Le blog thebookedition.comSexe torride et sans tabous.




#1
Pseudo : Christophe Luquiau
forum auto-edition Christophe Luquiau
Localisation : Quelque part sous terre
Inscrit le : 27/10/2009
Messages : 58
Ben non, y a pas de sexe (ou très peu) dans les nouvelles de ce recueil, mais je m'interroge sur l'incidence du mot "sexe" sur l'intérêt des lecteurs, alors je teste. Comme j'ai déjà beaucoup usé (fort à propos cette fois) du mot "Mort" et de tous ses dérivatifs pour Post Vitam, je passe au cul.
Si le nombre de vues sur ce post dépasse les 200 je modifierais sans doute le tire de ce recueil.

Oui c'est malhonnête, et alors !?!

"Une après-midi de libre est un recueil qui réunit des nouvelles qui relatent des morceaux de vie (tout petits les morceaux : une après-midi) qui se croisent, s'entrecroisent et s'enrichissent mutuellement tout en restant indépendants les une des autres. Ca vous donne envie ça ?!

Franchement, avouez que vous préfèreriez que je vous raconte comment un couple torride découvre les joies de...


Le livre


Christophe Luquiau

Le livre

#2
Pseudo : Monyclaire
forum auto-edition Monyclaire
Localisation : Taupont 56
Inscrit le : 16/07/2009
Messages : 493
En tous les cas, façon très rigolote de tester l’intérêt des lecteurs. J'avais quant à moi testé avec le mot cancer, là, il n'y avait pas foule pour lire...
Bons vents à ce nouveau livre
Amicalement, Mony
Acheter En attendant les coquelicots,Acheter Sans raison apparente,Acheter Pas à pas de la Bretagne à Santiago,Acheter L\'enfant aux étranges pouvoirs
http://www.actu-monyclaire.com
http://www.thebookedition.com/catalogue-personnel.php

#3
Pseudo : Corine M.
forum auto-edition Corine M.
Localisation : ARLES
Inscrit le : 01/02/2009
Messages : 1379
Ah ben mince, ça a marché sur moi... ;-)
Non pas que je sois forcément branchée sur ce genre de littérature, mais bon, ça m'interpelle un peu qd même ; curiosité quand tu nous tiens !!!!
En tout cas cela m'a permis de découvrir vos livres qui ne semblent pas dénués d'intérêt !
Bonne continuation et tous mes voeux de succès !

Amicalement,
Le livre Coeurs Fidèles

#4
Pseudo : Christophe Luquiau
forum auto-edition Christophe Luquiau
Localisation : Quelque part sous terre
Inscrit le : 27/10/2009
Messages : 58
Comme quoi il vaut mieux choisir le sexe que le cancer, je ne sais pas pourquoi les gens s'obstinent...
Mon père a eu ce mauvais goût aussi .

Merci pour votre souffle sur ma voile Mony.

#5
Pseudo : Christophe Luquiau
forum auto-edition Christophe Luquiau
Localisation : Quelque part sous terre
Inscrit le : 27/10/2009
Messages : 58
Hum hum... Corinne "Pas mon genre de littérature" vraiment... ?

Merci pour vos encouragements.

Bise "torride et sans tabou" ;o).

#6
Pseudo : Odyssée Rose
forum auto-edition Odyssée Rose
Localisation : Orne
Inscrit le : 24/03/2011
Messages : 7


#7
Pseudo : Monyclaire
forum auto-edition Monyclaire
Localisation : Taupont 56
Inscrit le : 16/07/2009
Messages : 493
Plus sérieusement, j'ai lu " Post Vitam", très bonne lecture, vraiment, un sujet original. Par contre, je n'ai pas cette couverture.
Acheter En attendant les coquelicots,Acheter Sans raison apparente,Acheter Pas à pas de la Bretagne à Santiago,Acheter L\'enfant aux étranges pouvoirs
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#8
Pseudo : Christophe Luquiau
forum auto-edition Christophe Luquiau
Localisation : Quelque part sous terre
Inscrit le : 27/10/2009
Messages : 58
C'est qu'il y a deux formats en fait, le plus économique pour ne pas le vendre trop cher et le format ex-libris pour que les feuilles scannées du journal intime qui y est inséré soit le plus lisible possible.

