Pseudo : Orcus
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Si TBE n’existait pas, il faudrait l’inventer. Pas le premier éditeur à se lancer dans le virtuel, mais certainement l’un de ceux qui comptent aujourd’hui, grâce à la transparence de son offre : TBE imprime, l’auteur édite. Et le reste, bien sûr : les conseils, les forums, une communauté d’écrivains … Il faut toutefois être lucide : même si le service rendu par TBE est considérable, l’équation de base reste inchangée pour celui qui voudrait s’autoéditer : pas de marge sans volume, pas de volume sans notoriété. Supposez que je courre les salons pour vendre mes livres, des petits salons de province où je ne connais personne. Au mieux, en une journée, je dédicacerai 5 livres. Vous, peut-être plus, mais moi, en moyenne, je plafonne à 5 livres (attention : il m’est arrivé d’en vendre 40 en deux jours au Salon de Paris, sous la bannière de mon éditeur). Prenons mon dernier livre, un roman de 308 pages. Coût d’achat : 13.83 euros ; prix de vente : 15 euros (j’aime les comptes ronds) ; marge : 1.17 euros, soit, en fin de journée, une recette de 5.85 euros, à peine de quoi payer le café et l’essence. Même en dédicaçant à côté de chez soi, ça ne rapporte rien. Devenons plus ambitieux : je vends mon livre à 20 euros. Marge : 6.17 euros ; recette : 30.85 euros. Là, je paie mon essence si c’est un salon local. Où est l’erreur ? On ne s’enrichit pas en vendant, mais en achetant. A moins de réduire le coût du livre à 3 euros, ce n’est pas jouable. Un livre à 3 euros, c’est possible, mais il faut en imprimer 2000. A 5 livres par salon, et un salon par semaine (je travaille), il me faudra 7 années et demie pour en venir à bout. C’est ça, le métier d’éditeur (de petit éditeur) : prendre des risques (imprimer 2000 exemplaires) et se débrouiller pour les vendre. Essayez par vous-même, votre vision du monde de l’édition s’en trouvera transformée.
Orcus.
Orcus
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Pseudo : novi
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Mais Orcus ! Les dieux des petits auteurs inconnus viennent de leur inventer le quadri-numérique délicatement et discrètement installé aux côtés de la grosse Offset, il me semble...
Une manne pour tous ces petits imprimeurs aussi, navrés de devoir refuser de si nombreuses petites quantités quand les grosses commandes font si cruellement défaut.
On sait que je plaide pour le format 11X 17 de 250 pages à 4, 50 euros : seule solution pour enfin pouvoir aborder sereinement une diffusion en librairie, et surtout comme vous l'expliquez si bien : amortir quelque peu un salon. Les éditeurs disent pour leur part qu'ils amortissent un salon à partir de 1000 euros de CA.
Enfin, moi j'attends, vous savez ...Je hume l'air du moment. Je cherche à lire dans les nuages annonciateurs...





Pseudo : Salaber
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novi : On sait que je plaide pour le format 11X 17 de 250 pages à 4, 50 euros : seule solution pour enfin pouvoir aborder sereinement une diffusion en librairie, et surtout comme vous l'expliquez si bien : amortir quelque peu un salon."
Hi hi hi !!! Y'a les formats numériques pour ça... Mais faut pas avoir la trouille...
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Pseudo : novi
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Pseudo : Orcus
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Pseudo : novi
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Oups Orcus, car en effet, le 11X17 est mon format fétiche en rébellion au marketing des éditeurs qui ces dernières années ont imposés sournoisement aux auteurs du grand format et du 500 pages pour pouvoir marger confortablement sur du livre à 18 euros, et flinguer ainsi les petits tirages par avance. Facile lorsqu'on ne paie pas ses auteurs. Consternant dans le cadre du polar, littérature populaire par définition à destination de se glisser dans un sac à main ou une poche ( le livre vendu sous le manteau si cher à Novi). Malhonnête vis vis du lectorat parce que 500pages implique toujours du bla bla inutile et donc du remplissage ; je me refuse à remplir ( au contraire, je sarcle au maximum à la relecture ). Ellroy vient de se vautrer à ce jeux là,bien fait pour sa tronche. A prendre le lecteur pour un con,voila ce qui arrive.
Chez TBE, on est donc fatalement à côté de la plaque en voulant vendre à des libraires du format Poche de 250 pages à 15 euros - le prix d'un grand format de 500 pages chez Gallimachin,etc...
Plus encore qu'une marge, mais il en faut une pour la crédibilité, et je réitère ma colère contre les écrivaillons TBE qui vendent leurs livres à prix coutant ( qu'ils aillent faire "mumuse" dans une cour de récré, c'est de leur age)..., je revendique des tarifs en adéquation avec le marché du livre.





