Non, ce n'est pas du mépris puisque je sais faire la différence entre l'auteur et ses livres, et ce, dans ses choix.
Exemple, j'ai été voisin de G de Villiers et je peux vous garantir qu'il s'agit d'un homme cultivé , charmant, et donc très loin du portrait qu'on lui tire régulièrement en se basant uniquement sur sa production littéraire, qu'il a voulu justement,pour pouvoir en tirer de substantiels revenus, écrire de la façon la plus basique possible : sujet verbe Cod, et thèses graveleuses à la portée du quidam moyen. Je citai ci-haut : Lefevre, le lauréat NA que j'ai souvent côtoyé. Un grand connaisseur du polar, mais qui a préféré sacrifier une carrière sur le long terme à un petit succès facile à très court terme. Il écrit probablement beaucoup mieux que le manuscrit qu'il a envoyé aux NA - il a simplement ciblé, s'est mis au niveau de ce qui était demandé par le jury, a lu entre les lignes éditoriales comme on dit.
Certes, le choix entre devenir Ecrivain et auteur à succès n'est pas nouveau ; il est aussi ancien que le marché du livre. Il y a même des exemples d'auteurs ayant réussi les deux, en écrivant sous fausse identité pour certains éditeurs, et se réservant un nom ailleurs pour la postérité.
Cependant, si mes propos ont été acerbes, c'est juste qu'il est important de mettre à jour certaines politiques éditoriales qui arrivent par trop masquées.
SI vous pensez - sans péjoratif aucun- vous amuser, si il vous plait, d'écrire du Harlequin : alors les NA, c'est le top ! Mais si vous prétendez à un moment, vous inscrire de façon authentique dans un genre : c'est la pire chose à faire.
Exemple autre : l'humiliation qu'un excellent et authentique auteur peut en retirer - Paul Colize ( on se déteste lui et moi ) est un très bon auteur,niveau pro ..., or il a juste été retenu chez les NA, quand Lefevre, simple amateur, a gagné ! bravo le jury...
Bon pas fou non plus, Colize n'avait pas présenté son meilleur livre.




