Voire mieux ?
Pour la littérature, je n'en sais rien. Le milieu concerné, c'est à dire la mouvance des acteurs actuels concentrée autour des endroits historiques, le dit. Il y aurait trop de consanguinité dans les parutions d'où une dégénérescence constatée, et à ce niveau seule l'auto-édition serait capable de régénérer des Nabe...
Pour le polar, si je considère que j'ai commencé à en lire vers l'age de 15 ans -avec Rousseau y compris n'en déplaise aux tenants de Harry Potter-, je n'ai peut-être pas le regard impartial qu'il faudrait pour juger de la production de ces dix dernières années. Je la trouve pathétique en effet, du Harry Potter pour ados attardés quadragénaires. L'histoire seule pourra juger de ce qu'ont produit ces gens-là.
Néanmoins, le lectorat qu'on avait occupé avec du polar amerloque et nordique (souvent aussi mauvais : lire un Mankell a son charme, au troisième, on est gavé ), commence à renâcler sévère sur les choix des éditeurs.
Mais en fait, je ne suis pas sûr que ce soit les éditeurs : les responsables ! Le flot des manuscrits moyens est considérable avec des scénarios usés, rabâchés, inutiles, et ils n'ont le choix que de publier ce qu'on veut bien leur présenter.
La problématique ne réside donc certainement pas entre auto-édition et édition, d'ailleurs l'immense majorité des auto-édités ne le sont que de circonstance. Mais plutôt dans la difficulté qu'a le polar aujourd'hui avec la réalité.
C'est difficile, vous me direz ! On sait la Corse riche en scénarios possible vu son histoire contemporaine avec le grand banditisme, or jetez un coup d'œil à ce qu'on appelle le polar Corse: il y a une mouvance d'éditeurs spécialisés - c'est à mourir de rire...Il est évident que Paul,prof d'histoire géo à Bastia ou Georges, commercial à la BNC, écrivains du Dimanche, n'ont point l'entregent nécessaire pour raconter des histoires qui évoqueraient leur concitoyen Doumé, celui qui tient le restaurant avec la Porsche garée devant.
A contrario,vous avez des gens comme la Manufacture des Livres qui publient des livres plus en contexte authentique, mais dont malheureusement la basse qualité du catalogue a fait que même moi, j'ai renoncé à leur envoyer un manuscrit, ne voulant me fourvoyer dans un truc pas terrible d'un point de vue littéraire.
Nous sommes plutôt à l'entrée d'un virage, dont on se demande, comment le négocier...