Pseudo : missette
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Bonjour Novi
" je revendique des tarifs en adéquation avec le marché du livre."
C'est pour ça (sauf que moi, je ne le revendique pas !)que j'ai décidé de revoir mon ouvrage "Il rêvait de grands espaces" . 18E pour un format poche, c'est quand même "fort" . Je me "sépare" donc des illustrations couleur que je remplace par du noir et blanc. Mais comme j'y tiens quand même (car cet ouvrage ne va pas sans images) j'essaierai de faire un montage sur la 4E de couv, avec celles qui me tiennent à coeur... Je serai aussi par conséquent "obligée" de me séparer de certaines qui passent mal en noir et blanc !!!
Cordialement... Missette

Pseudo : novi
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Bonjour Missette,
Oui, ça me rappelle mes premiers livres où pour tenter de justifier les 15 euros, j'avais opté pour le mode simple avec une police énorme, la marge qui allait avec ...et hop, je me retrouvais avec un 400 pages.Fastoche.
Il me souvient aussi que DOA expliquait que lorsque que ses livres passaient au format Poche, ses ventes se dupliquaient par mille pour cent. Éloquent.
Nous sommes bien entendu très loin de cette dimension vu notre diffusion, mais un ajustage drastique amènerait au moins une crédibilité qui fait cruellement défaut.
Bon,il est vrai que de plus en plus d'éditeurs font imprimer en Espagne par exemple, ce qui dit la complexité de l'affaire.





Pseudo : hubert,
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Cher Orcus,
Après vous avoir connu dans "belle histoire ou belle littérature?"
j'ai plaisir à vous trouver à faire des comptes dont nul n'y échappe,
pour ma part dentellier milieu de la méticulosité comme l'écrit,
la musique et leurs dispositions naturelles nécessaires.
Actuellement, pour moi l'écrit avec mon incapacité ; mais les temps
ont changés depuis, disons, sitôt après la dernière guerre avec
une forte activité, les besoins étaient là vers les USA et des avantages
d'état encourageants à l'exportation, les autres guerres, Indochine
ensuite (départements français) d'Afrique du Nord, pendant ce temps
l'inflation, en 1947 un ouvrier en travail ordinaire gagnait 200 frs par
mois un spécialiste le double, mais ces salaires sont montés à dix
fois plus avec le panier de la ménagère guère plus lourd en valeur.
Aujourd'hui, nous sommes au même point ou presque, mais une
évolution épouvantable de la diversité, une multitude de communications
humaines et les sollicitations d'innombrables d'articles.
Voilà, où se trouve le livre, le livre de messe, la télé maintenant
mangeait par internet...
Vous évoquez les ventes de vos écrits, leurs prix de revient
fabrication dépassent parfois celui de vente possible.
Hier, les récompenses "Molière", où, s'est trouvée la volonté d'indépendance des auteurs...
Récit émouvant de la destruction d'une entreprise prospère:
***titre du livre: Folle danse de la Sirène
***Hubert Machu, auteur, merci à votre attention***
***Photo de 1983, époque de la liberté autorisée***