Le blog thebookedition.comEnquêtes sur le sens de la vie




#1
Pseudo : Jacky Bourgogne
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Bonjour à tous et toutes et mes meilleurs vœux pour cette année qui s’annonce, en espérant qu’elle portera ses fruits pour toutes vos créations littéraires.

Je me permet de vous présenter ici mon nouveau bouquin traitant du sens de la vie (le précédent traitait du sens de la mort, je suis donc quelqu’un qui a besoin de beaucoup de sens faut d’être vraiment censé ;-))
En voici sa présentation suivi de son introduction.
Vous pourrez lire une bonne partie de la suite sur mon site perso www.jackybourgogne.com s’il vous intéresse. Merci de me dire ce que vous en pensez, car toute critique, même mauvaise est bonne à recevoir car nous fait progresser lorsqu’elle est justifiée. …

La vie a t’elle un sens ?
C’est pour répondre à cette question que je vous livre ici mes réflexions dans cet ouvrage de philosophie light. Essentiellement sous la forme conviviale d’enquêtes journalistiques non dénuées d’humour afin de ne pas sombrer dans le pompeux académique. Toutes les facettes qui constituent nos vies y seront abordées… jusqu’à la révélation finale.


PROLOGUE


Contexte : Rencontre au coin d’une rue, d’un ancien pote en cette fin d’année 2010

– Salut . Qu’est ce que tu deviens ? Ca va toi ?
– Ben non, çà va pas fort. A la maison ma femme est déprimée et me contamine avec ses jérémiades. Au boulot, ils me demandent d’en faire toujours plus, pour ne rien gagner de plus, du coup je suis encore plus stressé.
– Pourtant tu as un bon poste, pas trop mal payé.
– Tu parles. Je n’arrive plus à boucler mes fins de mois. C’est la faute de la crise, paraît-il. Et la solution que nos politiciens ont trouvé, c’est serrez vous la ceinture d’un cran de plus. C’est comme çà, c’est la mondialisation. Alors tu dois la fermer et bosser où libérer la place, parce qu’il y en a d’autres derrière qui guettent ta place.
– Pourtant il parait que la mondialisation présente des avantages. Ca fait travailler le monde entier. Ainsi les prix baissent avec la concurrence et l’ouverture de marchés de plus en plus grands. On peut donc acheter davantage.
– Tu te trompes. Redescends sur terre et regarde les choses en face. Il y a bien une foultitude de choses à acheter, mais d’une part on invente chaque jour des produits de consommation nouveaux dont on n’a pas d’utilité réelle, mais en plus la qualité n’est plus là. Ce qui fait qu’ il faut tout changer tout le temps , ce qui épuise les ressources de la planète et démultiplie la pollution . Du coup, on nous prédit de belles catastrophes écologiques qui avec la surpopulation engendrera de la famine, et avec la misère qui s’installera partout, des révolutions sur fond de nouvelles guerres de religion . Bref mes belles illusions se sont envolées et je trouve que vraiment la vie n’a pas de sens.
– Effectivement, pas terrible tout çà ! A part prendre des remontants pour tenir le coup ou se réfugier dans la religion, ce que doit faire à mon avis une bonne partie de la population mondiale, je ne vois pas de solution miracle . Cependant j’ai quelques idées sur la question … et puis découvrir à quoi rime la vie et si elle a seulement un sens, sont des questions qui me taraudent depuis un bon bout de temps. Mais çà serait bien trop long à t’exposer ici et maintenant. Allez, essaie de garder le moral. Je t’appelle dès que j’aurais du concret à te proposer.
Sur ce je le plantais là en m’éloignant à grands pas, n’étant guère d’humeur à être contaminé par cette morosité ambiante.

