FRIME ET CHÂTIMENT
Beauté, minceur, apparence : tel est l'idéal de vie de Valentin, le beau prof de gym du lycée.
Sa religion : le culte du corps, son église : le centre de fitness et de musculation. Son paradis : l'éternelle jeunesse.
Valentin a un ego aussi démesuré que le foie d'une oie gavée périgourdine. Il possède bien sûr toute la panoplie du parfait frimeur : maison tape-à-l'œil, BMW décapotable, fausse Rolex, sans oublier Faustine, la ravissante poupée Barbie.
Mais frimer a son prix. Que faire quand d'aventure - mauvaise aventure - l'argent vient à manquer ? Quand l'odieux tic-tac de l'horloge ronge les corps et que le temps gagne sur tous les fronts ?
Malheur à la belle poupée Barbie le jour où elle perdra sa peau lisse ! Malheur à Valentin qui apprendra à ses dépens que "frime" rime parfois avec "châtiment"!
Avec en filigrane le mythe de Faust, ce roman noir dénonce le jeunisme à tout crin qui sévit dans notre société, épinglant au passage un vice éternel qui fait des ravages : la cupidité.
Je tiens à remercier mon ami et auteur, Jean-Claude Mornard, pour son cadeau de la couverture.
Professeur agrégé d'allemand, germaniste passionnée, l'auteur, Edmonde Vergnes-Permingeat, a enseigné l'allemand à Villerupt (Meurthe-et-Moselle) avant d'être mutée à Valence. Retraitée, elle s'est reconvertie en vendeuse de fruits (sur la route de vos vacances !) tout en se consacrant aussi à ses loisirs : la lecture et l'écriture. Elle vit à Chabrillan, un petit village de la Drôme.



Beaucoup de frime tout au long de ce roman. Le paradis du paraître. Tout sonne faux, les personnages, leurs vies, leurs répliques. Difficile de s'émouvoir pour l'un ou l'autre. On les suit, les observe, on se demande s'il peut y avoir une limite dans tout cela. Il semblerait que non.
Clara est une des seules à posséder clairvoyance et humanité mais l'auteur, à dessein sans doute, lui accorde une bien piètre place.
On retrouve la même ambiance que dans la comédie enseignante, Octavie y trouve sa place, elle et son dernier bouquin !!! L'auteur nous fait don de ses talents pour distiller une pointe d'humour ici ou là, pour alléger ce roman qui sans cela serait bien noir.
Le châtiment attendu arrivera à la toute fin, comme il se doit. Certains s'en tireront mieux que d'autres...Lilith, à qui on pardonnera sa légère entorse à l'honnêteté. Margot qui retrouve un chemin plus classique, celui espéré par ses parents, si « normaux ». Martha, qui réapprendra à vivre, pour elle.
D'autres n'y survivront pas...Y aurait-il une justice, une morale dans tout cela ? On a presque envie de crier comme les gosses : « bien fait ». Je plaide les circonstances atténuantes pour Faustine qui a fait amende honorable, elle mérite votre clémence.