J'aime à penser que parmi nos racines les plus tenaces, certaines courent depuis les rivages de la mer Egée, où elles se sont nourries de l'humus millénaire fait des souches d'olivier, de la poussière de frontons de marbre, du bois de châtaignier brisé des charpentes de barques, des dépouilles des combattants et des martyrs.
Les poèmes de Stavrina Lampadari sont un souffle de cette Grèce douloureuse et âpre, fière et rayonnante, à jamais fille de la mer.