Trouver des solutions. Facile à dire ! Mon ami est loin d’être le seul à éprouver ce mal être dans un monde qui va trop vite, en quête de nouveaux repères et surtout de sens.
De sens, oui justement. Là est toute la question : Comment donner du sens à nos vies dans un monde qui ne semble plus en avoir ?
Il faudrait pour cela , faire une analyse de ce qu’en pense les philosophes, mais pas seulement eux. Egalement tous les êtres humains ayant écrit quelque chose de censé sur cette question. Ensuite synthétiser tout cela.
Voilà une bonne idée. Dans un premier temps, commencer par lire des bouquins , faire des recherches sur internet pour collecter de multiples éléments d’information, ensuite les développer. Par exemple sous forme d’enquêtes journalistiques afin de faire partager les points de vue les plus visionnaires de gens ayant écrit sur ce sujet… puis en faire une synthèse. Le tout sous la forme d’un livre qui pourrait s’intituler " Le sens de la vie ". Non , trop prétentieux et les géniaux Monty Python l’ont déjà sorti. Tiens au passage , ne pas oublier d’y glisser un peu d’humour , sinon je risque de tomber dans un bouquin ennuyeux et pompeux réservé aux académiciens... " Enquêtes sur le sens de la vie " devrait mieux convenir. Bien que trouver le sens d’une vie me semble plutôt relever d’une quête individuelle, en brassant des réflexions et des idées , des pistes de solutions positives communes finiront bien par émerger.
Alors au travail. Encore que je n’aime pas tellement ce mot, responsable de bien des maux. Remplaçons le par "Agitons nos neurones ". Procédons par étapes. A mon humble avis, la première clé qui nous permettrait d'ouvrir la porte d’un futur terrestre ayant du sens se nomme "clé de la connaissance de soi ". Cette première porte ouverte, on devrait y trouver d’autres clés ouvrant d’autres portes jusqu’à atteindre la porte ultime "celle de la sagesse ".
Car, cela me semble logique, seuls les sages ont résolu leurs problèmes existentiels.
Commençons donc par le commencement en faisant une rapide analyse psychologique et sociologique de ce bougre d’animal d’humain.

Le livre Enquêtes sur le sens de la vie

Jacky Bourgogne
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#2
Pseudo : Jacky Bourgogne
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A la demande générale, voici la suite du prologue.
Vous pourrez en lire davantage sur ce sujet (le sens de la vie) qui , il me semble aurait dû passionner le monde entier mais bon... c'est mon destin ;-) L'adresse : www.jackybourgogne.com (consortium & co , tant qu'à faire...)

Voici donc 4 pages du Chapitre 1

PORTE I
LE SENS SOCIOLOGIQUE
DE l’ANIMAL HUMAIN

Intervenant : Henri Laborit


Qu’est l’homme ?
Vaste question ! Cet être paradoxal qui aspire sans cesse au chan-gement tout en restant ancré dans ses certitudes et son immobi-lisme. Un être plutôt instable assurément qui manque considéra-blement de sagesse. Et de recul. Son incapacité à savoir tirer les enseignements du passé est flagrante. Cette constante de compor-tement aberrant qui fait en sorte que celui-ci persiste à toujours agir comme s’il venait de naitre. Du style : « Je casse ce que mes aînés ou moi-même viennent de construire car j'adore détruire et reconstruire. Sinon je ne saurais pas trop quoi faire de ma vie ! » Comportement qui du coup, rend immuable ce cycle trop connu de l’histoire : Anarchie-Fascisme et Guerre-et-Paix-sans-lendemain. Pourquoi ? Peut–être à cause de sa relative jeunesse !
Car il est vrai que ce pauvre humanoïde vient tout juste de sortir de l'âge de pierre. En tout cas par rapport à l'échelle de l'évolution et de l'âge de la planète.
Jugez plutôt : « Si l’on ramène les 4,5 milliards d’années de notre planète à une seule journée terrestre, en supposant que celle-ci soit apparue à 0 heure, alors la vie naît vers 5 heures du matin et se développe pendant toute la journée. Vers 20 heures seulement viennent les premiers mollusques. Puis à 23 heures arrivent les dinosaures qui disparaîtront à 23h40. Quant à nos ancêtres, ils ne débarquent enfin que dans les 5 dernières minutes avant 24 heu-res et ne voient leur cerveau doubler de volume que dans la toute dernière minute. La révolution industrielle n’a commencé que depuis un centième de seconde 1. »
Pour une race qui s’imagine, en tout cas les croyants, qu’un créa-teur divin n’a créé le monde que pour eux, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce monde ne s’est en tout cas pas fait en un jour. Ni d’ailleurs en sept ! Où alors çà doit être l’échelle de temps qui m’échappe !
N’oublions pas non plus que l’homme ne peut faire abstraction
d’ une évolution progressive de son cerveau dont à la base un puissant cerveau reptilien. Celui ci est responsable de nos com-portements primitifs car assure nos besoins fondamentaux pour mieux assumer la survie de l'individu et de l'espèce, aux dépend des autres. Son second cerveau , le paléo-mammalien (merci Wi-kipédia) dit système limbique permet les émotions et déclenche les réactions d'alarmes du stress. Le troisième, le néocortex , se-rait seulement le résultat de la dernière phase de l'évolution de notre cerveau. Il permet notamment le raisonnement logique et le langage, l'anticipation des actes.
Mais, mettons à part cette excuse de relative immaturité et cher-chons plus avant les sources d'un mal qui l'empêche de tirer les leçons du passé pour profiter des joies de l'existence !
Qu'est ce qui peut bien le pousser à s'enfermer dans des quêtes idéalistes par le sang cent fois versé de révolutions ? Idéal qu'il s'empressera de renier une fois atteint, au profit d'autres quêtes, conquêtes ou idéaux toujours plus inaccessibles. Ce qui implique naturellement qu'il n'est du coup, jamais satisfait ! Car l’homme c’est bien connu a sans cesse besoin d'avoir plus, et d'être plus .
Est ce le coté éphémère de son existence qui le rend si peu res-ponsable ?
Qui le traumatise au point de le persuader que sur cette terre il a