Merci encore de vos très gentilles paroles Mony.

Amicalement.

Christophe.

#9
Pseudo : Christophe Luquiau
forum auto-edition Christophe Luquiau
Localisation : Quelque part sous terre
Inscrit le : 27/10/2009
Messages : 58
24 heures après sa rédaction ce sujet au titre évocateur totalise déjà 75 vues contre 25 en quatre jours pour un sujet portant sur le même bouquin mais avec un titre beaucoup moins hormo-stimulant.

Je crois qu'il faut en tirer les conclusions qui s'imposent, sous l'alibi littéraire beaucoup de TheBookEditionnais sont en fait des petits coquins.

La vie est très simple en fait.

Je sais ce qu'il me reste à faire pour ma prochaine tentative littéraire.

Christophe Luquiau

Le livre


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#10
Pseudo : Christophe Luquiau
forum auto-edition Christophe Luquiau
Localisation : Quelque part sous terre
Inscrit le : 27/10/2009
Messages : 58
Un autre extrait pour ceux que cela pourrait éventuellement tenter.

Merci d'avance pour vos commentaires ... ou pas.

IN THE CAGE.

Depuis combien de temps est-elle tapie dans ce cloaque obscur, elle ne saurait le dire. Mais nul doute à présent : elle est prête. Cette après-midi elle sera libre !

Elle n’aurait pas du s’en sortir pourtant, ce n’était pas écrit. Pas vivante du moins. Se rappelle-t-elle seulement de qui elle était alors ? De ce quelle était. Avant. Peut-être en fouillant activement dans les replis les plus sombres de son cerveau archaïque pourrait-elle retrouver des bribes de souvenir du moment qui avait précédé la tempête. Mais le veut-elle ? Son âme noire, toute emplie de haine et de fureur, lui en laisse-t-elle la place ? Un témoin pourrait lui raconter comment celle qu’elle était, avait été entraînée jusqu’ici, bien malgré elle. Elle qui n’aspirait alors qu’au repos. De celui que mérite quiconque vient de mettre la dernière touche à l’aménagement de son cocon douillet. Ce témoin pourrait lui décrire comment elle avait été surprise somnolant dans un coin en cette douce matinée de printemps. Comment elle n’avait pas eu le temps de s’enfuir à l’approche de ce danger si grand qu’elle évitait si bien habituellement. Mais il n’y en avait pas. Aucun témoin. Personne ne l’avait vu se faire happer par l’horrible monstre. Personne sauf lui bien sûr. Lui qui attend. Lui qui guette sa sortie. Car nul doute à présent : elle va sortir.
Quelle terreur elle avait du ressentir en se sentant emportée par quelque force obscure et jetée là. Dans ce noir. Dans cet assourdissant vacarme. Dans ce vide grouillant. Comment avait-elle pu l’oublier. Par quelle étrange et terrible mutation était-elle devenue à ce point étrangère à sa propre histoire ? Plus tard, lorsque le silence s’était fait, quand elle s’était étonnée d’être toujours en vie, là vraiment le cauchemar avait commencé. Les membres empêtré dans un chaos organique et puant, les yeux aveugles, rien ne lui était familier ici. Sauf peut-être cette odeur de mort. Elle la contentait si bien ordinairement.
Quels efforts elle avait du faire pour résister à cette panique qui aurait rendu ses gestes anarchiques et suicidaires. S’enfoncer dans la matière fibreuse et spongieuse qui l’entourait aurait été tellement plus facile, elle s’y était refusée. Elle avait combattu sa terreur, son épuisement, sa résignation, n’écoutant que cet instinct de survie ancrée en elle plus qu’en n’importe qui. Maintes fois elle avait cru succomber mais avait finalement trouvé d’ultimes ressources au tréfonds de son être en furie. Chaque fois elle en était ressortie plus forte, plus haineuse, déterminée à poursuivre sans relâche. Sa lutte devenait sa force. Cet environnement hostile avait voulu sa perte, quel échec, il en avait fait une tueuse. Toute victoire sur lui l’avait rendu plus redoutable. Elle avait fait siens les restes de ses congénères piégés là également. Car elle n’était pas seule dans cet enfer. Beaucoup d’autres le peuplaient. Peu étaient encore en vie. Tous avaient servi sa métamorphose. Se composant une nouvelle carapace toujours plus solide, toujours plus massive, au grès des morceaux de vie qu’elle piochait sur son chemin de calvaire, elle était devenue autre. A mesure des batailles remportées sur cette cage étouffante et meurtrière, elle s’était muée en une nouvelle chose. Une chose sans nom et sans pitié. Une chose immonde et terrible qui avait fait de sa prison son antre.

