Retrouvez nous au salon du livre de PARIS - STAND D62 - Du 24 au 27 MARS 2017

Patricia Lepetit

Des mots et des vies

Disponible format Kindle ( pour liseuse et tablette) 2,99 ' et papier sur Amazon.fr
Extrait :

Un jour peut-être

Tant de printemps se sont écoul

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97713

Reliures : Dos carré collé

Formats : 14,8x21 cm

Pages : 101

Impression : Noir et blanc

N° ISBN : 9781291436082

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Autour de Patricia Lepetit

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Résumé
Disponible format Kindle ( pour liseuse et tablette) 2,99 ' et papier sur Amazon.fr
Extrait :

Un jour peut-être

Tant de printemps se sont écoulés depuis ma venue.
Tant de meurtrissures j'ai cicatrisé au fil des ans.
Pour mes trois anges je respire encore, pour ne pas leur faire peine.
Je voudrais jeter l'ancre d'algies, enfin me mettre à nu
devant toi, existes-tu, toi qui serait mon aimant ?
Tels deux lianes emmêlées enlaçant le tronc d'un love chêne.

Un jour peut-être,
je croiserai ton regard.
Un jour peut-être,
sur le quai de la love gare.

Moi qui griffe, qui douce, qui chaleur, qui froideur j'insinue,
que l' abeille et papillon peuvent s'aimer passionnément,
mêlant différences sans pour autant se bouffer l'oxygène.
S'enlacer au gré du vent dans la brise chaude. Menu :
Entrée : toi. Plat : moi. Desserts : au choix : bof ou passionnant.
T'es pas motivé ? Va-t'en, la love attitude je dégaine.

Un jour peut-être,
dans ce monde plein de barbares.
Un jour peut-être,
tu zapperas les connards.

Depuis longtemps parler de love je me suis abstenue.
Je ne vais pas m'attarder, c'était comme ça en passant !
Mais à force de voir dans l'actu ne s'exprimer que la haine,
ma pensée dérive, jetant l'ancre au fond de l'inconnu
plongeant dans les abysses, se fixe sur un roc accueillant,
carpe diem c'est ma devise, alors stop le délire, je freine.

Un jour peut-être,
être seule, c'est pas une tare.
Un jour peut-être,
j'suis sur le quai d'la love gare.

************
Le temps qui passe

Elle regarde le temps qui passe,
creuse des sillons sur sa face.
Il ne l' épargne pas, l'écrase de sa cruauté
titille sa souffrance jusqu'à la voir se noyer
de larmes sur la peau, elle passe
ses doigts sur sa bouche rougeasse...

Le temps qui passe ne peux s'arrêter,
le temps qui passe, elle seule peut le stopper.

Elle ne changera pas sa face,
coups de bistouris ça casse
le soi, le moi, c'est sûrement pas ça la beauté !
C'est juste vanité, illusion d'éternité.
Ne la kiffe plus ? Qu'il se casse,
qu'il embrasse plus belle jeune face.

Le temps qui passe ne peux s'arrêter,
le temps qui passe, elle sait l'apprivoiser.

Joue sa vie à pile ou face,
narguant la mort, elle se lasse
de la vie, d'un monde que Dieu a abandonné.
Tout n'est qu'apparence, tendances débiles destinées
à fondre les âmes dans une masse
de brebis soumises, bonasses !

Le temps qui passe ne peux s'arrêter,
le temps qui passe, elle adore le narguer.

Attend que son ombre trépasse,
d'ici là des hommes la masse,
la bercent de plaisirs que nulle n'oserait avouer,
c'est toujours ça de pris, l'amour elle l'a jeté.
La vie, comme elle est fugace !
Pour certains de chance ou poisse.

Le temps qui passe ne peux s'arrêter,
le temps qui passe, elle sait s'en amuser.


************
Il neige

Ce soir il neige et personne ne sait.
Ce soir il neige et tout le monde passe devant.
Recouverte du linceul de flocons,
étourdie par le froid elle a dit non.
Non pour continuer seule, affligée,
non sans force aucune pour continuer.

Il neige, il neige...

Adolescente, lassée des blessures.
Trop seule, trop fragile, trop pleine de cassures.
Ses cris restés sourds au monde de con-
voyeurs de vies de réussite, abscons.
La surdité des hommes mène parfois
les jeunes c??urs au tréfonds du désarroi.

Il neige, il neige...

Ce matin il ne neige plus sur elle.
Ce matin le petit tas blanc mont d'elle.
Dans son sépulcre glacé, anonyme,
elle a rendu le dernier souffle ultime.
Personne ne sait et ils passent, ils passent
De toute façon, que voulez-vous qu'ils fassent ?

Il a neigé, il a neigé...

Le jour passe et la nuit tombe encore.
Un solitaire, une cloche qui vit dehors
s'arrête près du tas de neige salie
pour ôter d'un doigt une bague jolie
et s'en retourne dans l'indifférence.
Cruauté n'a ni âge, classe ou décence.

Il a neigé , il a neigé...

Toi qui passes dans la ville où il neige.
Regarde les tas, les petits monts de neige.
Et s'ils saignent ou crient un morne secret,
arrête toi un instant, intéressé.
La fleur happée par la grande faucheuse
n'a rien d'une rose noire de mort contagieuse.

Il a neigé et neigera encore...
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