1 Informations d’ Hubert Reeves, astrophysicien et philosophe qui a beaucoup de choses passionnantes à nous révéler. C’est pourquoi nous l’interrogerons plus tard.

toujours raison ? Qui fait en sorte qu’il se soucie fort peu de ce que peut penser " l’autre " l’un de ses deux meilleurs ennemis, (le second étant lui-même) ? Or en ignorant délibérément cet au-tre lui aussi mû par les mêmes instincts, il ne peut que récipro-quement devenir son adversaire.
Est-ce là, ce qui l'incite à tenir, pour n'importe quelle cause bien fomentée, des conduites et propos, fous et suicidaires ? Enfin est-il utopique de penser qu'un beau jour un modèle plus juste et sta-ble de société puisse lui convenir afin qu'il s'y épanouisse ? Et si cela s’avère impossible, que faire, s’enfuir ? Mais pour aller où ?

Cela me rappelle une de mes lectures " Eloge de la fuite " d’Hen- ri Laborit, neurobiologiste (le "père" de nos tranquillisants), spé-cialiste du comportement humain et philosophe.
Pour résumer la pensée, de cet éminent professeur philosophe : « Tant qu'on n'aura pas diffusé très largement à travers les hom-mes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la fa-çon dont ils l'utilisent et tant que l'on n'aura pas dit que cela a tou-jours été pour dominer l'autre, il y a peu de chance qu'il y ait quoi que ce soit qui change »
Prenons donc quelque libertés avec l’écoulement du temps en le remontant pour réaliser cette première interview-fiction, car l’homme est hélas mort en 1995. Le ton utilisé ici sera branché et cocasse pour contrebalancer un certain pessimisme de ses propos et être plus en phase avec l’ époque des années 80. En effet ces années là, grâce sans doute à un vent de renouveau politique, l’on se fichait bien du "qu’en dira t’on " et il y avait du coup da-vantage de liberté de langage. Cependant les lois de l’audimat, marketing oblige, y étaient déjà tenaces, comme nous allons le voir.
– Professeur, Pourriez -vous nous donner une définition rapide du "sens" de l'existence pour vous ?
– Le sujet est bien vaste, mais pour résumer ma pensée, tout tient en ces mots : La seule raison d'être d'un être, c'est d'être !
– Heum... oui ! Nous n’ignorons pas non plus qu’être ou ne pas naitre telle est la question. Méééé plus précisément, qu'est ce qui peut bien pousser l'homme à agir perpétuellement de façon aussi ...disons "irraisonnée" ?
– Et bien la raison source qui le pousse à agir c'est la recherche d'une valorisation de lui-même. A ses yeux, et à ceux de ses contemporains. Dans la quête de ce but, dans la société, il lui fau-dra gravir un à un tous les échelons de la hiérarchie sociale, afin de satisfaire son goût pour la dominance. Si son environnement social fait en sorte qu'il ne puisse plus agir d'une façon ou d'une autre, il se trouvera alors plongé en situation "d'inhibition de l'ac-tion". Il devient dés lors violent, soit envers lui–même en agis-sant sur son propre organisme, sous forme par exemple de dé-pression, d'ulcère à l'estomac, ou d'impuissance sexuelle. Ou bien alors, en agissant "physiquement" violemment envers les autres. Dans la mesure ou la société le lui permet, évidemment !
– Evidemment. Mais dans ce cas pourquoi l'homme ne peut il trouver d’autres moyens plus pacifiques pour se valoriser sans bousill… heu … annihiler les autres ?
– Non. Tout simplement parce que s'il est vrai que nous ne som-mes que le reflet du regard des autres, ces autres sont néanmoins nos ennemis, des envahisseurs de notre territoire gratifiant, des compétiteurs dans l'appropriation des objets et des êtres, que nous désirons.
C’est simple ! Dés que l'on met deux hommes ensemble sur le même territoire, il y aura toujours forcément un exploiteur et un exploité, un maître et un esclave, un heureux et un malheureux. Alors moi je dis qu'il y en a marre des autres ! De cet ennemi sournois au visage hypocrite qui sans même nous faire crier nous tue à petit feu, nous envahi, nous exploite, nous viole, nous pille, nous bouffe, nous ...
– Calmez-vous! Calmez-vous Professeur! Elevons plutôt le dé-bat vers le domaine de la spiritualité. Par exemple avec le secours de la religion, croyez-vous...
– La religion !!! La religion Monsieur c'est une idéologie de la souffrance. Une idéologie qui à permis tout au long des siècles aux dominants de s'abreuver aux sources du plaisir, en persuadant les dominés qu'ils avaient bien de la chance dans leur souffrance car elle leur sera remboursée au centuple dans l'autre vie !
– Sans doute, sans doute ! Mais il reste indéniable que toute reli-gion contient des facteurs positifs pour l’homme. Par exemple l'amour de son proch...
– Quel amour ? L'amour c'est le mot de passe qui permet d'ouvrir les cœurs, les sexes, les sacristies et les communautés humaines. C'est un mot qui ment à longueur de journée, et qui a toujours laissé libre cours à la violence. La violence des justes et des bien pensants.


Jacky Bourgogne
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#3
Pseudo : Petite Fée
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Intéressante analyse...
Bonne route à votre livre !
Amitiés et bonne journée à tout le monde !
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Je regarde, j'écoute, je sens... de ces images, de ces sons, de ces odeurs, naissent les mots que je couche sur la feuille !
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#4
Pseudo : Jacky Bourgogne
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Merci pour cette premiére réponse ô petite fée qui je l'espére ne restera pas emmurée trop longtemps. Ton travail graphique est super pro, ton écriture au top. Je te kiffe grave ;-))
Jacky Bourgogne
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#5
Pseudo : Jacky Bourgogne
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Toujours à la demande générale ;-)) voici un petit extrait Zen ,en ces temps qui en manquent cruellement, du chapitre 2 de mon bouquin sur le sens de la vie. Avec à la clé une interview fiction d'un homme empli de sagesse: "Le Dalaï Lama"

