Merci à vous



http://polo49.jimdo.com



Le livre Il était une fois là bas !

Le livre Les Français chez lesberbèresAlgériens


#6
Pseudo : novi
forum auto-edition novi
Localisation :
Inscrit le : 13/05/2008
Messages : 1216
Merci Polo,

En fait, la suite est sur FaceBook, écrite à trois mains ( deux auteurs et une auteure ): c'est beaucoup moins poétique, mais follement drôle pour les initiés du microcosme polardeux français, et ça parle d'un cambrioleur javanais qui va sur les forums pour se foutre de la gueule des webmasters, aprés s'étre emparé d'un stylo bleu...

Affaire à suivre, où toute vraisemblance avec des personnages existant serait pure coincidence.
Le livre L\'épopée nomade

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#7
Pseudo : Anne H.
forum auto-edition Anne H.
Localisation : Normandie
Inscrit le : 19/12/2008
Messages : 1262
Saisissant, c'est le mot qui me vient là tout de suite pour évoquer votre texte mon cher Novi!
Je sais qu'un jour prochain je ferai l'acquisition d'un de vos livres, cela fait un moment que j'ai cette envie en tête et ce texte que vous venez de déposer ici ne fait que confirmer mon désir...

à suivre...

Anne

Acheter Indomptables murmures Acheter Chante-moi ma chanson...

#8
Pseudo : Anne H.
forum auto-edition Anne H.
Localisation : Normandie
Inscrit le : 19/12/2008
Messages : 1262
J'oubliais, et si vous le permettez Novi, j'aimerais vous parler en privé, rien de bien crapuleux à dire :) mais pas envie de TOUT rendre public, voilou.

Mon Email car je ne sais plus si on trouve le vôtre: moiflora30@yahoo.fr

à votre guise...

Anne

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#9
Pseudo : Martial Castelain
forum auto-edition Martial Castelain
Localisation : Istres ou Ambert
Inscrit le : 26/09/2009
Messages : 337
Pas mal du tout, j'apprécie la prose!
Chapeau bas Monsieur Novi :o)
Acheter Une fleur sur la falaise

#10
Pseudo : novi
forum auto-edition novi
Localisation :
Inscrit le : 13/05/2008
Messages : 1216
22 h 34 : il pleut sur Nantes, et les lumières vacillent sur le grand pont aux allées Staliniennes en direction du centre ville. Une île au milieu de la cité. Nantes va bientôt s’endormir, blottie dans un hiver qui ne dit pas son nom.
Seul l’écrivain veille : il écrit dans la nuit, et de l’obscurité jaillissent des histoires des hommes, du passé qui se mélangeant au présent, dessinent des futurs en forme de prophéties.
L’écrivain s’interroge sur ce qui fait les transgressions, les soumissions. L’écrivain s’amuse : il pioche des personnages, pantins qu’il anime de ses colères, de ses fureurs, et une fois apaisé par les mots qui expliquent : il contemple encore la pluie, toute cette eau à l’origine du monde.
L’écrivain dort déjà à l’aube de ses songes, et un voile de mystère remplace la lune.

Au matin, il pleut toujours, et Jacques Lefèvre encore dans son songe, finit par se résoudre à remonter la capuche de sa parka. Voilà bien une journée prometteuse en terme de morosité, qu’il se dit en pensant au cimetière. C’est pourtant un grand jour, puisqu’il a demandé sa matinée au chef Lecoin. Simple visite médicale a-t-il précisé avec un air qui se voulait rassurant. D’ailleurs, ce bon Lecoin a juste opiné de la tête.

Il vient de sauter du Tramway à la station Commerce, et traverse d’un pas, qu’il aurait tant voulu plus tranquille, la place Royale déserte. Vaste esplanade encore vide de toutes terrasses à cette heure, et surtout vu la météo en cours.
Il lève un coin de la capuche pour lorgner vers sa cible, en l’occurrence l’enseigne de l’Atalante tout au fond d’une deuxième et minuscule place en arrière plan. Il n’y est jamais entré à vrai dire, et c’est dire si cette visite l’inquiète. D’habitude, c’est la bouquinerie située presque en face qu’il fréquente assidûment. Il y passe des moments entre deux tramways, scrutant religieusement les nouveaux arrivages avec une tendresse particulière pour ces vieilles couvertures noires, ces histoires d’hommes et de femmes qui ont transgressé les règles imposées. Parfois lorsqu’il dispose d’un peu plus de temps, il grimpe au deuxième étage de la Fnac non loin. Direction le rayon polar, mais c’est toujours désemparé qu’il tâte les couvertures. Il a beau les regarder, les soupeser d’un regard sévère ou compatissant : non seulement, elles ne ressemblent en rien à celles de la bouquinerie, mais pire encore, les quatrièmes de couvertures ne relatent que des histoires grotesques de meurtres insensés. Des Thrillers qu’ils appellent çà. Maintes fois, il a évoqué le sujet avec Steiner, et à chaque fois, celui-ci a haussé les épaules, agacé même.
- Normal petit ! Il n’y a plus que des flics, des éducateurs et des profs pour écrirent des polars. Le point de vue de la société des bien pensants, une sorte de répression mentale. De toute façon, tu imagines un truand qui enverrait son bouquin à l’un de ces éditeurs d’aujourd’hui. La bonne farce, on le prendrait pour un fou. Non crois moi, petit ! Cela nécessite un messager, un prophète, un gars comme toi quoi !
Sur l’édition proprement dite, et la publication : il avait aussi des idées bien arrêtées. On fera imprimer dans une entreprise qu’on aura ciblée, puis on diffusera sur le net : j’ai un informaticien pour ça.
Néanmoins en cette radieuse matinée, Jacques s’est dit qu’il lui fallait aborder par lui-même le problème de l’édition, pour être sûr. Finalement et paradoxalement, c’est pratiquement une réponse négative qu’il apprécierait déjà par avance. La force de celui qui détient une arme, mais qui jouit de feindre être désarmé. Etrange sentiment qui l’étreint encore délicieusement lorsqu’il pousse s’en sans apercevoir vraiment la porte du mythique éditeur nantais.
Il n’y a qu’une personne du côté de la caisse, plutôt affable doit-il reconnaître, malgré ses airs d’intellectuelle. Il jette un oeil à quelques couvertures, nerveux au fond.
-Vous cherchez un livre en particulier ?
-Heu, non, je regarde. Dites, je me demandais : l’Atalante, c’est bien aussi l’éditeur ?
- Oui, C’est juste à côté, mais c’est fermé. Je peux peut-être vous renseigner ?
- Oui, ils éditent des polars ?
- Non, plus du tout.
Le sourire est aimable et sérieux, et il se sent désemparé, paumé, seul au monde. Il bredouille un vague : ah bon ! Puis s’en retourne à son exploration du rayon. Les mêmes livres, les mêmes couvertures, toujours et encore.
Une fois dehors, le salarié chômeur qu’il est, se dit qu’il a perdu une matinée pour rien, tandis que l’écrivain qu’il devient, s’interroge sur ce qu’est un livre, et la notion d’oeuvre lui apparaît, dans ce matin encore incertain, aussi limpide que cette eau qui ruisselle sur son visage. C’est radieux et détrempé qu’il s’avance désormais vers le tramway.

















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