31 mars

Anne Cossé, Interview.

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Le Blog : Acupression.fr
Le Livre : Lancez et gérez votre activité en profession libérale.

1 – Anne cossé en quelques mots, qui êtes-vous ?

Mon parcours est un peu atypique. Après des études d’ingénieur et de commerce, j’ai travaillé 12 ans dans la banque internationale. Puis j’ai eu l’envie et le besoin de travailler de façon indépendante, et je suis rentrée en France pour m’installer à mon compte. J’ai lancé la formation interculturelle en 1999. Il s’agit de donner les clés pour déchiffrer le comportement de gens d’une culture différente de la votre, d’aller au-delà des clichés et de comprendre les dimensions sous-jacentes, et ensuite de comprendre l’impact des différences culturelles dans la communication, le management, la vente, la négociation etc.. En parallèle, j’ai commencé à intégrer dans ma vie l’acupression et d’autres techniques non conventionnelles pour mon propre bien-être. Après quelques années, en constatant les résultats, j’ai voulu apprendre au niveau professionnel. Je suis retournée à l’école pour me former et obtenir un diplôme en acupression. Je suis allée aux Etats-Unis, car on y enseigne de nombreuses formes d’acupression, et par ailleurs je voulais un diplôme reconnu par un Etat (ce qui n’est pas le cas en France). Je poursuis donc deux activités en parallèle. Trois si l’on considère l’écriture et l‘édition de livres.


2 – Vous êtes diplômée d’un MBA HEC et de l’école Polytechnique, vous avez voyagé pour les affaires, et aujourd’hui vous êtes praticienne en Acupression, vos voyages y sont pour quelque chose ?

Je voyage depuis l’âge de deux ans, et très tôt j’ai été attirée par l’Asie. Je partage de nombreuses valeurs et principes philosophiques ou spirituels de cette région du monde. Plus tard, j’ai vécu à Hong Kong, Taiwan et Singapour. J’ai également vécu en Californie, terre d’arrivée de ces techniques en Occident dans les années 60, et lieu d’avant-garde en de leur développement et usage. Je suis convaincue de l’efficacité des médecines traditionnelles depuis de nombreuses années. Ma conviction est basée sur mon expérience, bâtie aussi et surtout lors de mes séjours a l’étranger.


3 – Pouvez vous nous présenter l’Acupression en quelques mots ?

L’acupression (ou digitopression, ou digitoponcture) est une méthode thérapeutique naturelle et millénaire qui stimule le flux énergétique du corps, renforce la capacité d'auto-guérison et permet ainsi de mieux résister aux maladies. Elle est une des trois grandes disciplines de la médecine chinoise, avec la phytothérapie, et l’acupuncture. A ces trois techniques fondamentales viennent s’ajouter la diététique avec son effet curatif et préventif et bien sûr les gymnastiques énergétiques basées sur la circulation harmonieuse du chi : Tai-chi, Qi gong... Le praticien de médecine chinoise se spécialise dans une des cinq branches citées. L’acupression suit les concepts fondamentaux de la médecine chinoise, qui compte 5000 ans d’histoire : l’énergie vitale, les méridiens, le yin et le yang, et les 5 éléments.

Un nombre croissant de données et d’études scientifiques démontre pourquoi et comment l’acuponcture est efficace, mais la recherche s’est enfin penchée sur l’acupression, et des études de plus en plus nombreuses expliquent et valident l’efficacité de cette technique manuelle.

4 – « Lancez et gérez votre activité en profession libérale » se base sur vos expériences dans le monde des affaires et sur votre position d’indépendante, dans quel but avez-vous écrit ce livre ?

