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FRIME ET CHÂTIMENT

Beauté, minceur, apparence : tel est l'idéal de vie de Valentin, le beau prof de gym du lycée.
Sa religion : le culte du corps, son église : le centre de fitness et de musculation. Son paradis : l'éternelle jeunesse.
Valentin a un ego aussi démesuré que le foie d'une oie gavée périgourdine. Il possède bien sûr toute la panoplie du parfait frimeur : maison tape-à-l'œil, BMW décapotable, fausse Rolex, sans oublier Faustine, la ravissante poupée Barbie.
Mais frimer a son prix. Que faire quand d'aventure - mauvaise aventure - l'argent vient à manquer ? Quand l'odieux tic-tac de l'horloge ronge les corps et que le temps gagne sur tous les fronts ?
Malheur à la belle poupée Barbie le jour où elle perdra sa peau lisse ! Malheur à Valentin qui apprendra à ses dépens que "frime" rime parfois avec "châtiment"!
Avec en filigrane le mythe de Faust, ce roman noir dénonce le jeunisme à tout crin qui sévit dans notre société, épinglant au passage un vice éternel qui fait des ravages : la cupidité.

Je tiens à remercier mon ami et auteur, Jean-Claude Mornard, pour son cadeau de la couverture.

Professeur agrégé d'allemand, germaniste passionnée, l'auteur, Edmonde Vergnes-Permingeat, a enseigné l'allemand à Villerupt (Meurthe-et-Moselle) avant d'être mutée à Valence. Retraitée, elle s'est reconvertie en vendeuse de fruits (sur la route de vos vacances !) tout en se consacrant aussi à ses loisirs : la lecture et l'écriture. Elle vit à Chabrillan, un petit village de la Drôme.

Détails du livre

Edmonde Vergnes-Permingeat

Littérature

Romans

14,8x21cm (Exlibris)

Noir & Blanc

354

66702

9782952820110

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Les témoignages des auteurs

Vos commentaires sur le livre "Frime et châtiment"

monyclaire a écrit le 26 octobre 2011


Beaucoup de frime tout au long de ce roman. Le paradis du paraître. Tout sonne faux, les personnages, leurs vies, leurs répliques. Difficile de s'émouvoir pour l'un ou l'autre. On les suit, les observe, on se demande s'il peut y avoir une limite dans tout cela. Il semblerait que non.
Clara est une des seules à posséder clairvoyance et humanité mais l'auteur, à dessein sans doute, lui accorde une bien piètre place.
On retrouve la même ambiance que dans la comédie enseignante, Octavie y trouve sa place, elle et son dernier bouquin !!! L'auteur nous fait don de ses talents pour distiller une pointe d'humour ici ou là, pour alléger ce roman qui sans cela serait bien noir.
Le châtiment attendu arrivera à la toute fin, comme il se doit. Certains s'en tireront mieux que d'autres...Lilith, à qui on pardonnera sa légère entorse à l'honnêteté. Margot qui retrouve un chemin plus classique, celui espéré par ses parents, si « normaux ». Martha, qui réapprendra à vivre, pour elle.
D'autres n'y survivront pas...Y aurait-il une justice, une morale dans tout cela ? On a presque envie de crier comme les gosses : « bien fait ». Je plaide les circonstances atténuantes pour Faustine qui a fait amende honorable, elle mérite votre clémence.

