Le blog thebookedition.comUn extrait de roman fantastique




#1
Pseudo : Colbatroschiens

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Bonjour. Je suis l'auteur du message Écrire à un jeune âge: Combattre les préjugés. Je voulais vous donner une petite impression de mon livre qui, à mon plus grand plaisir, se développe rapidement. Répondez-moi pour me dire vos impressions!
Sans explications ou paroles, Thélémé fournit aux deux jeunes acolytes des armes de haut calibre, lourdes à porter sur une seule épaule. Malgré leur jeune âge, l’adulte ne semblait pas douter des habiletés de Cornelia et Debbie. Sans équipement, sans armure, elles partirent sur le champ de bataille, des corps troués de balle ou fendus par les coups d’épée, arme encore populaire à cette époque jonchant le sol. Cornelia visa tout ce qui bougeait au-dessus d’elle. Dragons ou vaisseaux, personne n’était épargné. Soudain, dans le ciel embrasé, une silhouette familière particulièrement effilée se déplaça lentement dans la voûte céleste, bien dissimulée derrière les nuages qui formait un immense voile impénétrable dans le firmament. N’attendant le signal de personne, Cornelia dirigea le mortier vers l’ombre. Elle ne se fit pas attendre. Le projectile quitta le canon du fusil, accomplissant son long voyage vers la bête ennemie. Leste, l’opacité ressemblant à une créature fantastique changea de trajectoire d’un coup d’aile bien calculé. C’est à ce moment que les deux amies trouvèrent l’origine de la silhouette dans les cieux; un dragon des Voleurs de Temps s’apprêtait à attaquer sans ménagement l’armée moindre des Canadiens de la Terre d’Avant. Tirant plusieurs fois sur ce qui paraissait être son ancien rival lors de son agression en chariot avec Maxence, Cornelia déversa sa colère sur la bête qui fut prise au piège. Les balles atteignirent l’abdomen du reptile ancestral qui entama une longue descente en spirale vers la terre ferme. Fière de son coup, Cornelia émit une petite exclamation discrète de victoire, observant le tas d’écailles qui tentait désespérément de reprendre une trajectoire sécuritaire en battant furieusement des ailes. Le dragon arriva près de Cornelia et de Debbie. C’est alors qu’elles la reconnurent lors de sa remontée en piquée, volant à tire-d’aile. Ses écailles écarlates, ses petites ailes agiles, le dessous de son corps orangée, ses six cornes solides recourbées, ses pattes succinctes, ses yeux noirs pénétrants… Manisis était la silhouette sombre au-dessus des nuages pratiquement opaques. Elle peinait à voler, combattant la douleur de la gigantesque balle qui s’était logée dans son abdomen maintenant gonflé et ensanglanté. La dragonne s’effondra de tout son long au bas de la colline après une tentative de remonté finale sans succès derrière le lac imposant dans lequel un peu plus tôt, les deux compères avaient plongé en compagnie d’une tarasque ennemie. Oubliant la féroce bataille qu’elles étaient en train de mener contre les Voleurs de Temps, les deux inséparables abandonnèrent leurs armes sur place pour venir au secours de Manisis, agonisant solitairement dans l’herbe fraîche de l’après-midi ardent. Tandis que le soleil dardait ses rayons mortelles sur les deux jeunes filles, Cornelia et Debbie couraient à en perdre l’haleine vers l’animal infirme. En arrivant sur les lieux, sa maîtresse constata avec désespoir que la bête, autrefois farouche et enjouée, était complètement incapable de bouger un seul de ses membres. La respiration bruyante et saccadée de Manisis couvrait les silencieux sanglots de Cornelia qui se perdaient dans la légère brise printanière.
-Ça va aller, Manisis, dit-elle entre deux pleurs imperceptibles. Nous allons te soigner et tu pourras voler pour nous ramener à la base 2045.
Jusqu’à ce moment, elle ne s’était jamais demandé comment sa monture avait pu atterrir dans cette époque. Imprévisiblement, Manisis répondit à sa question par télépathie :
-Je savais que tu avais des ennuis. Je l’ai vu grâce au cristal magique de Sifulca. Il m’a demandé de venir te sauver. Je suis là maintenant…
Elle ferma les yeux, épuisée. Cornelia appuya sa tête sur le cou de sa dragonne. Elle s’en voulait tant de l’avoir blessée, de la faire agoniser ainsi…
-Besoin d’aide? dit une voix derrière elles. Vives comme des mulots, Cornelia, accompagnée de Debbie se retournèrent d’un seul coup. Une bande de Sernons armés les observaient avec dédain, tel des équidés magistraux regardant du coin de l’œil de vieilles pièces de viande en putréfaction.
-Je me demande si elles ont vraiment besoin de notre aide, lança sarcastiquement un Sernons bien bâti à l’air hautain. Il ordonna à ses troupes de ligoter les deux jeunes adolescentes et de les escorter vers le château de Robicuitum, un nom encore inconnue aux oreilles des filles.
-Si vous voulez sauver votre vie et éviter que votre petit animal de compagne soit dépecé par mes hommes, vous feriez mieux de vous tenir à carreaux, mes petites, conseilla durement le chef du petit groupe.
-Nous serons sages comme des images, répondit ironiquement Cornelia. Elle jeta un coup d’œil complice à son amie, qui comprit où elle voulait en venir. Sans se douter de rien, la micro-armée continua paisiblement son chemin, ne sachant rien du plan que les deux inséparables étaient en train de mijoter…


#2
Pseudo : A Fleur de Mots
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En tous cas, j'aime bien ton écriture et ton extrait. Un brin d'Eragon?
Bonne continuation
"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait." Mark Twain


Acheter Voleur d\'angeAcheter Cette fille qui ne parlait pas...

"Inconsolable, elle avait tout tenté. Fuir était resté la meilleure solution. Fuir son quotidien, ça revient à se fuir soi-même. Ce n’est pas si mal. Surtout quand on ne sait pas qui l’on est. On est quasiment certain de ne pas se retrouver au retour." E. Helm

Mon site... :)

#3
Pseudo : cyriellewalquan
forum auto-edition cyriellewalquan
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moi aussi !
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