Pseudo : plume
Localisation : france
Inscrit le : 04/02/2009
Messages : 2926
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je vous présente ou pr ceux et celles qui me connaissent, vous représente mon recueil de nouvelles, dernier écrit enregistré sur thebookedition. En voici un extrait (d'autres sont dispo sur ma page auteur) merci à vous d'avoir pris un peu de votre temps pr le lire. Bonne fin de soirée.
L’intérieur de leur maison était digne d’un catalogue prestigieux de décoration. Les meubles cirés de près jouaient harmonieusement avec les rayons du soleil et suscitaient sur la pièce un clair obscur du meilleur effet. Un magnifique bouquet de fleurs trônait sur la lourde table en chêne massif de la salle à manger. Il rajoutait ainsi à la fois une pointe de gaieté et de lumière à la pièce… La maison était immense, composée d’innombrables recoins, couloirs et pièces qui en faisaient aussi tout le charme.
En haut de la colline, elle ne pouvait pas passer inaperçue et bon nombre de curieux s’y arrêtaient pour admirer à la fois l’immense parc arboré mais également la façade au ton clair et chaud qui ajoutait un cachet supplémentaire à cette villa superbe. Les propriétaires paraissaient aussi charismatiques que l’endroit où ils vivaient. C’était des notables de la région, des gens à la fois riches et importants. Sur la sonnette d’entrée, on pouvait lire un nom : Famille O’Connors.
Ce matin là, Brian O’Connors âgé de quarante cinq ans se prépara soigneusement afin de se rendre à l’hôpital. Les mêmes rituels l’accompagnaient : douche dès le levé, puis petit déjeuner en peignoir, ensuite lecture du journal, du moins, les gros titres, et habillage. Il changeait de chemise tous les jours, c’était une règle à laquelle il ne dérogeait jamais.
C’était sa femme, Aline O’Connors qui préparait, la veille et avec soin, son costume composé d’une chemise, d’un pantalon, une cravate et un veston… Une fois habillé, il jeta un œil sur le miroir ou plutôt ne put s’empêcher de se regarder admirativement. Brian ne faisait pas son âge, ses traits étaient fins, sa peau hâlée par le soleil rehaussait l’éclat de ses yeux d’un bleu perçant. Il avait encore un corps de jeune adulte, à la fois musclé et terriblement attirant. C’était un de ses êtres charismatiques qui éveillaient souvent des sentiments opposés : l’amour et la haine, l’admiration et la jalousie, un homme qui dès qu’on le rencontrait, ne serait ce qu’une fois, restait gravé dans la mémoire de celui qui avait eu la chance de le croiser. Le carillon de la lourde horloge du salon le ramena à la réalité. Tout en jetant un coup d’œil à sa montre, il prit au passage son attaché case puis sortit sans faire de bruit de la maison.
Le trajet lui permit de songer à la dure journée de travail qui l’attendait. Il allait encore enchaîner des dizaines d’interventions et sauver très certainement quelques vies. Arrivé aux urgences, il salua quelques personnes puis comme tous les matins, se dirigea droit vers son bureau, il ôta sa veste, enfila sa blouse blanche, vérifia qu’il avait dans ses poches tout ce dont il aurait besoin pour sa journée, prit un rapide café et s’engouffra dans l’antre des urgences…La journée se déroula à un rythme d’enfer. Il eut à peine le temps d’avaler un rapide déjeuner…
Pendant ce temps, sa femme Aline vaquait à ses occupations. Après avoir trié le courrier du matin, elle passa quelques coups de fils importants, lança quelques invitations pour le we suivant, puis, alla faire les boutiques du coin. Elle pouvait s’offrir tout ce qu’elle voulait, l’avantage certain d’être l’épouse du plus riche et du plus puissant chirurgien de la région.
Cependant, celle-ci n’était pas heureuse ; si elle avait l’apparence de la femme et de l’épouse parfaite, elle en avait bien, hélas, que l’apparence. Les faux semblants, le clinquant étaient devenus une seconde nature pour elle, un peu une seconde peau. Des questions, elle s’en posait, régulièrement, mais irrémédiablement, elle butait toujours sur celle qui revenait sans cesse dans son esprit, comme les vagues brisant les rochers sur le rivage. Les personnes qu’elle côtoyait avec son mari croyaient ou pensaient que si elle ne parlait que très peu durant le dernier vernissage ou le dernier dîner entre gens importants, c’était tout simplement parce qu’elle était timide. La vérité était nettement plus cruelle, sans doute plus simple mais inimaginable et tellement peu probable…
Pilier de forum !





