Pseudo : Petite Fée
Localisation : Provence
Inscrit le : 01/07/2008
Messages : 822
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Et voilà... il est arrivé... après plusieurs mois d'écriture et de gestation !
EMMURÉE, premier roman, dans le genre mystère-fantastique a été validé.
J'espère que l'histoire vous plaira et que vous prendrez autant de plaisir de lecture que j'ai eu de plaisir d'écriture.
Une belle aventure que je vais retenter avec le deuxième qui est en marche... mais chuttt !!!! Pour l'instant, je vous laisse deux extraits de ce tout nouveau bébé.
Vous pouvez lire les huit premiers chapitres sur Calaméo :
EMMURÉE-les huit premiers chapitres
La présentation vidéo (très modestement) est visible sur YouTube :
VIDEO EMMURÉE
EXTRAITS 1 :
[...]
Tout n’était que beauté, finesse et douceur dans cette immense pièce toute blanche qui devait faire dans les trente-cinq à quarante mètres carrés, située au second et dernier étage de l’hôtel.
Au fond, à gauche de la porte d’entrée, entre le mur soutenant une grande cheminée de marbre et le dégagement de la salle de bains, trônait un immense lit à baldaquin. D’un dessus de lit de dentelle descendaient en cascade jusqu’au sol trois volants de longueur différente. On retrouvait la même dentelle sur les coussins et les rideaux doublés du baldaquin accrochés à un rail coulissant caché qui permettait de dissimuler totalement l’intérieur des regards indiscrets.
De chaque côté du lit, une petite table de chevet arrondie superbement ouvragée de tiges feuillues et de roses sur le devant, supportait un abat-jour conique en tissu rebrodé de perles, posé sur un pied rond d’un blanc opaque.
La tête de lit − de près d’un mètre de hauteur − reprenait sur son bois blanc, à la lisière du haut, les tiges fleuries des tables de chevet, du bord supérieur pour aller se rejoindre au centre en deux tiges entrelacées. Deux montants torsadés prenaient leur source au départ des tiges pour soutenir le baldaquin.
Adossée au mur de la salle de bains, une grande armoire assortie au mobilier occupait tout le pan du mur.
Les murs, au premier abord, paraissaient simplement enduits d’une peinture blanche, mais lorsque l’on s’approchait, on découvrait une tapisserie parsemée de gerbes de roses en relief, d’une telle finesse, d’un tel réalisme qu’on aurait pu les penser cueillies du jour et posées dans un vase invisible.
Une immense fenêtre habillée de rideaux de dentelle et double-rideau remplissait totalement l’espace entre le second mur de la salle de bains et celui faisant face au lit et s’ouvrait sur une terrasse à la rambarde ciselée, offrant la vue sur le lac qu’Émilie et Pierre avaient découvert dans le dépliant publicitaire reçu quelques mois auparavant.
Près de la fenêtre, regardant le lit, un divan de cuir blanc s’adossait au mur à côté d’une desserte agrémentée d’un bouquet de roses en soie soulignant joliment un grand tableau : le lac Majeur et les îles Borromées enveloppées d’un manteau de brume donnant l’impression irréelle qu’elles flottaient au-dessus de l’eau, immortalisés d’une main de maître.
Au centre de la pièce, une grande table ronde au pied massif d’où partaient quatre tiges feuillues montant en arceau pour soutenir le plateau était rehaussée d’un petit napperon sur lequel était posé un immense bouquet de roses immaculées baignant leurs longues tiges dans un vase de cristal. Quatre chaises assorties étaient disposées autour.
La simplicité du parquet, fait de lattes blanches, faisait ressortir le magnifique travail d’ébénisterie des meubles. Il était recouvert, autour du lit et sous le canapé, d’épais tapis de laine blancs.
Et lorsque le regard ébloui se détachait enfin de toute cette magnificence exposée, de cette osmose entre chaque élément, il découvrait le superbe lustre central qui jadis baignait la chambre de la douce lueur de ses bougies.
D’un rond de plafond ouvragé pendaient trois chaînes dorées soutenant une armature en métal torsadé se divisant en six demi-cercles. Chaque arceau supportait un petit bougeoir en forme de rose, une bougie posée au coeur de la fleur. Sous la rose, pendaient − tel un mobile − des fils dorés de différentes longueurs au bout desquels se balançaient gracieusement de fines gouttes de cristal que les déplacements d’air faisaient tinter d’un son pur et doux, telle une musique divine...
[...]
L’entendraient-ils ? Cette nuit ? demain ? ou ce cri s’échappant de son coeur terrifié ne trouverait-il aucun écho en eux ?
Ressentiraient-ils, eux aussi, l’angoisse et la peur qui terrassent lorsqu’au creux du silence un hurlement vous transperce l’âme, vous réveillant en sueur, hébété, terrorisé ? Percevraient-ils le secret de la chambre nuptiale ? ou comme d’autres avant eux ne verraient-ils que le décor divin qu’elle paraissait offrir ?
Seraient-ils capables de s’ouvrir à autre chose... d’accepter l’inacceptable ? ou imperméables au mystère, comme Lui, refuseraient-ils d’écouter, de croire ?
Incertitude, questions, colère, terreur, désespoir tournaient en boucle dans sa tête comme un manège infernal... Elle étouffait. Elle appuya son front contre la vitre. Le froid lui fit du bien.
Si seulement ils l’entendaient... enfin.
Elle se tourna vers Lui. Les yeux fermés, il ne bougeait pas. Sa poitrine se soulevait très faiblement. Bientôt, il serait trop tard.
— Oh, mon Dieu ! Faites qu’ils m’entendent !
Crevant le silence de la nuit, son hurlement déchirant rebondit sur les murs...
[...]
Excellente soirée à toutes et tous !
