Pseudo : Papillon
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Oui il y a beaucoup de « n’importe quoi » dans le domaine de la poésie, et en un sens ma poésie est forcément du grand n’importe quoi pour beaucoup de monde. On ne peut pas plaire à tout le monde, « notre style » ne peut pas plaire à tout le monde. Maintenant qu’est-ce qu’un style ? Vaste question. En poésie comme dans tout art, il y a un début, un balbutiement, on tourne autour de soi, on se cherche, puis un jour il y a « quelque chose de plus » dans ce que l’on a crée. Il y a des auteurs que l’on reconnaît dès les premières phrases. Nous avons tous les mêmes mains, mais nos empreintes sont uniques. Par analogie, nous partageons un langage, mais chaque écriture à une empreinte singulière, et certaines sont plus marquées. Rien à voir avec la valeur, évidemment, cela s’inclus dans votre « tout et n’importe quoi »….
Et pour les retours à la ligne. La poésie est aussi rythme (vous allez me dire la prose ou le récit aussi, finalement…) et « les retours à la ligne » peuvent faire partie d’un rythme particulier que l’on désire insuffler par les mots.
Je ne dis pas avoir une belle écriture, je déclare avoir une empreinte singulière, et croyez-le ou non, c’est plus souvent une souffrance qu’autre chose. J’ai l’écriture égoïste, j’écris pour me comprendre et non pour être comprise, mais je me ressens alors une joie indéfinissable lorsque quelqu’un se reconnaît dans mes mots.
Pêne perdu…
...ou les mots pour symboles
A l’intérieur de la forteresse
Les petits soldats sont tombés
Et la Princeste
Poussée à l'extérieur des remparts de l’antre-deux
Pour l’au-non-revoir
En a perdu les ailes qu’elle avait commencées
De broder de fil d’hors
L’âme à feue et à sans
Elle désesPère
Pseudo : Papillon
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A Synovie et Martial :
J'aime bien votre petite discussion parallèle :-). Joviale, c'est comme un petit peu de douce heure dans un monde de bruts.
Pseudo : Martial Castelain
Localisation : Istres ou Ambert
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Je ne dis pas avoir une belle écriture, je déclare avoir une empreinte singulière, Je ne portais pas un jugement sur vos écrits, je généralise ;o)
et croyez-le ou non, c’est plus souvent une souffrance qu’autre chose
Alors ça c'est bien ce que je reproche le plus au genre qu'est la poésie ! Comme si, pour écrire, il fallait, pour beaucoup, forcément souffrir ou faire passer sa souffrance dans des textes afin de s'en débarrasser.
Étant d'un naturel optimiste, c'est certainement pour cette raison que je n'accroche pas à la poésie actuelle. (ceci me concernant uniquement bien entendu)

Pseudo : Papillon
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Messages : 18
Je ne voulais pas laisser sous-entendre que je pensais que vous portiez un jugement sur mes écrits, je ne pense pas que vous les connaissiez, ou alors qu'un tout petit aperçu ;-). Je généralisais également.
"c'est pour cette raison que je n'accroche pas à la poésie actuelle". J'aimerais vous détromper sur le "poésie actuelle". Je pense que ce n'est pas "actuel", j'en prends pour exemple Beaudelaire, Malharmé, ou encore Prudhomme, pour ce citer qu'une partie qu'une partie de mes influences.
Un poète dans son style (on y revient...) exprime, avant tout. Si pour certains c'est l'extérieur, le monde, la révolte, l'actualité et que sais-je encore, pour certains il s'agit d'exprimer l'ondoiement d'émotions sur lequel chavire, s'agite ou s'épanouit l'être, pas uniquement la douleur, et surtout, pas forcément la sienne...... Ainsi, si (d)écrire l'intérieur de l'être s'est se (re)connaître (mère veilleuse tout autant qu'effrayante découverte...), c'est également s'imprégner, éponger en quelque sorte, aussi le monde de l'Autre. Je considère l'écriture comme un accouchement, la fin d'une "gestation" et le début d'une (re)connaissance, la découverte de "ce" que l'on a (ac)couché. (ajout par "ré-édition" de mon message : la douleur n'est pas tant l'écriture (tous les accouchements ne sont pas effroyable...) mais dans dans ce qui vient après ; quand on vit le fait que les différences de "son bébé" l'amènent à être "mis à part", si je puis le dire ainsi. Je ne pense pas que vous puissiez comprendre, mais je ne vous en veut pas ;-)
Ne vous fiez pas aux apparences, je suis d'un optimisme qui n'a d'égal que la puissance de mon obscurité :-). "rien n'existe sans son contraire"
Pseudo : Casta
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Tu peux jeter un coup d'oeil sur le site "lesnouveauxauteurs.com".
C'est un moyen de faire lire ses textes par des internautes, membres du comité de lecture de cet éditeur un peu spécial.
Il ne faut pas être pressé, il ne faut pas craindre de voir figurer sur leur site des appréciations négatives le cas échéant, mais c'est un bon moyen pour avoir un avis impartial.
A toi de voir si cela correspond à ton attente.
Pseudo : Papillon
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Avec beaucoup de retard, je te transmets mes remerciements pour le lien, Casta. Je suis pour l'instant en pleine correction de mon "Caliophélium". Je garde le lien!
Pseudo : novi
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Inscrit le : 13/05/2008
Messages : 1216
@Casta,
Pour ma part, c'est justement en lisant attentivement les critiques des ""nouveaux auteurs", que je me suis abstenu d'y envoyer un manuscrit à simple titre d'évaluation. Sans compter la mauvaise impression de départ si l'on considère qu'il s'agit de la clientèle de Femmes Actuelles, une référence en matière intellectuelle, et le toutim, en sachant que ces gens se recommandent de Beigbeder - cet énorme auteur-, et de Paulo Cohelo, considéré à juste titre comme l'écrivain le plus con du monde (pourtant, il y a de la concurrence à ce niveau).
Si l'on considère aussi que le gagnant fut un garçon de chez Polar Noir fort sympathique au demeurant mais dont l'ouvrage est relativement benêt - petite enquête banale style polar regional de quatrième catégorie- , quant un gars comme Colize par exemple - vrai auteur confirmé- a été tout juste classé, sic ...
Toutes ces données me font dire que la cible de cet éditeur se concentre sur du clonage de thrillers qu'on connait trop bien, exception faite pour des bouquins de flicard ( Guillaume et ses histoires de BAC qui me font bien rire) semblant obtenir les faveurs de ce lectorat franchouillard moyen.
Tout ça pour dire qu'au fond à mon sens, il ne suffit pas d'être lu ou publié à toute force, mais de se trouver un lectorat correspondant à la nature de ses écrits.




