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Inscrit le : 13/05/2008
Messages : 1216
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Ziké a déjà été évoqué, oui - bon auteur qui s'est fait descendre pour cause de récit autobiographique : grosse connerie !
Allez, ami Chelt ! le conseil Marketing du jour, offert par un ami de Novi :
""""Pour acheter un livre, que faut-il ? Que doit-il se passer dans la tête de Françoise Dussol pour qu'elle achète "L'hypothèse de Zhorg" – livre "vachement bien" de Pierre-Alain Signac –, aux éditions de la Queue de Cerise ?
Déjà, il faut que Françoise Dussol soit une lectrice potentielle. Que ce soit une femme qui lise. Ou, à la rigueur, qui aime offrir des livres.
Ensuite, il faut, c'est mathématique, qu'elle croise "L'hypothèse de Zhorg". Que ce livre se trouve sur le chemin déjà tortueux et encombré de Françoise Dussol.
Comment cela est-il possible ? Par quel mécanismes va se produire le très attendu "acte d'achat" ?
C'est assez simple.
Il faut que ce livre ait une visibilité multiple. En librairie. Dans les journaux. A la radio. A la télévision. Sur la table de salon des copines de Françoise Dussol. (Au pire, sur internet, où Françoise Dussol ne se rend que peu, mais bon.)
Que ça martèle sec, quoi.
Françoise Dussol, comme la plupart de ses contemporains, est une femme qui a besoin d'être rassurée quand elle dépense une vingtaine d'euros (surtout pour ce qui reste, pour elle, une activité de détente et de loisir vaguement inessentielle).
Or les livres qui ont une visibilité susceptible de stimuler la rétine prudente ou les oreilles de Françoise Dussol sont relativement peu nombreux. On parle, en moyenne, de un sur cent qui bénéficie véritablement d'un "large écho". Echo qui parviendra plusieurs fois jusqu'au cortex préfrontal de notre chère lectrice type (chez le coiffeur, en vitrine dans la librairie, sur France Inter, dans Marie-Claire, etc.), et activera sans trop tarder son "centre de décision".
Françoise Dussol commence d'être conquise. "L"hypothèse de Zhorg" semble un livre "bien". D'ailleurs il y a des preuves : on en a aussi parlé sur TF1. "L"hypothèse " par-ci, "L'hypothèse " par-là. Bla-bla-bli. Bla-bla-bla. Ça buzze autour de Madame Dussol – qui, même si elle n'écoute que d'une oreille distraite ces journalistes qui discutent, avait justement dans l'idée d'acheter un livre ! (Du reste, Gisèle aussi, vient de se le prendre !)
Françoise Dussol, d'un pas décidé, pousse la porte de "sa" librairie. Et voilà : en effet, des piles de "L"hypothèse" sont sur les tables, à l'entrée, trois grosses piles bien parallèles, impeccables. Vibrantes.
Un livre formidable, sans aucun doute. La lecture rapide de la "quatrième de couv" pose un léger trouble dans l'esprit maintenant enfiévré de Françoise Dussol – encore un amour "contrarié" ? décidemment... – mais qu'importe : c'est un livre super, c'est évident. (Tout comme les livres de Dan Brown, Victor Hunfray, Marc Lévy, Guillaume Musso, Frédéric Beigbeder, Bénédicte Huc, Amélie Nothomb, Jean D'Ormesson, Lucien Bompoil, etc.)
A la caisse, hop !
C'est vraiment tout simple de vendre des livres. Tout simple.
(Bravo aux éditions de La Queue de Cerise, dotés d'un service marketing hors-pair. Et à Pierre-Alain Signac, décidément un auteur à suivre.)
Rédigé par: NLR | 16 décembre 2009 à 13:22
C'est simple le marketing, non !





Allez, ami Chelt ! le conseil Marketing du jour, offert par un ami de Novi :
""""Pour acheter un livre, que faut-il ? Que doit-il se passer dans la tête de Françoise Dussol pour qu'elle achète "L'hypothèse de Zhorg" – livre "vachement bien" de Pierre-Alain Signac –, aux éditions de la Queue de Cerise ?
Déjà, il faut que Françoise Dussol soit une lectrice potentielle. Que ce soit une femme qui lise. Ou, à la rigueur, qui aime offrir des livres.
Ensuite, il faut, c'est mathématique, qu'elle croise "L'hypothèse de Zhorg". Que ce livre se trouve sur le chemin déjà tortueux et encombré de Françoise Dussol.
Comment cela est-il possible ? Par quel mécanismes va se produire le très attendu "acte d'achat" ?
C'est assez simple.
Il faut que ce livre ait une visibilité multiple. En librairie. Dans les journaux. A la radio. A la télévision. Sur la table de salon des copines de Françoise Dussol. (Au pire, sur internet, où Françoise Dussol ne se rend que peu, mais bon.)
Que ça martèle sec, quoi.
Françoise Dussol, comme la plupart de ses contemporains, est une femme qui a besoin d'être rassurée quand elle dépense une vingtaine d'euros (surtout pour ce qui reste, pour elle, une activité de détente et de loisir vaguement inessentielle).
Or les livres qui ont une visibilité susceptible de stimuler la rétine prudente ou les oreilles de Françoise Dussol sont relativement peu nombreux. On parle, en moyenne, de un sur cent qui bénéficie véritablement d'un "large écho". Echo qui parviendra plusieurs fois jusqu'au cortex préfrontal de notre chère lectrice type (chez le coiffeur, en vitrine dans la librairie, sur France Inter, dans Marie-Claire, etc.), et activera sans trop tarder son "centre de décision".
Françoise Dussol commence d'être conquise. "L"hypothèse de Zhorg" semble un livre "bien". D'ailleurs il y a des preuves : on en a aussi parlé sur TF1. "L"hypothèse " par-ci, "L'hypothèse " par-là. Bla-bla-bli. Bla-bla-bla. Ça buzze autour de Madame Dussol – qui, même si elle n'écoute que d'une oreille distraite ces journalistes qui discutent, avait justement dans l'idée d'acheter un livre ! (Du reste, Gisèle aussi, vient de se le prendre !)
Françoise Dussol, d'un pas décidé, pousse la porte de "sa" librairie. Et voilà : en effet, des piles de "L"hypothèse" sont sur les tables, à l'entrée, trois grosses piles bien parallèles, impeccables. Vibrantes.
Un livre formidable, sans aucun doute. La lecture rapide de la "quatrième de couv" pose un léger trouble dans l'esprit maintenant enfiévré de Françoise Dussol – encore un amour "contrarié" ? décidemment... – mais qu'importe : c'est un livre super, c'est évident. (Tout comme les livres de Dan Brown, Victor Hunfray, Marc Lévy, Guillaume Musso, Frédéric Beigbeder, Bénédicte Huc, Amélie Nothomb, Jean D'Ormesson, Lucien Bompoil, etc.)
A la caisse, hop !
C'est vraiment tout simple de vendre des livres. Tout simple.
(Bravo aux éditions de La Queue de Cerise, dotés d'un service marketing hors-pair. Et à Pierre-Alain Signac, décidément un auteur à suivre.)
Rédigé par: NLR | 16 décembre 2009 à 13:22
C'est simple le marketing, non !




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