Pseudo : Corine M.
Localisation : ARLES
Inscrit le : 01/02/2009
Messages : 1375
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Voici un extrait plus conséquent de mon ouvrage.
(...)Dès les premières chaleurs estivales, nous passions le plus clair de notre temps dehors pour profiter pleinement de la belle saison.
De ce fait, nous prenions chacun de nos repas sous le majestueux mûrier-platane aux grandes feuilles émeraudes qui dispensait une ombre agréablement fraiche. Toute la famille se réunissait donc midi et soir sur la grande table de pierre pour quelques instants de détente et de convivialité.
Inutile de préciser que les chiens appréciaient tout particulièrement ces repas d’été au jardin. Ils ne savaient plus ou donner de la tête et mendiaient avec impatience auprès de tous les convives . Les fumets appétissants de chaque plat exaltaient littéralement Amande la gourmande. Elle paraissait dans tous ses états ! Tantôt près de l’un qui lui tendait un bout de fromage, ou de l’autre qui laissait tomber par inadvertance un quignon de pain. Elle faisait preuve d’une extrême agilité ; il semblait même, par moment, qu’elle possédait le don d’ubiquité (être à deux endroits différents en même temps) tant elle était capable de se déplacer rapidement. En revanche, il fallait se méfier de Ninja qui n’hésitait pas à dérober, si l’occasion se présentait, quelque denrée, sur la table.
Sa grande taille lui offrait bien des avantages !
Et de surcroît, il se permettait de bougonner si quelqu’un, s’apercevant du méfait commis, le réprimandait.
Toutefois, je veillais à ce que ces superflus de nourriture ne fussent point exagérés. Les chiens mangeaient deux fois par jour des aliments adaptés à leurs besoins. Tout écart pouvait les rendre malade. Et cela leur était déjà arrivé à plusieurs reprises. Je leur donnais également un goûter vers 15h. D’ailleurs, dès 14h 30, Amande s’asseyait devant moi pour me rappeler que l’heure approchait et afin d éviter le moindre oubli de ma part. Elle possédait un formidable don : elle savait mesurer le temps. Elle ne se trompait jamais, telle une horloge de chair et d’os. Elle réglait sa vie sur nos habitudes et selon les saisons.
Ainsi, l’heure du goûter était une véritable petite fête quotidienne ; les chiens pouvaient déguster leurs friandises favorites : quelques biscuits secs et le fameux os en peau de buffle qui servait, en même temps, à nettoyer leur dentition.
Aussi, lorsque je prononçais le mot « nonos », Amande s’élançait en glissant sur les carreaux, sautillait tout autour de moi, et une fois le trésor entre ses dents, se précipitait un peu plus loin pour le ronger tranquillement. Cela ne durait, en général, qu’un bref instant. Ninja, qui bénéficiait d’une mâchoire plus puissante que sa petite compagne, terminait souvent en premier. Parfois, selon ses humeurs, il lui arrivait de tournicoter autour d’Amande en lorgnant de façon peu orthodoxe, l’os que celle-ci s’appliquait à savourer avec délectation. Dans cette situation, elle, pourtant si douce et si gentille, se voyait dans l’obligation de se fâcher quelque peu. Elle émettait alors un grognement qui ressemblait au vrombissement d’un moteur de moto. Et Ninja le chenapan s’en allait queue entre les pattes et oreilles en arrière. Eh oui ! Il ne fallait surtout pas toucher au « nonos » d’Amande ! C’était l’unique raison qui la poussait à s’emporter.
Ces quelques lignes vous aident sans doute à comprendre pourquoi je me sens si triste depuis qu’Amande est partie. Elle tenait une grande place dans notre maison ainsi que dans nos cœurs.
Elle vit toujours ne moi. Je le sais ; je le sens.
Elle est cette bienveillance, ce sentiment si pur qui m’habite encore.
Mais voilà que mon esprit divague à nouveau. Il traverse des forêts bordées de rivières, des pics millénaires qui touchent les cieux. Un parfum de lavande m’enivre. Je suis au cœur des Alpes du sud, petit paradis de nos vacances… (...)