Jean-Claude Mornard a écrit le 22 octobre 2011


A l'arrivée j'ai beaucoup aimé ce livre même si j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire du fait de l'absence totale de personnages attachants (Valentin, ignoble faux cul, narcissique, manipulateur; Faustine con comme ses pieds; les Poirier auxquels on rêve de foutre des baffes tant ils sont dégoulinants de mièvrerie à force d'être bons jusqu'à la caricature; la beldoche manipulée par son "gentil" fiston; la nièce dépourvue de personnalité qui se fait avoir par sa tantine...)
Bref, difficile d'éprouver une quelconque empathie envers cette horde de bonshommes et de bonnes femmes plus agaçants les uns que les autres, chacun dans son genre.
Et puis, c'est finalement la falote Faustine qui emporte le morceau et, du haut de sa bêtise et de son aveuglement, se révèle le personnage le plus nuancé.
C'est elle et son besoin semi-inconscient, de "normalité", qui devient le port d'attache du lecteur.
Et, par la même occasion, le pivot de l'histoire.
Si Valentin est bel et bien le détonateur, c'est Faustine qui fait éclater la bombe et basculer la tragi-comédie dans le drame le plus sombre.
Valentin n'a que ce qu'il mérite, les Poirier resteront béatement heureux et gentils contre vents et marées mais le destin de Faustine, le "châtiment" promis, laisse un goût amer et provoque une réelle émotion. D'autant plus que, contrairement à son ignoble mari, ce "châtiment", une fois ses yeux (enfin!) décillés, elle se l'inflige toute seule, comme une grande.
Barbie devient héroïne de tragédie antique.
Inutile d'ajouter, bien sûr, que l'écriture est irréprochable.

Jean-Claude Mornard a écrit le 22 octobre 2011


A l'arrivée j'ai beaucoup aimé ce livre même si j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire du fait de l'absence totale de personnages attachants (Valentin, ignoble faux cul, narcissique, manipulateur; Faustine con comme ses pieds; les Poirier auxquels on rêve de foutre des baffes tant ils sont dégoulinants de mièvrerie à force d'être bons jusqu'à la caricature; la beldoche manipulée par son "gentil" fiston; la nièce dépourvue de personnalité qui se fait avoir par sa tantine...)
Bref, difficile d'éprouver une quelconque empathie envers cette horde de bonshommes et de bonnes femmes plus agaçants les uns que les autres, chacun dans son genre.
Et puis, c'est finalement la falote Faustine qui emporte le morceau et, du haut de sa bêtise et de son aveuglement, se révèle le personnage le plus nuancé.
C'est elle et son besoin semi-inconscient, de "normalité", qui devient le port d'attache du lecteur.
Et, par la même occasion, le pivot de l'histoire.
Si Valentin est bel et bien le détonateur, c'est Faustine qui fait éclater la bombe et basculer la tragi-comédie dans le drame le plus sombre.
Valentin n'a que ce qu'il mérite, les Poirier resteront béatement heureux et gentils contre vents et marées mais le destin de Faustine, le "châtiment" promis, laisse un goût amer et provoque une réelle émotion. D'autant plus que, contrairement à son ignoble mari, ce "châtiment", une fois ses yeux (enfin!) décillés, elle se l'inflige toute seule, comme une grande.
Barbie devient héroïne de tragédie antique.
Inutile d'ajouter, bien sûr, que l'écriture est irréprochable.

Christine CASUSO a écrit le 30 septembre 2011

Edmonde Vergnes-Permingeat a tellement bien décrit ses personnages qu'ils paraissent exister (toutefois l'auteure précise que toute ressemblance serait fortuite, hum pas certaine). Le lecteur n'a donc aucun mal à se les représenter, si bien qu'il a envie parfois (souvent) de réagir: vouloir en étrangler un, en gifler un autre, en étreindre un, ressentir de la pitié, de la compassion, de la frustration, du dégoût... Vous l'aurez compris, ce roman ne laisse pas indifférent. Le lecteur prend activement part grâce aux sentiments qu'Edmonde dépeint parfaitement de sa plume tantôt acerbe, tantôt légère. Ce qui est certain c'est que ce livre de fiction décrit notre société superficielle et emplie de nombrilisme avec une justesse désarmante, mais l'humour de l'auteur et sa meilleure arme et ce roman est très agréable à lire. Il peut même en faire réfléchir certain. A conseiller.

monyclaire a écrit le 07 septembre 2011

à mettre dans son panier en urgence...Edmonde a l'art de manier les mots, de traquer les travers de notre société, bref, on est sûr de passer un bon moment...
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Le profil de Edmonde Vergnes-Permingeat

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J'ai soixante ans et après avoir sévi pendant des lustres dans l'Education Nationale, je me consacre enfin à mes loisirs : les poupées anciennes, les brocantes et l'écriture. Vive la retraite ! Dommage que vieillir soit le seul moyen qui existe pour vivre longtemps !!

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