Pseudo : plume
Localisation : france
Inscrit le : 04/02/2009
Messages : 2926
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voici, un extrait de mon recueil de nouvelles "tranche de vie" un recueil qui regroupe une dizaine d'histoires d'actualités. Merci pour votre future lecture.
Zerqui avait six ans, ses grands yeux écarquillés par la peur et l’étonnement, regardaient l’ensemble de ces familles qui, tout comme la sienne, erraient dans les rues grises et sombres de ce petit village. Le vent avait enfin cessé, mais Zerqui continuait de grelotter de froid et de faim. Ce lieu si tranquille et si calme d’ordinaire semblait s’être mué en une immense foule dans l’atmosphère glaciale de cet interminable hiver.
L’unique source de chaleur dont il pouvait bénéficier, était celle de sa mère ; celle-ci serrait presque convulsivement sa petite paume. À ses questions, elle se contentait de répondre par un hochement de tête ou par une phrase courte et froide. Il lui jetait parfois quelques coups d’œil inquiets. Jamais il ne l’avait vue si nerveuse, si tendue. Quant à son père, il tentait de se frayer un chemin tant bien que mal, sans dire un mot. Le petit garçon ne comprenait pas pourquoi ils avaient dû se précipiter si vite hors de leur maison ni la raison pour laquelle ils devaient avancer sans parler.
Il prit alors le parti de faire comme les « grands » et continua à trottiner aussi vite que ses petites jambes le lui permettaient afin de ne pas retarder le « convoi » impressionnant qui commençait à se former. Puis, tout à coup, il vit ses parents échanger un regard à la fois complice et morose, la petite famille bifurqua rapidement vers une ruelle sombre. Ils s’engouffrèrent, toujours sans un mot, dans un immeuble décrépi. Ils montèrent l’escalier et ouvrirent une porte. Là, juste deux pièces, une qui pouvait servir de chambre, l’autre de cuisine.
- Tu peux te reposer maintenant, lui conseilla sa maman.
C’était la première fois depuis le début du périple qu’elle lui parlait gentiment, doucement, comme avant. Le petit Zerqui ne se fit pas prier et s’allongea lourdement. Ses yeux noirs se fermèrent d’eux-mêmes et quelques minutes plus tard, il était plongé dans un sommeil qui se voulait réparateur.
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mon site :http://nounou3465.magix.net/website/
[b L'espoir sur le tapis de mon coeur a cicatrisé les bleus de mon âme
Zerqui avait six ans, ses grands yeux écarquillés par la peur et l’étonnement, regardaient l’ensemble de ces familles qui, tout comme la sienne, erraient dans les rues grises et sombres de ce petit village. Le vent avait enfin cessé, mais Zerqui continuait de grelotter de froid et de faim. Ce lieu si tranquille et si calme d’ordinaire semblait s’être mué en une immense foule dans l’atmosphère glaciale de cet interminable hiver.
L’unique source de chaleur dont il pouvait bénéficier, était celle de sa mère ; celle-ci serrait presque convulsivement sa petite paume. À ses questions, elle se contentait de répondre par un hochement de tête ou par une phrase courte et froide. Il lui jetait parfois quelques coups d’œil inquiets. Jamais il ne l’avait vue si nerveuse, si tendue. Quant à son père, il tentait de se frayer un chemin tant bien que mal, sans dire un mot. Le petit garçon ne comprenait pas pourquoi ils avaient dû se précipiter si vite hors de leur maison ni la raison pour laquelle ils devaient avancer sans parler.
Il prit alors le parti de faire comme les « grands » et continua à trottiner aussi vite que ses petites jambes le lui permettaient afin de ne pas retarder le « convoi » impressionnant qui commençait à se former. Puis, tout à coup, il vit ses parents échanger un regard à la fois complice et morose, la petite famille bifurqua rapidement vers une ruelle sombre. Ils s’engouffrèrent, toujours sans un mot, dans un immeuble décrépi. Ils montèrent l’escalier et ouvrirent une porte. Là, juste deux pièces, une qui pouvait servir de chambre, l’autre de cuisine.
- Tu peux te reposer maintenant, lui conseilla sa maman.
C’était la première fois depuis le début du périple qu’elle lui parlait gentiment, doucement, comme avant. Le petit Zerqui ne se fit pas prier et s’allongea lourdement. Ses yeux noirs se fermèrent d’eux-mêmes et quelques minutes plus tard, il était plongé dans un sommeil qui se voulait réparateur.
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extrait de tranche de vie