En tant qu’indépendante, j’ai baigné pendant des années dans le labyrinthe de l’administration française. Chaque année je découvrais quelque chose de nouveau, et finalement je me suis rendue compte qu’à force de chercher, demander et pratiquer, j’avais accumulé une somme importante de connaissances sur le sujet. Ceux de mes amis qui envisageaient de se mettre a leur compte me posaient de nombreuses questions, et à ma grande surprise, j’avais toujours la réponse ! Puis ils ont commencé à m’envoyer leurs amis… A ce stade j’ai réalisé que le besoin d’informations, et surtout de conseils, dans ce domaine était immense, et j’ai écrit le livre. Mon approche est de partager du vécu, les trucs qu’on ne sait que quand on les vit, tout ce qui n’est pas dans les brochures mais qui est fondamental pour faire les bons choix, éviter les erreurs qui coûtent cher en temps et en argent. L’autre objectif du livre est d’offrir toute l’information dont on a besoin. Tout est là, pas besoin de courir à droite ou à gauche, ou de surfer sur Internet pendant des semaines.


5 – Votre profil laisse à croire que vous avez toutes les chances de vous faire éditer par une maison d’édition, l’auto édition est un choix ?

En effet c’est un choix. Les propositions que j’ai reçues des maisons d’édition, tant en France qu’en Asie, ne me conviennent pas. Je souhaite conserver tous les droits attachés aux œuvres littéraires, et pouvoir éditer où bon me semble en fonction du livre. Par ailleurs, la rémunération d’un auteur dans ce circuit traditionnel est réduite à une portion quai inexistante. Si ma motivation en écrivant ces livres est de partager mon savoir, il n’en demeure pas moins que j’en espère une rémunération décente ! Au bout du compte, la différence entre circuit traditionnel et auto-édition est transparente pour l’acheteur, mais pour l’auteur c’est fondamental. Bien sûr, j’aimerais pouvoir bénéficier de la puissance marketing des maisons d’édition, mais Internet offre des possibilités immenses si on se retrousse les manches.

6 – Votre blog fonctionne très bien, comment faites-vous votre promotion et que pouvons-nous y trouver ?

Un site Internet doit tout d’abord être référencé dans les principaux moteurs de recherche. Ensuite, je suis référencée et/ou j’ai des liens croisés avec des portails sur la santé holistique ou l’Asie, que j’ai choisis pour leur qualité. Ils m’ont fait l’honneur d’accepter ces recommandations mutuelles.

Un deuxième point important est la convivialité de navigation. J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir à la structure du site, et j’ai scrupuleusement suivi tous les conseils de mon frère, qui a été webmaster ! Il y a des erreurs à ne pas faire, que seul un expert peut vous expliquer.


Mais au-delà, l’élément essentiel à mes yeux est de donner. Je donne beaucoup d’informations dans ce site, je partage ma connaissance et ma passion. Et les internautes le ressentent. Les gens savent reconnaitre la sincérité. Je reçois de nombreux emails dans ce sens. Mon site est pourtant perfectible (j’ai plein d’idées, mais pas assez de temps !)….


7 – « Femme actuelle » et « Vogue » ont parlé de vous, comment accéder à ce genre de médias ?

Par le bouche à oreille, et en rencontrant les journalistes dans l’exercice de ma pratique. De plus, mon site Internet www.acupression.fr reçoit en moyenne 1.500 visiteurs par mois depuis sa création en Août 2005, et les journalistes papier ou Internet me contactent après avoir découvert le site.


8 – Je sais que 2 nouveaux livres vont bientôt être publiés sur TheBookEdition, pouvez vous nous en dire deux mots ?

Dans l’exercice de ma pratique d’acupression, j’ai découvert que la source de nombreux déséquilibres énergétiques résidait dans la sexualité. J’ai été amenée à conseiller à de nombreux clients des formes de sexualité venues d’Orient : le Tantra et le Tao. La première a une origine spirituelle, et la deuxième a pour buts une meilleure santé et une plus grande longévité. Les deux sont basées sur l’énergie vitale, et non sur la performance. Cependant, les explications données dans les livres traditionnels paraissaient souvent ésotériques, les exercices pas si faciles que ça à pratiquer, et les techniques telles que la méditation un peu rebutantes. J’ai cherché une approche plus aisée, par les points clés du système énergétique, donc des idées pour toucher, masser, poncturer, afin de pratiquer cette autre forme de sexualité. Et j’ai regroupé tous ces concepts et exercices dans un livre : « L’Harmonie Sexuelle par l’Acupression ».

