Pseudo : Jean-Marc
Localisation : Champagne
Inscrit le : 28/12/2007
Messages : 784
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Bonjour,
Peut être le message précédent n'était il pas lisible du fait de l'absence de titre ?
Ou alors autre chose.... Vas savoir !
Bon, je m'entête, on verra bien !
Bien, je succombe à la mode des extraits et, après remaniement d'"Emouvance" je vous propose un extrait "sensuel" :
..."Il sentait son corps respirer doucement, il se redressa, cligna des yeux, observant cette tâche blanche au milieu de ses cheveux noirs, comme une étoile ou une perle accrochée à la nuit. Elle eut un soupir, ouvrit les yeux, le regard perdu dans l’incompréhension. Elle vit un visage, un sourire, puis redressa la tête une main sur le front.
Avant de verser les gouttes d’huile aux bons endroits, il ferma les yeux et promena ses doigts le long de son dos, pour découvrir et sentir. La tentation était trop forte, la peau trop tiède et trop douce. Il pencha la tête jusqu’à effleurer sa nuque et ses épaules avec ses lèvres, il respirait de tout son corps et la caressait du bout des doigts, comme on prend plaisir à caresser la soie.
Elle sentait une fraîcheur parfumée tomber sur ses épaules, puis, sur le haut du dos, jusqu’au creux des reins. Il étendit l’onguent jusqu’à la naissance de ses seins puis sur la courbure des hanches. Enfin, il fit de ses doigts des lutins avides de chair tendre, de tremblements et de frissons.
Il sentait par endroits le grain de sa peau réagir aux caresses, alors il appliquait ses paumes entières et pressait sans appuyer en redessinant les contours de son corps. Au fur et à mesure qu‘elle se détendait et s’assouplissait, lui se contractait et sentait cette raideur incontrôlable qui l’empêchait de continuer avec ses mains seules. Il se pencha à nouveau et fit rouler jusqu’aux chevilles le seul vêtement qui lui restait. Ses yeux habitués à la pénombre devinaient une splendide nudité. Des reflets d’ambre et de nacre rendaient sa peau translucide comme la porcelaine. Il l’embrassait comme on goûte et s’attardait sur chaque grain de beauté. Il fit glisser sa main sous son ventre pour qu’elle se retourne.
Sa bouche fit les mêmes découvertes que ses doigts qui continuaient à caresser sans contrôle. Plus elle sentait son souffle descendre, et plus sa respiration s’accentuait.
Leur corps ne leur appartenait plus. Seul l’air était chargé de cet instinct qui dictait leurs mouvements, ils sentaient avec une force viscérale l’emprise de l’autre. Ils étaient habités par des exigences qui leur échappaient, prêts à se donner pleinement, entièrement, jusqu’au bout de leurs forces, heureux, ils ne formaient plus qu’un long fuseau d’amour et de plaisir.
Aveuglés, emmêles, enlacés, l’un dans l’autre, leur corps s’épanouirent soudain en se raidissant, pour se laisser envahir de cette fulgurante jouissance qui rend inerte, presque sans vie, ailleurs, mais toujours ensemble...."
Puis un autre sur la révolte du personnage principal "Arc-en-ciel"
..."- J’ai perdu mon emploi.
Arc en ciel écarquilla les yeux, sa bouche s’entrouvrit, et il respira très fort. Il ne pouvait, ni se décoller du regard de son père, ni articuler quoi que ce soit. Il sentait, il vivait une profonde injustice. Ils regardait ses parents, fiers et graves et ne comprenait pas. Il aurait voulu, à cet instant précis, se trouver face à un aristocrate, un politicien, un chef d’entreprise, n’importe qui contribue à faire de la vie un billet de banque, ou une vulgaire hiérarchie des hommes, basée sur des compétences et des jugements fabriqués pour un monde auquel il n’appartenait pas. Il savait que son père faisait partie de cette immense cohorte de chômeurs potentiels, d’assistés humiliés. Il comprenait aujourd’hui ses refus à vouloir parler de son travail, de son « gagne pain ». Trop bas, trop inintéressant, trop chanceux peut être aussi.
