Je ne ferais pas l’apologie de cette jeunesse, je n’ai pas cette prétention, mais je témoignerais simplement d’un vécu similaire à d’autres.
20 ans à cette époque c’est vivre avec des guerres psychologiques qui anéantissent des mythes comme la religion et l’amour. Réagir ne serait-ce déjà qu’intérieurement est indispensable pour survivre…Devenir adulte, quel coup de fouet quand j’y repense, accepter la vie et ses souffrances et trouver un compromis entre ses aspirations et ce qui est offert.. dur dur..
« L’empathie n’est qu’une utopie
Sinon les mots m’auraient compris,
Et je pourrais parler du parfum
Qui m’a tant enivré de son mal saint,
Entre la genèse et l’épure
Il n’y a qu’un effroyable essai d’aimer en vain »



Nous sommes en Mai 2008. J’ai 29 ans et il y a 10 ans j’etais dans les bancs de la fac à Nanterre Paris X, face à l’ANPE, là ou 30 ans plus tôt la “Révolution” avait commencé…
Je n’arrivais pas à comprendre ce qui avait bien pu piquer les jeunes en mai 68 alors que tout semblait plus facile qu’aujourd’hui: pas de sida, très peu de chômage, moins de dépendance à la technologie..ma génération dormait et se réunira uniquement par millions pour la victoire de Zidane à la coupe du monde… Voici donc sans prétention une nouvelle intitulée “Mai 98″ écrite pendant les cours d’anglais de LEA au bâtiment F.