Mon dernier livre est un guide d’exercices faciles et rapides d’auto-acupression sur le visage, pour un lifting naturel, un teint éclatant et une diminution des ridules. Je viens d’achever son écriture en anglais, et je vais le traduire très bientôt en français. L’acupression est un outil idéal pour les massages du visage, car on travaille à la fois sur les muscles, et sur l’énergie vitale (et donc le bien-être et la santé). Ces programmes sont le fruit de mon expérience.

Pour finir, je voudrais remercier sincèrement TheBookEdition.com de permettre à de nombreux auteurs de s’exprimer et de partager leur savoir par les livres.


Anne Cossé pour TheBookEdition.com, Avril 2008
Ecrit le 31 mars 2008 à 11h5 dans la rubrique Les interviews
25 mars

Laurence Pourrieux Demas, Interview.

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1 – En quelques mots, qui est Laurence Pourrieux-Demas ?

je suis une femme de 48 ans, maman de 4 grands enfants de 27, 25,21 et 19 ans, grand-mère depuis le 08/02/2008 d'un petit Kylian !

je suis mariée depuis 29 ans à un agriculteur.je vis en Limousin. j'ai été agricultrice pendant plus de 20 ans...je n'étais pas du milieu agricole mais de Paris, je me destinais à devenir biochimiste mais l'amour en a décidé autrement lors d'un bal de vacances j'ai rencontré mon mari ! j'ai donc épousé à 19 ans l'homme et le métier !

le destin a été cruel ; alors que je n'avais que 40 ans et plein de projets en tête (je désirais ouvrir des chambres d'hôtes et un camping à la ferme...)on m'a diagnostiqué une Sclérose en plaques....

je suis depuis 4 ans dans un fauteuil roulant....


2 – Vous en êtes au 9ème livre édité sur TheBookEdition, j’ai l’impression que l’écriture est un moteur pour vous ?

oui mais c'est surtout une thérapie !!!!

j'oublie ma maladie le temps de l'écriture...

et puis vous savez avoir été très active sur une ferme laitière et avec 4 enfants, se retrouver en fauteuil roulant très vite a été dur à avaler !!! surtout que je n'ai pas voulu être un frein à la carrière de mes enfants ils ont tous les 4 un métier et ne vivent plus à la maison...mais sont dans le département, je les vois souvent quand même !

mon mari est toujours en activité en société avec nos 2 fils....il a donc peu de temps pour le moment à me consacrer...

mes livres pour enfants je les ai écrits en songeant à la naissance de mon petit-fils...ça m'a longtemps travailler le fait de connaitre sa réaction d'avoir une grand-mère différente des autres puisque sur roues ! d'où le premier livre "histoires pour les enfants sages"

puis après j'ai eu des flashs d'événements vécus par moi même petite fille ou mes propres enfants et j'en ai fait des livres romancés...toujours en pensant au petit Kylian...je revis grâce à ce petit garçon...


3 – Vous êtes atteinte d’une sclérose en plaque, où trouvez vous cette force pour avancer et continuer à écrire ?

je pense à mes enfants....

j'ai besoin d'écrire et de ne plus me sentir inutile là je trouve ma place ! j'ai mal vécu l'annonce de la maladie en 2000 ! il m'a fallu 6 mois pour relever la tête !

grâce à un groupe d'amies agricultrices j'ai participé avec elles à un atelier d'écriture nous avons écrit un livre commun et là j'ai eu un déclic ...j'ai continué d'écrire pour moi, pour me sentir bien et oublier ce monstre qui m'envahit ! je voulais laisser trace de mon passage ici bas...puisque je ne peux plus rien faire avec mes jambes, je fais avec ma tête tant qu'elle fonctionne . mais là les bras et les yeux commencent aussi à partir alors tant que j'ai la force de faire, je fais avant que ce ne soit trop tard avant de ne devenir "rien" ....