Porte II

Sur le chemin du bonheur

Intervenant : Le Dalaï Lama 1


Quelque peu déçu par cette interview peu flatteuse pour l’humanité, je décidai néanmoins de récidiver et fit jouer mes re-lations avec mon éditeur pour obtenir un rendez vous avec le Da-laï Lama de passage à Paris pour quelques conférences . Ce chef spirituel des bouddhistes prêchant la non violence, devait bien avoir des idées plus zen sur le sens de la vie.
Fort intimidé au départ par cet être si quémandé par des milliers d’individus en quête de sagesse et d’absolu, l’homme sut immé-diatement me mettre à l’aise et c’est devant une tasse de thé sur la terrasse d’un grand hôtel qu’eût lieu l’entretien .
Décor : Terrasse d’hôtel face à un petit parc arboré et fleuri où l’on n’entend que le chant des oiseaux par une belle journée en-soleillée .
Après quelques aimables échanges sur la qualité des lieux, le beau temps, le moral des Français et quelques conseils de santé pour améliorer mon teint pâle de Parisien , l’entretien commença.
– Ŏ Vénérable, pourriez vous tenter de nous éclairer en nous fai-sant partager votre vision du sens de la vie ?
– Hé bien, le roseau du lac Manasarovar qui plie face à l’ouragan a t’il plus de sens que le chêne qui rompt, pour le lama qui gam-bade dans la montagne sacrée ? énonça t’il d’un air plein de ma-lice.
Ne sachant trop s’il s’agissait d’humour tibétain ou si je devais décrypter cette parabole , j’ajoutai :
– Certes, heu… grand Lama . Mais, mis à part de gambader, qu’est ce qui pour vous dans la vie peut apporter du sens, afin justement de donner un sens à nos misérables vies ? (Plutôt culo-té, çà, j’ai bien peur que mon interview va tourner court).
Contre toute attente, le Dalaï Lama s’esclaffe d’un rire sonore (Ouf)
– Je vois que vous avez le sens de l’humour. J’apprécie cette qualité ! Pour répondre à votre question je dirais que, sans aucun doute pour moi, le véritable but de la vie c’est la recherche du bonheur ! L’espoir d’atteindre un bonheur authentique et durable.
– Certes mais comment …
– L’atteindre ? Par l’exercice de l’esprit ou plus exactement en écoutant notre âme , notre cœur et notre esprit. Cela consiste à éliminer les facteurs qui causent la souffrance et à cultiver les chemins qui mènent au bonheur. Telle est la voie !
– Mais heuu… votre sainteté, avez vous une recette pour y par-venir, des conseils à nous prodiguer, des clés pour ouvrir les por-tes de cette félicité ? (Très en verve aujourd’hui. Décidément cet homme là m’inspire)
– Hé bien c’est de notre état d’esprit que dépend notre bonheur et par conséquent de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons. Notre tendance à comparer avec ce que les autres ont de plus que nous, comme argent, beauté, plaisirs, engendre l’envie, la frustration et le chagrin. Il suffit de retourner ce point de vue positivement en nous comparant à ceux qui sont moins chanceux et hop, ainsi serons nous satisfaits » fit il en me lançant un de ses sourires communicatif qui n’appartient qu’à lui. En fait pour le bouddhisme, reprit-il, l’accomplissement repose sur quatre fac-teurs :La richesse, la satisfaction matérielle, la spiritualité et l’éveil. Ce sont là les 4 éléments constitutifs de la quête du bon-heur individuel.