Merci de votre intérêt et de votre attention !
Amitiés

(...)Dès les premières chaleurs estivales, nous passions le plus clair de notre temps dehors pour profiter pleinement de la belle saison.
De ce fait, nous prenions chacun de nos repas sous le majestueux mûrier-platane aux grandes feuilles émeraudes qui dispensait une ombre agréablement fraiche. Toute la famille se réunissait donc midi et soir sur la grande table de pierre pour quelques instants de détente et de convivialité.
Inutile de préciser que les chiens appréciaient tout particulièrement ces repas d’été au jardin. Ils ne savaient plus ou donner de la tête et mendiaient avec impatience auprès de tous les convives . Les fumets appétissants de chaque plat exaltaient littéralement Amande la gourmande. Elle paraissait dans tous ses états ! Tantôt près de l’un qui lui tendait un bout de fromage, ou de l’autre qui laissait tomber par inadvertance un quignon de pain. Elle faisait preuve d’une extrême agilité ; il semblait même, par moment, qu’elle possédait le don d’ubiquité (être à deux endroits différents en même temps) tant elle était capable de se déplacer rapidement. En revanche, il fallait se méfier de Ninja qui n’hésitait pas à dérober, si l’occasion se présentait, quelque denrée, sur la table.
Sa grande taille lui offrait bien des avantages !
Et de surcroît, il se permettait de bougonner si quelqu’un, s’apercevant du méfait commis, le réprimandait.
Toutefois, je veillais à ce que ces superflus de nourriture ne fussent point exagérés. Les chiens mangeaient deux fois par jour des aliments adaptés à leurs besoins. Tout écart pouvait les rendre malade. Et cela leur était déjà arrivé à plusieurs reprises. Je leur donnais également un goûter vers 15h. D’ailleurs, dès 14h 30, Amande s’asseyait devant moi pour me rappeler que l’heure approchait et afin d éviter le moindre oubli de ma part. Elle possédait un formidable don : elle savait mesurer le temps. Elle ne se trompait jamais, telle une horloge de chair et d’os. Elle réglait sa vie sur nos habitudes et selon les saisons.
Ainsi, l’heure du goûter était une véritable petite fête quotidienne ; les chiens pouvaient déguster leurs friandises favorites : quelques biscuits secs et le fameux os en peau de buffle qui servait, en même temps, à nettoyer leur dentition.
Aussi, lorsque je prononçais le mot « nonos », Amande s’élançait en glissant sur les carreaux, sautillait tout autour de moi, et une fois le trésor entre ses dents, se précipitait un peu plus loin pour le ronger tranquillement. Cela ne durait, en général, qu’un bref instant. Ninja, qui bénéficiait d’une mâchoire plus puissante que sa petite compagne, terminait souvent en premier. Parfois, selon ses humeurs, il lui arrivait de tournicoter autour d’Amande en lorgnant de façon peu orthodoxe, l’os que celle-ci s’appliquait à savourer avec délectation. Dans cette situation, elle, pourtant si douce et si gentille, se voyait dans l’obligation de se fâcher quelque peu. Elle émettait alors un grognement qui ressemblait au vrombissement d’un moteur de moto. Et Ninja le chenapan s’en allait queue entre les pattes et oreilles en arrière. Eh oui ! Il ne fallait surtout pas toucher au « nonos » d’Amande ! C’était l’unique raison qui la poussait à s’emporter.
Ces quelques lignes vous aident sans doute à comprendre pourquoi je me sens si triste depuis qu’Amande est partie. Elle tenait une grande place dans notre maison ainsi que dans nos cœurs.
Elle vit toujours ne moi. Je le sais ; je le sens.
Elle est cette bienveillance, ce sentiment si pur qui m’habite encore.
Mais voilà que mon esprit divague à nouveau. Il traverse des forêts bordées de rivières, des pics millénaires qui touchent les cieux. Un parfum de lavande m’enivre. Je suis au cœur des Alpes du sud, petit paradis de nos vacances… (...)
Merci de votre intérêt et de votre attention !
Amitiés


Extrait Coeurs fidèles