4 – Comment est gérée cette maladie en France ?

la recherche avance...doucement ...

il y a plusieurs associations de défense des malades...de soutien...

malheureusement il n'y a pas assez de places ouvertes pour accueillir les malades en long séjour..qui ont besoin de soins spécifiques et ne pas se retrouver avec les personnes âgées ou à l'hôpital ...comme c'est souvent le cas !

une association vient de se créer l'an dernier pour recenser les places disponibles à travers le pays ; il n'y en a que 500 pour 80 000 malades potentiels !!!encore beaucoup de travail reste à faire !

80 000 malades différents ! voila pourquoi la SEP ne se guérit pas facilement ...chaque malade est différent chaque symptôme est différent ....

la SEP c'est l'attaque de la gaine de myéline qui recouvre les nerfs....à différents endroits provoquant différents dysfonctionnements...

c'est comme une gaine électrique dont la protection est cassée par endroits...le courant ne passe plus !


5 – Quelles sont les lectures qui nourrissent votre écriture ?

aucune lecture....j'écris lorsque j'ai des idées....

mon dernier livre pour enfants "j'apprends les lettres" , je l'ai écrit en pensant que pour les jeunes enfants avoir un abécédaire coloré et illustré cela pouvait être bien....

je lis un peu mais de moins en moins à cause de mes yeux....

pour mes recueil de poésies, le premier livre "avec l'encre de mon coeur" les textes étaient écrits depuis longtemps suite à l'atelier d'écriture et attendaient sagement dans mon ordinateur...

le 2em livre "l'écriture pour parfum" ce sont des textes écrits pour des concours de poésies ou de nouvelles ou des jeux d'écriture sur le blog....


6 – Que pensez vous de l’auto édition, ses difficultés, ses bons côtés ?

j'en suis satisfaite ....j'ai eu 2 livres édités avant de vous avoir connu !

pour le 1er paru en décembre 2006 pourtant vendu à + de 330 exemplaires (autobiographie) je n'ai toujours rien touché en droits d'auteur...

éditée à compte d'éditeur je ne suis donc plus propriétaire de mes droits ...

le 2em paru en juin 2007 n'a pas bien marché car l'éditeur (enfin il se dit éditeur) ne s'occupe pas des ventes et de la diffusion....je n'ai vendu que les 100 exemplaires que j'avais achetés...je ne toucherai jamais de droits d'auteurs car moins de 150 € !

donc auto édition ou ces éditeurs-là de toute façon on est obligé de se faire connaitre alors autant garder ses droits et s'auto editer !

j'ai donc créé mon site et mon blog...

je vais sur des forums littéraires...

je participe à des salons du livre.... j'arrive ainsi à me faire connaitre un peu ...

par exemple les 28,29 et 30 mars je suis au salon de Limoges !


6 – Un coup de gueule pour le mot de la fin ?

il y a de bons auteurs parmi les inconnus du grand public, parmi les auto édités...

ce n'est pas parce qu'on s'appelle mme Machin ou mr Truc que nous n'avons pas le droit d'être lu !

je souhaite que les petits auteurs que nous sommes puissent participer à des émissions littéraires ou autres...

c'est comme les chanteurs, vous avez des personnes avec une superbe voix qui animent une soirée, un repas et d'autres qui ont du succès parce qu' ils ont passé par la case star ' ac !!!!


Laurence Pourrieux Demas pour TheBookEdition, Mars 2008
Ecrit le 25 mars 2008 à 19h13 dans la rubrique Les interviews
19 mars

RMC parle de TheBookEdition

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Après Le Point c'est au tour de RMC de parler de TheBookEdition. Je vous laisse découvrir ce qu'ils en disent...