La richesse et la satisfaction matérielle à eux seuls ne garantissent ni la joie ni la plénitude. Pour vivre heureux au quotidien, la séré-nité et la paix de l’esprit sont garantes d’une vie de bonheur et de joie. Car la sensation d'être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l'absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons.
– Cependant , heu… votre seigneurie, le souci est que dans notre monde occidental, il est très difficile, voire même impossible de nous satisfaire de ce que nous possédons. Car notre société repose sur l’acquisition matérielle, l’appât du gain et la soif de vouloir être et surtout posséder toujours plus.
– J’en suis fort conscient . Aussi faut il faire attention à ne pas céder aux sirènes de la convoitise. Car la convoitise conduit à la frustration, étant donné que sa raison d’être est l’assouvissement. Or le souci c’est qu’ une fois l’objet du désir obtenu, l’on reste frustré car nous ne sommes toujours pas satisfaits. Du coup, l’on s’en détache pour passer à un autre. En fait, pour se rendre comp-te de la valeur de ce que l’objet provisoire de nos désirs nous ap-portera, il faut se poser cette simple question : Cela va t’il ou non vraiment me procurer du bonheur ? En y répondant, on pointe du doigt ce qui est essentiel, l’objet véritable de notre désir. La frustration de ce que l’on se refuse devient alors très secondaire et nous atteignons alors le contentement, clé importante du bonheur.
– Fort bien vu en ce qui concerne nos désirs matériels, votre éminence. Mais en ce qui concerne nos états mentaux, comment, dans le tumulte de nos pensées, parvenir à trier le bon grain de l’ivraie, si j’ose dire.
– Notre esprit renferme effectivement des milliers de pensées ou d’états d’esprits différents. Le bonheur, c’est éloigner de notre esprit ce qui lui est nocif, les pensées mauvaises qui nous gâchent la vie, pour se satisfaire de ce que l’on a déjà.
L’essentiel tient en ces mots : Identifier et cultiver les états men-taux positifs. Identifier et éliminer les états mentaux négatifs. En fait le premier pas dans la quête du bonheur, c’est cet apprentis-sage.
– Voilà une sage démarche, bien pratique et rationnelle, votre honneur. Et quel serait pour vous la définition d’une personne équilibrée, capable justement de peser le pour et le contre dans la cacophonie de sa psyché ?
– (Il rit) Je dirais qu’une personne chaleureuse empreinte de compassion, une personne de cœur est équilibrée. Si la compas-sion, la gentillesse et l’affection vous anime, cela vous donne la clé de votre serrure intérieure et vous communiquez du même coup bien plus facilement avec les autres. La chaleur humaine permet l’ouverture. Vous découvrirez ainsi que tous les êtres hu-mains sont comme vous. Tout simplement !
– Mais votre altesse, si cela est si simple pourquoi y a t’il tant de gens qui ne sont pas heureux ? ... ... ...