Il entendait encore sa voix douce et posée demander pourquoi lui, avait la « chance » de travailler, mais surtout de « gagner sa vie », et non cette boule de chiffons crasseux, la main tendue, à la recherche d’un sou, d’une pièce ou d’un peu de chaleur. Qu’avait-il fait, lui, pour se retrouver à la rue sans rien ni personne ? Pourquoi était il sale et repoussant, pourquoi l’amour ne venait-il pas à la rescousse de cette misère, de cette détresse vivante, pourquoi ces regards détournés, ces gens aux fenêtres, au chaud, insipides et résignés ? Il sentit son ventre le rappeler à l’ordre, mais cette fois-ci, c’en était trop ! C’était trop injuste, il n’avait pas le droit, ni le devoir d’accepter d’être lui aussi, abandonné par la vie. Non, son ventre ne comprenait plus rien. Il continuait à vouloir que l’amour exulte, alors qu’une monstrueuse erreur était entrain de se commettre là devant ses yeux. Il laissa son ventre agir à sa guise, même s’il sentait déjà des billes de plomb taper sous ses tempes, même si le mal grandissait à le rendre fou, il ne tolérerait pas que la sérénité puisse l’emporter sur la révolte. Cet abdomen qui n’écoutait que son amour, et se détraquait à chaque fois qu’une pulsion de haine surgissait, n’était plus, à ses yeux, devenu qu’un amas de viscères répugnant. Quelle force avait cet amour pour faire de ses parents de futures ombres numérotées aux allocations des miséreux ? Quel pouvoir exerçait-il sur cette chape de mépris, qui écrase et broie un homme jusqu’à ce qu’il devienne pouilleux, muet, à demi-mort ? Pourquoi ne sortait-il pas de son ventre cet amour, cet Enchanteur aux soi-disantes puissances ? Il s’écroula sur la table en murmurant :
- J’ai mal…
Ça fait peut être un peu long ? Mais bon...
Les commentaires seront les bienvenus !
Peut être le message précédent n'était il pas lisible du fait de l'absence de titre ?
Ou alors autre chose.... Vas savoir !
Bon, je m'entête, on verra bien !
Bien, je succombe à la mode des extraits et, après remaniement d'"Emouvance" je vous propose un extrait "sensuel" :
..."Il sentait son corps respirer doucement, il se redressa, cligna des yeux, observant cette tâche blanche au milieu de ses cheveux noirs, comme une étoile ou une perle accrochée à la nuit. Elle eut un soupir, ouvrit les yeux, le regard perdu dans l’incompréhension. Elle vit un visage, un sourire, puis redressa la tête une main sur le front.
Avant de verser les gouttes d’huile aux bons endroits, il ferma les yeux et promena ses doigts le long de son dos, pour découvrir et sentir. La tentation était trop forte, la peau trop tiède et trop douce. Il pencha la tête jusqu’à effleurer sa nuque et ses épaules avec ses lèvres, il respirait de tout son corps et la caressait du bout des doigts, comme on prend plaisir à caresser la soie.
Elle sentait une fraîcheur parfumée tomber sur ses épaules, puis, sur le haut du dos, jusqu’au creux des reins. Il étendit l’onguent jusqu’à la naissance de ses seins puis sur la courbure des hanches. Enfin, il fit de ses doigts des lutins avides de chair tendre, de tremblements et de frissons.
Il sentait par endroits le grain de sa peau réagir aux caresses, alors il appliquait ses paumes entières et pressait sans appuyer en redessinant les contours de son corps. Au fur et à mesure qu‘elle se détendait et s’assouplissait, lui se contractait et sentait cette raideur incontrôlable qui l’empêchait de continuer avec ses mains seules. Il se pencha à nouveau et fit rouler jusqu’aux chevilles le seul vêtement qui lui restait. Ses yeux habitués à la pénombre devinaient une splendide nudité. Des reflets d’ambre et de nacre rendaient sa peau translucide comme la porcelaine. Il l’embrassait comme on goûte et s’attardait sur chaque grain de beauté. Il fit glisser sa main sous son ventre pour qu’elle se retourne.
