Je ne sais pas si ça peut aider, mais puisque je suis aussi publié de façon classique...
Tout dépend de ce que l'on recherche, un éditeur fourre-tout ou un spécialisé, et je crois que la chose la plus importante commence par la consultation du catalogue ; est -ce que vous épouseriez quelqu'un qui ne vous plait pas, où avec qui vous n'avez aucune affinité :non, alors un éditeur, c'est un peu pareil, excepté pour un imprimeur à la demande, enfin tout dépend puisque qu'ici, par exemple, certains ont des affinités, partagent des salons,etc...
Par exemple moi, j'ai cherché quelqu'un qui avait un catalogue de bon niveau littéraire, mais si possible pas encore de roman noir, du moins pas ceux que j'exècre. Une fois ce repérage réalisé, je suis allé au contact sans y aller par quatre chemins pour vendre mon manuscrit, puisque je savais ce qu'il valait sur le marché du polar avec des critiques identifiables et crédibles à l'appui.
Le contraire de celui qui envoie son manuscrit comme une bouteille à la mer, et qui du coup n'a plus rien à négocier, mais tout à accepter. Comme il s'agissait d'une petite éditrice relativement débutante - mais sympathique-, j'ai point demandé d'à-valoir, ce qui n'est pas le cas avec d'autres propositions que j'ai pu avoir.
Vous connaissez la règle d'un contrat bilatéral au lieu d'un contrat unilatéral ( je l'ai tant enseigné à mes vendeurs), c'est que dans un bon contrat, les deux parties doivent y trouver leur compte à part égale. J'ai renoncé à des conditions sur le pourcentage des droits et en échange, j'ai obtenu de conserver mes droits et surtout la non-exclusivité ( point très douloureux pour l'éditeur) et au bout de X échanges de mails parfois tendus, on est enfin parvenu à un accord.
Nos livres sont des produits qui ont une valeur fluctuante sur le marché selon l"époque, le contexte, et les éditeurs contrairement à ce qu'ils voudraient faire croire, le savent bien ; le marché du livre est dur, très tendu en ce moment. Il y a des mises en place phénoménales d'un point de vue financier qui finissent au pilon sous quelques semaines.
Il ne faut pas être pressé de faire publier un livre, mais au contraire savoir prendre son temps. Un bon livre aujourd'hui, c'est un placement à très long terme, et le ouébe nous permet dorénavant de les stocker tout en les faisant vivre.