NOUVEAU
NOUVEAU
ACHETER MES LIVRES

Je regarde, j'écoute, je sens... de ces images, de ces sons, de ces odeurs, naissent les mots que je couche sur la feuille !
MON PORTFOLIO
VeronikA (Conception de couverture et mise en page...)
PLUME DE FÉE (site perso)
UN UNIVERS DE MOTS (blog perso)
AU CLAIR DE MA PLUME (publication poèmes et nouvelles)
EMMURÉE, premier roman, dans le genre mystère-fantastique a été validé.
J'espère que l'histoire vous plaira et que vous prendrez autant de plaisir de lecture que j'ai eu de plaisir d'écriture.
Une belle aventure que je vais retenter avec le deuxième qui est en marche... mais chuttt !!!! Pour l'instant, je vous laisse deux extraits de ce tout nouveau bébé.
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EXTRAITS 1 :
[...]
Tout n’était que beauté, finesse et douceur dans cette immense pièce toute blanche qui devait faire dans les trente-cinq à quarante mètres carrés, située au second et dernier étage de l’hôtel.
Au fond, à gauche de la porte d’entrée, entre le mur soutenant une grande cheminée de marbre et le dégagement de la salle de bains, trônait un immense lit à baldaquin. D’un dessus de lit de dentelle descendaient en cascade jusqu’au sol trois volants de longueur différente. On retrouvait la même dentelle sur les coussins et les rideaux doublés du baldaquin accrochés à un rail coulissant caché qui permettait de dissimuler totalement l’intérieur des regards indiscrets.
De chaque côté du lit, une petite table de chevet arrondie superbement ouvragée de tiges feuillues et de roses sur le devant, supportait un abat-jour conique en tissu rebrodé de perles, posé sur un pied rond d’un blanc opaque.
La tête de lit − de près d’un mètre de hauteur − reprenait sur son bois blanc, à la lisière du haut, les tiges fleuries des tables de chevet, du bord supérieur pour aller se rejoindre au centre en deux tiges entrelacées. Deux montants torsadés prenaient leur source au départ des tiges pour soutenir le baldaquin.
Adossée au mur de la salle de bains, une grande armoire assortie au mobilier occupait tout le pan du mur.
Les murs, au premier abord, paraissaient simplement enduits d’une peinture blanche, mais lorsque l’on s’approchait, on découvrait une tapisserie parsemée de gerbes de roses en relief, d’une telle finesse, d’un tel réalisme qu’on aurait pu les penser cueillies du jour et posées dans un vase invisible.
Une immense fenêtre habillée de rideaux de dentelle et double-rideau remplissait totalement l’espace entre le second mur de la salle de bains et celui faisant face au lit et s’ouvrait sur une terrasse à la rambarde ciselée, offrant la vue sur le lac qu’Émilie et Pierre avaient découvert dans le dépliant publicitaire reçu quelques mois auparavant.
Près de la fenêtre, regardant le lit, un divan de cuir blanc s’adossait au mur à côté d’une desserte agrémentée d’un bouquet de roses en soie soulignant joliment un grand tableau : le lac Majeur et les îles Borromées enveloppées d’un manteau de brume donnant l’impression irréelle qu’elles flottaient au-dessus de l’eau, immortalisés d’une main de maître.
Au centre de la pièce, une grande table ronde au pied massif d’où partaient quatre tiges feuillues montant en arceau pour soutenir le plateau était rehaussée d’un petit napperon sur lequel était posé un immense bouquet de roses immaculées baignant leurs longues tiges dans un vase de cristal. Quatre chaises assorties étaient disposées autour.
La simplicité du parquet, fait de lattes blanches, faisait ressortir le magnifique travail d’ébénisterie des meubles. Il était recouvert, autour du lit et sous le canapé, d’épais tapis de laine blancs.
Et lorsque le regard ébloui se détachait enfin de toute cette magnificence exposée, de cette osmose entre chaque élément, il découvrait le superbe lustre central qui jadis baignait la chambre de la douce lueur de ses bougies.
D’un rond de plafond ouvragé pendaient trois chaînes dorées soutenant une armature en métal torsadé se divisant en six demi-cercles. Chaque arceau supportait un petit bougeoir en forme de rose, une bougie posée au coeur de la fleur. Sous la rose, pendaient − tel un mobile − des fils dorés de différentes longueurs au bout desquels se balançaient gracieusement de fines gouttes de cristal que les déplacements d’air faisaient tinter d’un son pur et doux, telle une musique divine...
[...]
L’entendraient-ils ? Cette nuit ? demain ? ou ce cri s’échappant de son coeur terrifié ne trouverait-il aucun écho en eux ?
Ressentiraient-ils, eux aussi, l’angoisse et la peur qui terrassent lorsqu’au creux du silence un hurlement vous transperce l’âme, vous réveillant en sueur, hébété, terrorisé ? Percevraient-ils le secret de la chambre nuptiale ? ou comme d’autres avant eux ne verraient-ils que le décor divin qu’elle paraissait offrir ?
Seraient-ils capables de s’ouvrir à autre chose... d’accepter l’inacceptable ? ou imperméables au mystère, comme Lui, refuseraient-ils d’écouter, de croire ?
Incertitude, questions, colère, terreur, désespoir tournaient en boucle dans sa tête comme un manège infernal... Elle étouffait. Elle appuya son front contre la vitre. Le froid lui fit du bien.
Si seulement ils l’entendaient... enfin.
Elle se tourna vers Lui. Les yeux fermés, il ne bougeait pas. Sa poitrine se soulevait très faiblement. Bientôt, il serait trop tard.
— Oh, mon Dieu ! Faites qu’ils m’entendent !
Crevant le silence de la nuit, son hurlement déchirant rebondit sur les murs...
[...]
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