Sa bouche fit les mêmes découvertes que ses doigts qui continuaient à caresser sans contrôle. Plus elle sentait son souffle descendre, et plus sa respiration s’accentuait.
Leur corps ne leur appartenait plus. Seul l’air était chargé de cet instinct qui dictait leurs mouvements, ils sentaient avec une force viscérale l’emprise de l’autre. Ils étaient habités par des exigences qui leur échappaient, prêts à se donner pleinement, entièrement, jusqu’au bout de leurs forces, heureux, ils ne formaient plus qu’un long fuseau d’amour et de plaisir.
Aveuglés, emmêles, enlacés, l’un dans l’autre, leur corps s’épanouirent soudain en se raidissant, pour se laisser envahir de cette fulgurante jouissance qui rend inerte, presque sans vie, ailleurs, mais toujours ensemble...."
Puis un autre sur la révolte du personnage principal "Arc-en-ciel"
..."- J’ai perdu mon emploi.
Arc en ciel écarquilla les yeux, sa bouche s’entrouvrit, et il respira très fort. Il ne pouvait, ni se décoller du regard de son père, ni articuler quoi que ce soit. Il sentait, il vivait une profonde injustice. Ils regardait ses parents, fiers et graves et ne comprenait pas. Il aurait voulu, à cet instant précis, se trouver face à un aristocrate, un politicien, un chef d’entreprise, n’importe qui contribue à faire de la vie un billet de banque, ou une vulgaire hiérarchie des hommes, basée sur des compétences et des jugements fabriqués pour un monde auquel il n’appartenait pas. Il savait que son père faisait partie de cette immense cohorte de chômeurs potentiels, d’assistés humiliés. Il comprenait aujourd’hui ses refus à vouloir parler de son travail, de son « gagne pain ». Trop bas, trop inintéressant, trop chanceux peut être aussi.
Il entendait encore sa voix douce et posée demander pourquoi lui, avait la « chance » de travailler, mais surtout de « gagner sa vie », et non cette boule de chiffons crasseux, la main tendue, à la recherche d’un sou, d’une pièce ou d’un peu de chaleur. Qu’avait-il fait, lui, pour se retrouver à la rue sans rien ni personne ? Pourquoi était il sale et repoussant, pourquoi l’amour ne venait-il pas à la rescousse de cette misère, de cette détresse vivante, pourquoi ces regards détournés, ces gens aux fenêtres, au chaud, insipides et résignés ? Il sentit son ventre le rappeler à l’ordre, mais cette fois-ci, c’en était trop ! C’était trop injuste, il n’avait pas le droit, ni le devoir d’accepter d’être lui aussi, abandonné par la vie. Non, son ventre ne comprenait plus rien. Il continuait à vouloir que l’amour exulte, alors qu’une monstrueuse erreur était entrain de se commettre là devant ses yeux. Il laissa son ventre agir à sa guise, même s’il sentait déjà des billes de plomb taper sous ses tempes, même si le mal grandissait à le rendre fou, il ne tolérerait pas que la sérénité puisse l’emporter sur la révolte. Cet abdomen qui n’écoutait que son amour, et se détraquait à chaque fois qu’une pulsion de haine surgissait, n’était plus, à ses yeux, devenu qu’un amas de viscères répugnant. Quelle force avait cet amour pour faire de ses parents de futures ombres numérotées aux allocations des miséreux ? Quel pouvoir exerçait-il sur cette chape de mépris, qui écrase et broie un homme jusqu’à ce qu’il devienne pouilleux, muet, à demi-mort ? Pourquoi ne sortait-il pas de son ventre cet amour, cet Enchanteur aux soi-disantes puissances ? Il s’écroula sur la table en murmurant :
- J’ai mal…
Ça fait peut être un peu long ? Mais bon...
Les commentaires seront les bienvenus !

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