De nos jours, il n’existe pas de plus grand péché que d’être pauvre. Des milliers de personnes chaque jour subissent directement ou indirectement les effets de la pauvreté et malgré les discours rien ne semble pouvoir arrêter définitivement cet état de chose. Entre guerres, pandémies, catastrophes naturelles ou liées à l’activité humaine, les souffrances s’internationalisent et personne n’est à l’abri de l’invraisemblable. Le monde a été tellement habitué aux cris et à la détresse des peuples marginalisés qu’il donne l’effrayante impression d’être devenu sourd. Car comment expliquer le peu d’intérêt que certaines urgences humaines provoquent au sein de cette communauté internationale, le manque d’enthousiasme de la part des « grandes nations » pour répondre aux différents désastres humains. Et quand bien même cela est fait, qu’à coup de marketing humanitaire sous le regard des medias internationaux, elles tentent d’intervenir, c’est malheureusement pour panser les effets, alors que l’exigence qu’incombe leur responsabilité c’est de permettre aux peuples à genoux ou quasi enterrés de ressusciter en soignant les causes.
Si l’on prend le cas de l’Afrique, il serait trop facile de dire qu’elle est l’unique responsable de son état actuel, aussi il serait de mauvaise foi d’affirmer que les freins au developemment de ce continent qui n’a jamais aussi bien porté son nom « noir », soient du fait absolu de l’emprise occidentale. Le problème est certainement plus complexe que l’on ne veuille le penser, et qu’au-delà des discours panafricanistes avec des relents d’un racisme anti-blanc. De cette catégorie d’idéologues qui incarne une pensée juste mais ancrée dans un passé totalement dépassé à la re-découverte des glorieux périmés. De cette « typologie » d’africains qui se croient plus nègre que nègre mais vivant la plupart du temps en occident loin de la chaleur de la balle qui explose la poitrine du jeune dans des rues enflammées, et qui ne font pratiquement rien de concret pour soulager ces jeunes désespérés sauf leur prodiguer des leçons de patriotisme quand ce n’est pas d’africanité. Le problème de l’Afrique mérite une approche moins partisane.
Il faut donc agir, maintenant, sans plus attendre. Mais agir comment, sans que cela ne pénalise même cette envie de faire, surtout de bien faire. Voilà tout le sens de ma réflexion. Originaire d’un pays où l’inaction est encouragée, j’ai longtemps par peur de l’oppression écrit dans le noir ces quelques pensées éparses, souvent perdues au milieu de nulle part. Des mots qui ont surgi de cette émotion née de ma confrontation avec l’inadmissible, l’injustice et le désir de survivre. Ce sont des situations presque dramatiques qui m’ont poussé à ne plus me taire, et non seulement à dénoncer mais à pouvoir proposer afin de contribuer à ma manière à l’éclosion d’une nouvelle conscience jeune universelle.



Site web de l'auteur : http://www.iblogyou.fr/youthahead
BIEN DES CHOSES ET BEAUCOUP DE COURAGE MAC KWIN