Elle attend, prête à bondir. Son esprit embrasé ne conserve nulle trace de son périple. Le violent incendie de sa haine a tout balayé sur son passage. Tout sauf une pensée : TUER. Pas par vengeance, car même de cela il ne reste pas de trace, mais par appétit. Un appétit insatiable. Monstre énorme à peine contenu dans cette cage qui fait maintenant partie d’elle même, absorbée comme le reste, elle sait que la fin est proche. Il est là, elle le sent. Elle en salive déjà.

- Bon Max tu fais chier ! Ca fait une semaine
que tu n’as pas passé l’aspirateur. J’en ai marre de tout faire toute seule dans cet appart. C’est
quoi le truc cette fois ?

Le « truc » c’était une énorme araignée qu’il avait aspiré samedi matin. Il avait hésité. L’aspirateur c’était un peu cruel, mais il ne se sentait vraiment pas de la faire craquer sous la fine semelle de son chausson. Depuis tous les prétextes étaient bons pour ne pas approcher la maudite machine. Il se doutait bien qu’un coup d’aspirateur n’avait sans doute pas tué cette salle bestiole et qu’elle vivait encore. Quelque part là dedans. Son imagination avait fait le reste. Maintenant il n’osait même plus en saisir le tuyau. Bien sûr il n’en avait pas parlé à Delphine. Elle n’aurait pas compris et se serait foutu de sa gueule. Il n’avait pas besoin de ça. Assis à deux mètres de la bête, la boîte à outil béante à ses côté, un vague tournevis à la main, Max tendait l’oreille le regard inquiet. Devant l’insistance irritée de sa colocataire, il avait inventé une histoire de filtre encrassé qui rendait l’aspiration laborieuse. Il devait bien expliquer son manque de participation aux tâches ménagères explicitement réparties par contrat. Il avait gagné quelques jours, mais ça ne pouvait plus durer. Il avait blêmi quand elle l’avait enjoint de démonter l’appareil pour voir ce qui clochait. Or, même pour justifier son pieux mensonge, il ne se voyait pas du tout ouvrir son Rowenta.

- Tu fais vraiment chier !
Delphine venait de le faire sursauter en surgissant dans le salon. Sans autre cérémonie elle prit l’aspirateur et repartit en grommelant.
- Je te préviens je ne fais pas ta chambre.

Il n’avait pas bougé. Il était à la fois honteux et soulagé. A l’autre bout de l’appartement il entendait le doux ronron de l’aspirateur.
- C’est vrai qu’il aspire mal cet aspiro ! C’est quoi ce… ? Qu’est-ce que c’est ce bruit là-dedans ? Mais… C’est quoi ce truc ?

Il n’avait pas réagit. Peut-être avait-il juste serré son tournevis un peu plus fort, en entendant le hurlement de Delphine.

C’était juste après que l’explosion avait eu lieu.

Christophe Luquiau

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