Ecrit le 19 mars 2008 à 17h27 dans la rubrique Les nouveautés
13 mars

Le Point parle de TheBookEdition

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Dans Le Point du jeudi 13 mars 2008, vous trouverez un article sur TheBookEdition.com.

"TheBookEdition.com permet aux romans, BD, poèmes et autres témoignages de quitter les disques durs pour aller vers les lecteurs." Anthony Quindroit pour Le Point.

Nous espérons que les retombées seront aussi bonnes pour vous que pour nous.

Ecrit le 13 mars 2008 à 12h43 dans la rubrique Les nouveautés
10 mars

Maximilen Missud, Mémoires vives, interview.

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Interview de Maximilien Missud, Mémoire vives.
Mémoires vives - Le Livre
Mémoires vives - Le blog


1 – En quelques mots, qui est Maximilien Missud ?

C’est un jeune homme de vingt-deux ans qui a ressenti un vif besoin d’exprimer au travers d’un livre intitulé "Mémoires Vives", un passé particulièrement intense.

Un besoin vital pour mieux tourner la page.


2 – L’écriture de « Mémoires vives » a-t-elle été motivée par le besoin de se dévoiler ?

Au premier abord, il y avait des choses à expulser de mon esprit. Des choses qui me rongeaient depuis des années. J’ai longtemps cherché un moyen d’expression qui me permette de me défaire de ces souvenirs douloureux.

À défaut d’avoir pu y trouver remède par l’art ou la musique, l’écriture s’est imposée d'elle-même. Pour autant, je ne pense pas qu’il s’agisse d’un dévoilement personnel…

Mon principal impératif était de poser à plat ces souvenirs pour m’en détacher et prendre du recul. Témoigner, sans jamais attirer la complaisance du lecteur, ne pas faire du personnage une victime. Au travers du récit, ce sont des situations qui sont dévoilées. Des passages de vie qui auraient pu être vécus par tout le monde.

Cependant, une troisième réécriture a été indispensable pour m’affranchir d’un trop plein de réactions à chaud. Surtout pour laisser sa place au lecteur, le laisser s’imprégner des situations, laisser part à l’imaginaire, plutôt qu’aux descriptifs à outrance.

Enfin, il y a aussi une part de rédemption, un besoin de justifier de réactions vives comme résultantes d’un passé conséquent.


3 – « Mémoires vives », fiction ou réalité ?

Au travers de cette pertinente question est soulevée l’interrogation majeure de « Mémoires Vives ». Qu’est ce qui est vrai, et qu’est ce qui ne l’est pas ?

Selon moi, chaque vie détient sa part de fiction. Que ce soit par les rêves, voire les mensonges que l’on prodigue ou que l’on se fait parfois.

Le non-dit contribue à incarner aux yeux des autres une fiction autour de son existence. Après, chacun est libre de concevoir la réalité à sa guise, la sensibilité et l’auto persuasion y jouent énormément.

La réalité, dans mon cas, ne s’applique qu’au présent. Le passé n’est qu’affaire de mémoire, de souvenirs plus ou moins marquants. Comme la mémoire est sélective et tend à déformer les choses au fil du temps, la réalité peut laisser place à une forme de fiction interprétative.

Alors, pourquoi « Mémoires Vives » ? Les geeks de tous poils y verront l’allusion informatique, les autres, le vif impact que peut avoir la mémoire sur sa vie. C’est la rudesse des événements réels qui est relatée par la fiction des mémoires subjectives.


4 – Quelles sont les lectures qui nourrissent le style de Maximilien Missud ?

Curieusement, je lis assez peu. Ou bien des choses accessibles. Je voue un culte à Beigbeder, tant son style est percutant et vif. Sans prétendre à pondre de la grande littérature, il trouve l’expression juste pour donner un sens extatique à des situations qui ne le sont pas.