Le livre Enquêtes sur le sens de la vie
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#6
Pseudo : Jacky Bourgogne
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Si le se sens de la vie vous intéresse toujours autant ;-), en voici la 3eme révélation (sur 7):
Le monde est ce que nous en faisons

Une constante qui me parait de plus en plus évidente est que le monde est ce que nous en faisons ou du moins ce que nous tentons d'en faire. Cette idée n’est certes pas nouvelle . Ainsi Jean-Paul Sartre pensait que " l'existence précède l'essence ", c'est-à-dire que nous surgissons dans le monde, puis nous existons et finalement nous nous définissons par nos actions dont nous som-mes pleinement responsables. (Courant philosophique nommé l’existentialisme)
Avant Sartre, Aristote pensait que tout ce que nous faisons ou négligeons de faire nous transforme. Soit nous nous disciplinons, et cultivons nos forces, soit nous nous laissons aller, et entretenons nos faiblesses. Ainsi, contracter un vice est une sorte d’entraînement négatif , comme s’habituer à prendre une mau-vaise position assise. Inversement, on devient vertueux par l’usage, en accomplissant des actes de vertu, comme on devient bon coureur en s’exerçant à la course. D’où le poids de nos actes.
A noter que le Dalaï Lama nous suggère la même chose avec le bouddhisme datant du Ve siècle avant Jésus Christ : « Cultiver sans cesse un état mental positif, induira un état positif intérieur comme extérieur .» Agir transforme donc bien le monde qui en réactivité influence nos actions en retour.
C’est une forme d’ interactivité. En effet le simple fait de croire en cette possibilité par exemple: L’homme est fondamentalement un être de pure bonté, crée cette possibilité au niveau de l’individu, puis par effet boule de neige à l’échelle de la planète. Ce que fit en l’occurrence Jésus Christ.
Cependant, me direz-vous, si le monde est ce que j’en fais, pourquoi ne puis je pas mieux décider du cours de mon destin ? Pour-quoi ne puis-je y réaliser mes rêves ? Pourquoi ce sentiment d’éternelle insatisfaction, quoi que j’entreprenne ? En clair, comment çà marche ?
La réponse est dans la question : Il faut simplement chercher le mode d’emploi.
Chercher comment l’on fonctionne et à quoi l’on pourrait bien servir, est à mes yeux, sinon le sens de la vie, tout du moins le but de notre vie. Cela ne se fait pas tout seul, ni très vite. Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, il faut pour cela mul-tiplier de bonnes et mauvaises expériences et savoir les analyser pour progresser.
Si l’on parvient à réaliser un tant soit peu cet objectif et que nous n'y sommes toujours pas satisfaits, c'est que nous n'étions pas cer-tains de nos propres choix ou que nous n'avons pas trouvé le cou-rage de réaliser un changement de vie, de tenter d'autres aventu-res . En effet, quand un monde est imparfait , mais où l'on y sur-vit néanmoins dans des conditions supportables, il est tentant de se dire que de toute façon ailleurs c'est certainement pire, plutôt que de quitter notre situation actuelle. Car comme le dit le dicton populaire qui prêche un certain immobilisme : « Mieux vaut tenir que courir. » . L’inverse est également vrai : Mieux vaut courir que de ne rien tenir.