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mon blog : http://editions-poetiques.kazeo.com/
mon site :http://nounou3465.magix.net/website/
[b L'espoir sur le tapis de mon coeur a cicatrisé les bleus de mon âme
L’intérieur de leur maison était digne d’un catalogue prestigieux de décoration. Les meubles cirés de près jouaient harmonieusement avec les rayons du soleil et suscitaient sur la pièce un clair obscur du meilleur effet. Un magnifique bouquet de fleurs trônait sur la lourde table en chêne massif de la salle à manger. Il rajoutait ainsi à la fois une pointe de gaieté et de lumière à la pièce… La maison était immense, composée d’innombrables recoins, couloirs et pièces qui en faisaient aussi tout le charme.
En haut de la colline, elle ne pouvait pas passer inaperçue et bon nombre de curieux s’y arrêtaient pour admirer à la fois l’immense parc arboré mais également la façade au ton clair et chaud qui ajoutait un cachet supplémentaire à cette villa superbe. Les propriétaires paraissaient aussi charismatiques que l’endroit où ils vivaient. C’était des notables de la région, des gens à la fois riches et importants. Sur la sonnette d’entrée, on pouvait lire un nom : Famille O’Connors.
Ce matin là, Brian O’Connors âgé de quarante cinq ans se prépara soigneusement afin de se rendre à l’hôpital. Les mêmes rituels l’accompagnaient : douche dès le levé, puis petit déjeuner en peignoir, ensuite lecture du journal, du moins, les gros titres, et habillage. Il changeait de chemise tous les jours, c’était une règle à laquelle il ne dérogeait jamais.
C’était sa femme, Aline O’Connors qui préparait, la veille et avec soin, son costume composé d’une chemise, d’un pantalon, une cravate et un veston… Une fois habillé, il jeta un œil sur le miroir ou plutôt ne put s’empêcher de se regarder admirativement. Brian ne faisait pas son âge, ses traits étaient fins, sa peau hâlée par le soleil rehaussait l’éclat de ses yeux d’un bleu perçant. Il avait encore un corps de jeune adulte, à la fois musclé et terriblement attirant. C’était un de ses êtres charismatiques qui éveillaient souvent des sentiments opposés : l’amour et la haine, l’admiration et la jalousie, un homme qui dès qu’on le rencontrait, ne serait ce qu’une fois, restait gravé dans la mémoire de celui qui avait eu la chance de le croiser. Le carillon de la lourde horloge du salon le ramena à la réalité. Tout en jetant un coup d’œil à sa montre, il prit au passage son attaché case puis sortit sans faire de bruit de la maison.
Le trajet lui permit de songer à la dure journée de travail qui l’attendait. Il allait encore enchaîner des dizaines d’interventions et sauver très certainement quelques vies. Arrivé aux urgences, il salua quelques personnes puis comme tous les matins, se dirigea droit vers son bureau, il ôta sa veste, enfila sa blouse blanche, vérifia qu’il avait dans ses poches tout ce dont il aurait besoin pour sa journée, prit un rapide café et s’engouffra dans l’antre des urgences…La journée se déroula à un rythme d’enfer. Il eut à peine le temps d’avaler un rapide déjeuner…
Pendant ce temps, sa femme Aline vaquait à ses occupations. Après avoir trié le courrier du matin, elle passa quelques coups de fils importants, lança quelques invitations pour le we suivant, puis, alla faire les boutiques du coin. Elle pouvait s’offrir tout ce qu’elle voulait, l’avantage certain d’être l’épouse du plus riche et du plus puissant chirurgien de la région.
Cependant, celle-ci n’était pas heureuse ; si elle avait l’apparence de la femme et de l’épouse parfaite, elle en avait bien, hélas, que l’apparence. Les faux semblants, le clinquant étaient devenus une seconde nature pour elle, un peu une seconde peau. Des questions, elle s’en posait, régulièrement, mais irrémédiablement, elle butait toujours sur celle qui revenait sans cesse dans son esprit, comme les vagues brisant les rochers sur le rivage. Les personnes qu’elle côtoyait avec son mari croyaient ou pensaient que si elle ne parlait que très peu durant le dernier vernissage ou le dernier dîner entre gens importants, c’était tout simplement parce qu’elle était timide. La vérité était nettement plus cruelle, sans doute plus simple mais inimaginable et tellement peu probable…
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