J’aime ce genre d’écrits contestés, « rentre-dedans ». Pour moi, ces écrivains n’ont pas fini de faire parler d’eux, d’autant que leurs vies sont à l’image de leurs écrits : excessives. J’aimerais pouvoir exprimer un tel détachement sans en craindre les dommages collatéraux.

De là à parler d’un « style », tout est affaire au rapport que l’on a avec l’écriture, et pas quel biais nous exprimons nos sentiments.

Après le deuxième jet, je me suis rendu compte d’une lourdeur d’écriture dommageable. La réécriture m’a permis d’assouplir le récit, de le rendre plus digeste. Faire ressurgir mes mémoires avait rendu la lecture trop alambiquée, trop abrupte. Les choses sont plus claires maintenant, vous pouvez y aller !


5 – Que pensez vous du monde de l’édition en France ?

Du peu que j’ai pu en voir, j’ai un avis assez tranché sur la question. Outre l’accueil parfois déplorable que vous réservent certains sur place, on sent qu’ils sont eux-mêmes victimes d’une affluence d’écrivains qui viennent taper à leur porte.

À tord ou à raison, ils pratiquent aujourd’hui un élitisme qui réduit les chances des auteurs débutants. La loi du marché y a ses quartiers, et il est difficile pour nous de se démarquer de la masse dont les manuscrits sont quasi systématiquement voués à la cheminée.

À moins d’avoir un nom, le bras long et des portes déjà ouvertes, publier son premier livre relève d’un périple où il est facile de se casser les dents.

Même si dans un premier temps j’allais taper aux portes des institutions que sont les « grandes » maisons, j’ai revu mes ambitions à la baisse. C’est auprès d’éditeurs à la ligne éditoriale plus souple que je continue mon démarchage.

Via mon blog, je tiens informé en temps réel des démarches entreprises auprès des éditeurs.


6 – Vous avez choisi l’autoédition sur TheBookEdition, un tremplin pour toucher une maison d’édition classique ?

À vrai dire, l'autoédition n'était pas planifiée pour "Mémoires Vives". Devant des délais de réponse d'éditeurs annoncés toujours plus longs j'ai décidé de prendre les devants. Mon impatience a eue raison de moi.

La mise en vente du livre signifiait beaucoup pour moi. Cela concrétisait le travail périlleux qui précédait, et me permettait d'accorder du temps au prochain ouvrage.

Ensuite, les relations entre les écrivains "anonymes" et les éditeurs ont beaucoup changées. Devant l'évolution des moyens de communication à notre disposition, on nous demande de "buzzer" avant de présenter son travail à la maison d'édition. De moins en moins de maisons acceptent de prendre des risques et préfèrent la garantie d'une rentabilité immédiate. Ce principe est également appliqué aux maisons de disques et au cinéma…

TheBookEdition me permet finalement de mettre à profit mes connaissances en communication et en graphisme, pour concevoir le projet de toutes pièces. De là à en devenir un tremplin, il est encore trop tôt pour le dire. Mais reste que le service proposé est bien au delà des attentes que j'en avais, et permets de démontrer aux maisons d'édition sa débrouillardise… Peut-être que cela fera la différence !


7 – Vous êtes graphiste de profession, vous avez créé votre propre couverture via le mode expert, vous avez des conseils à donner aux autres auteurs à ce sujet ?

Comme l’écriture, le graphisme est une question de sensibilité. Le fait d’avoir profité de mes connaissances professionnelles m’a permis de concevoir la couverture dans la même optique que le livre.

Plus qu’une simple couverture, elle émet des signes qui prennent vie dans le récit. Les lecteurs seront surpris de pouvoir l’interpréter de façon différente avant et après lecture.

Je n’aurai qu’un conseil, celui de laisser vos mains être guidées par vos sentiments, avec un peu de technique, vous arriverez à quelque chose de plaisant. Plaisez vous à vous même, et vous plairez aux autres !