L'autre problème, pour modeler le monde à notre guise est que n'y étant pas seuls il faut "faire avec" les multiples autres souhaits de nos congénères, qui heureusement aspirent à peu prés aux mêmes désirs de façon générale (réussir leur vie via l’amé-lioration de leurs conditions matérielles, croitre et se multiplier) mais qui malheureusement développent leurs egos la plupart du temps via des rapports de force insupportables aux dépends de leurs congénères (en assouvissant leurs pulsions de pouvoir et de domination) .
Au niveau philosophique, Sartre à ce sujet pensait que si l'homme vivait seul, ce serait sans problème car le monde n'existerait que pour lui, mais il y a les autres et nous devons bien tenir compte de leurs pensées Entre ma pensée et celle des autres s'établit un conflit : la liberté de l'autre tend à supprimer la mienne en détour-nant les choses de la signification que je leur donne, en leur en accordant une autre.
En effet, autrui nous fait être. Le problème est que l'autre nous fait être à sa convenance, il peut donc aussi nous déformer à vo-lonté.
Au niveau sociologique et politique, je pense que l'évolution ac-tuelle du monde qui est rappelons le, la résultante d’un nombre d’essais infini de tentatives sociétales en partant de la tribu, pour aboutir aux groupements de nations comme Etats unis d’Amérique et d’Europe, n'est pas si mauvaise par rapport aux atrocités de notre passé, même si elle nous semble bien trop lente. Il y manque probablement un gouvernement mondial qui saurait mieux réguler le contrôle des naissances et la répartition des ri-chesses, mais connaissant l’avidité de l’homme et son goût pour le pouvoir, au nom de Dieu (à qui l’on a toujours fait dire ce qu’on veut) ou de la démocratie (qui impose la loi d’une majorité à l’encontre des minorités qui sont au mieux tolérées), cela ris-que de s’avérer non seulement difficile mais surtout dangereux.
Sans gouvernance mondiale, l’homme saura t’il faire face au grand problème imminent que pose sa suprématie qu’est l’appauvrissement des ressources naturelles de la planète, la sur-population , la famine et la rareté de l’eau potable allant avec ; le tout encouragé par de terribles changements climatiques qu’il a lui même provoqué ? Il est probable que son sens de l’organisation, sa prise de conscience universelle facilité par un environnement technologique où le monde n’est plus qu’un vil-lage dans lequel les idées fusent à toute vitesse d’un bout à l’autre de la planète, fera en sorte que oui.
De toute façon il n’a guère le choix sa survie en dépend. Reste à pouvoir le réaliser en adoptant des politiques qui échappent aux règles du mercantilisme à tout va et où l’individu ne sera plus considéré comme un simple agent économique .

… dans un univers d’interactivité
Je pense qu’à un niveau plus subtil, tout sur cette planète baigne dans un flux infini de créativité et qu’il suffit d’y puiser pour donner vie à ce que nous souhaitons.
En examinant la biodiversité, il apparaît clairement que le monde végétal et animal se transforme sans cesse en fonction de la né-cessité de la survie de l’espèce. La sélection naturelle intervenant sans cesse pour réguler le tout, afin de maintenir une sorte de grand plan d’ensemble allant du plus petit au plus grand, du plus faible au plus fort. Lorsqu’une espèce prédatrice menace l’ensemble de la chaîne, c’est simple elle disparaît. Car tout est lié, tout est interconnecté ... ... ...

Le livre Enquêtes sur le sens de la vie

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