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Une histoire sur les cris qu'on retient.
"C’est toujours elle qui commençait à parler. En italique. Elle ne tenait plus très bien sa verticale. Déjà , elle s’affaissait sous le poids des cris intérieurs. Son unique interlocuteur, qu’elle appelait tour à tour Paul ou son Amour avec un A majuscule pour faire toute la différence, faisait-il semblant de ne pas la comprendre pour la mettre à l’aise ou était-il vraiment bête comme le pensaient les autres? Elle, c’est les autres qu’elle trouvait bêtes. Mais elle aimait bien les regarder évoluer dans les bus, les métros, les supermarchés. Faune puante sous savon. Plus elle était triste, plus elle riait pour oublier la peur. "
Site web de l'auteur :
http://www.myspace.com/delitonik
Un peu à la ramasse sur son temps mais s'accroche pour rattraper le temps perdu et pas rater celui qui passe.
Se casse la gueule car marche la tête en l'air, et se casse aussi souvent les dents à trop y croire. Mais c'est pas si grave: a une bonne assurance, est inscrite à la MACIF.
Aime les crayons. Utile pour écrire quand il n'y a pas de clavier à portée de main, esquisser un passant et le rater à coup sûr, battre la mesure, pratique pour retenir les cheveux, et même les bouffer quand on est un peu stressé.
S'endort toujours un peu tard. Car écoute les derniers bruits de la rue. Ca fait plus de silence chez elle.
Interview de l'auteur
En effet, n'hésitez pas à revenir me confier ce que vous en avez pensé. Et plus particulièrement Odile Miranda, tu es ma première lectrice inconnue, alors ton avis m'interesse doublement.
à bientôt.