Malgré tout, l’aide de quelqu’un « qui s’y connaît » peut s’avérer utile pour les débutants, notamment pour le respect des normes techniques.

Quand au mode expert proposé par TheBookEdition, il repousse les limites de l’autoédition, et permets de laisser libre court à sa créativité. Pourquoi s’en priver ?


8 – Un coup de gueule pour le mot de la fin ?

Oh que oui ! En ce qui me concerne, je suis particulièrement respectueux envers celles et ceux qui décident de publier leurs écrits. C’est une sorte de concrétisation d’une démarche personnelle, et c’est tout à leur honneur.

Par contre, j’estime que le respect de la langue Française, aussi riche soit-elle, est primordial. Hors, certains ne daignent y accorder de l’importance et négligent leurs écrits en les ponctuant de fautes lourdes, aussi bien grammaticales qu’orthographiques, sans relever le style « sms ». Et c’est bien dommage.

Peut-être qu’un service de correction, ou un comité de lecture présidé par les membres actifs de la communauté leur ferait le plus grand bien.

En attendant, je reste indigné de voir qu’aujourd’hui, on veuille faire paraître certains écrits qui n’en méritent pas l’appellation, tant ils sont bâclés.

Sinon, je me dois de féliciter TheBookEdition pour leur travail remarquable, qui contribue à grandement diversifier le paysage littéraire si étroit parfois.

Votre attention du détail ne trahit pas votre amour irrépressible du travail bien fait, et çà se ressent.

Quant aux écrivains qui apportent leurs pierres à l’édifice, un grand bravo à eux, car de vraies perles circulent çà et là !


Maximilien Missud pour TheBookEdition, Mars 2008

Ecrit le 10 mars 2008 à 11h23 dans la rubrique Les interviews
5 mars

La collection Webcomics, publication en vidéo

Webcomics.fr est un hébergeur de bande dessinée en ligne : son interface permet aux auteurs de publier leur BD sur Internet aussi simplement qu'on tient un blog. Tout auteur préalablement inscrit sur Webcomics.fr bénéficie sur simple demande d'un code d'inscription à TheBookEdition qui lui permet d'auto-éditer ses albums dans une collection exclusive. Cette collection offre un choix de trois formats, les livres sont imprimés sur un papier couché-mat 135g idéal pour la bande dessinée. Publier avec Webcomics.fr est donc le meilleur moyen de se faire connaitre sur Internet afin d'augmenter le succès de ses livres (et inversement).

Afin d'aider les auteurs de BD à se lancer dans l'aventure de l'album papier, Webcomics.fr a tourné une petite vidéo. En une dizaine de minutes, vous saurez tout sur l'art et la manière de créer un livre avec TheBookEdition :




Création JIF - Webcomics.fr
Ecrit le 5 mars 2008 à 18h14 dans la rubrique Les nouveautés
5 mars

La collection Webcomics, publication en vidéo

Webcomics.fr est un hébergeur de bande dessinée en ligne : son interface permet aux auteurs de publier leur BD sur Internet aussi simplement qu'on tient un blog. Tout auteur préalablement inscrit sur Webcomics.fr bénéficie sur simple demande d'un code d'inscription à TheBookEdition qui lui permet d'auto-éditer ses albums dans une collection exclusive. Cette collection offre un choix de trois formats, les livres sont imprimés sur un papier couché-mat 135g idéal pour la bande dessinée. Publier avec Webcomics.fr est donc le meilleur moyen de se faire connaitre sur Internet afin d'augmenter le succès de ses livres (et inversement).

Afin d'aider les auteurs de BD à se lancer dans l'aventure de l'album papier, Webcomics.fr a tourné une petite vidéo. En une dizaine de minutes, vous saurez tout sur l'art et la manière de créer un livre avec TheBookEdition :




Création JIF - Webcomics.fr
Ecrit le 5 mars 2008 à 18h14 dans la rubrique Les conseils techniques