Il existe des polices dont l’usage est autorisé sans aucune limitation.
Certaines sont des plagiats, de surcroît mal programmés. Se méfier en particulier de celles glanées sur des sites dits spécialisés.
Des fondeurs très connus ont libéré en partie ou en totalité certaines de leurs polices. Personnellement, je me suis cantonné presque systématiquement pour mes livres et ceux de mes amis à la Charter de Bitstream, en lui faisant parfois des infidélités avec l’Utopia d’Adobe.
Outre leur licence, ces deux fontes ont en commun une chasse facilitant la justification, et elles assurent un grand confort de lecture en n’abusant pas des pleins et des déliés. Malgré une esthétique remarquable, d’un discret classicisme.
Malheureusement, comme la plupart des polices libres, elles sont Postscript et non True Type.
Pas de problèmes sous Mac ou Linux ou avec un lecteur PDF. Je ne sais pas si Windows a rattrapé son retard dans la gestion du postscript.
En revanche, il gère très bien l’OpenType :
http://www.linuxlibertine.org/
La Linux Libertine ressemble au Times. Elle est plus lisible bien que plus petite, parce que d’une graisse plus régulière.
http://scripts.sil.org/cms/scripts/page.php?site_id=nrsi&id=
Les polices sont dans l’encadré de droite. Je déconseille la Gentium, faite pour cohabiter avec des alphabets orientaux et un peu fatigante pour la vue. La Charis SIL par contre est une dérivée de la Bitstream Charter, et a hérité de toutes ses qualités.
À noter que les polices OpenType proposent des fonctionnalités intéressantes, telles que les ligatures typographiques, dont on peut trouver des exemples sur le site de la Linux Libertine. Encore faut-il utiliser un logiciel capable d’en tirer parti.
Deux annuaires pour terminer, mais il faudra y séparer le bon grain de l’ivraie :
http://wiki.contextgarden.net/Fonts
http://www.framasoft.net/article2584.html




