Pseudo : Monyclaire
Localisation : Taupont 56
Inscrit le : 16/07/2009
Messages : 478
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J'ai le plaisir de vous présenter mon recueil d'histoires courtes, recueil qui a été complètement relooké. D'abord, le titre en a été changé l'ancien ( ex :entre fiction et réalité), n"exprimant pas totalement l'esprit des écrits. Ensuite, grâce à notre illustratrice de talent, la généreuse Missette, la magie a, une nouvelle fois, opéré...Je l'en remercie.
Sur les extraits générés vous lirez le début de la première histoire " Un impossible coupable"
Voici le début d'une autre histoire : " Un locataire de passage"
"Marie, entendant la porte de son locataire se refermer, regarda la pendule, neuf heures. Cet homme était la précision même, chaque jour, à la même heure, il partait pour sa promenade matinale. Il revenait vers onze heures, l’air épuisé ; il n’allait pourtant pas bien loin, Marie l’avait
rencontré un matin, au bord du lac. Il était assis sur l’un des bancs, le regard perdu au-delà des montagnes. Son comportement aiguisait la curiosité de Marie. Celle-ci n’était pas du genre commère. Avec son auberge et ses cinq chambres d’hôtes, elle n’avait guère le loisir de s’attarder sur l’emploi du temps de ses locataires. Celui-ci était différent, Marie le pressentait. Il devait être à peu près de son âge, environ la trentaine. Elle éprouvait un curieux besoin d’être
proche de lui, d’être là pour l’aider pour le cas où. Oui, c’est cela, elle avait envie de le protéger, de le materner. Elle aurait été incapable d’expliquer pourquoi elle réagissait ainsi. Le regard
mélancolique de cet homme y était pour quelque chose, sans doute. Marie y lisait un désespoir profond, teinté de résignation. Parfois, lorsqu’elle le trouvait plongé dans ses pensées, elle le
voyait esquisser un faible sourire, sûrement des souvenirs de bonheur perdu. Elle avait essayé de discuter un peu avec lui, d’avoir des contacts amicaux. Il avait fui toute conversation trop personnelle, s’en tenant à une attitude polie mais réservée. Il s’enfermait dans sa chambre comme dans son mutisme. Mis à part sa sortie du matin, il passait ses journées, isolé chez lui. Lorsqu’il laissait sa fenêtre ouverte, elle l’apercevait, installé dans un fauteuil, les yeux fermés.
Cela faisait une semaine qu’il était arrivé, il s’était inscrit sous le nom de monsieur Berlier, il avait réglé un mois d’avance, il n’avait aucune exigence si ce n’est qu’on le laisse tranquille. Parfois, Marie se demandait s’il n’était pas venu chez elle pour se cacher. L’auberge était isolée, fréquentée surtout par des pêcheurs ou par des randonneurs. Un endroit paisible. De quoi aurait-il pu avoir envie de se cacher ? Ou de qui ? Il fuyait quelque chose, cela semblait évident, mais Marie était persuadée que ce n’était rien d’illicite. Un regard trop clair, trop franc, rien d’inquiétant pour Marie, juste cette curiosité qu’elle éprouvait. Ce sentiment aussi d’impuissance face à un être qui avait besoin d’aide et qui refusait tout contact."
Merci de lui faire bon accueil. Je retourne sur mon profil pour y ajouter un lien

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http://www.actu-monyclaire.com
http://www.thebookedition.com/catalogue-personnel.php
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"Marie, entendant la porte de son locataire se refermer, regarda la pendule, neuf heures. Cet homme était la précision même, chaque jour, à la même heure, il partait pour sa promenade matinale. Il revenait vers onze heures, l’air épuisé ; il n’allait pourtant pas bien loin, Marie l’avait
rencontré un matin, au bord du lac. Il était assis sur l’un des bancs, le regard perdu au-delà des montagnes. Son comportement aiguisait la curiosité de Marie. Celle-ci n’était pas du genre commère. Avec son auberge et ses cinq chambres d’hôtes, elle n’avait guère le loisir de s’attarder sur l’emploi du temps de ses locataires. Celui-ci était différent, Marie le pressentait. Il devait être à peu près de son âge, environ la trentaine. Elle éprouvait un curieux besoin d’être
proche de lui, d’être là pour l’aider pour le cas où. Oui, c’est cela, elle avait envie de le protéger, de le materner. Elle aurait été incapable d’expliquer pourquoi elle réagissait ainsi. Le regard
mélancolique de cet homme y était pour quelque chose, sans doute. Marie y lisait un désespoir profond, teinté de résignation. Parfois, lorsqu’elle le trouvait plongé dans ses pensées, elle le
voyait esquisser un faible sourire, sûrement des souvenirs de bonheur perdu. Elle avait essayé de discuter un peu avec lui, d’avoir des contacts amicaux. Il avait fui toute conversation trop personnelle, s’en tenant à une attitude polie mais réservée. Il s’enfermait dans sa chambre comme dans son mutisme. Mis à part sa sortie du matin, il passait ses journées, isolé chez lui. Lorsqu’il laissait sa fenêtre ouverte, elle l’apercevait, installé dans un fauteuil, les yeux fermés.
Cela faisait une semaine qu’il était arrivé, il s’était inscrit sous le nom de monsieur Berlier, il avait réglé un mois d’avance, il n’avait aucune exigence si ce n’est qu’on le laisse tranquille. Parfois, Marie se demandait s’il n’était pas venu chez elle pour se cacher. L’auberge était isolée, fréquentée surtout par des pêcheurs ou par des randonneurs. Un endroit paisible. De quoi aurait-il pu avoir envie de se cacher ? Ou de qui ? Il fuyait quelque chose, cela semblait évident, mais Marie était persuadée que ce n’était rien d’illicite. Un regard trop clair, trop franc, rien d’inquiétant pour Marie, juste cette curiosité qu’elle éprouvait. Ce sentiment aussi d’impuissance face à un être qui avait besoin d’aide et qui refusait tout contact."
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Chemins d'ombre et de lumière

