Catalogue > SF, Fantasy & Horreur > Immortalité & résurrections > Le Royaume des Cafards (Lùz Verde)


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Détails du livre

Lùz Verde

SF, Fantasy & Horreur

Immortalité & résurrections

11x17cm (Poche)

Noir & Blanc

307

52450

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Les témoignages des auteurs

Vos commentaires sur le livre "Le Royaume des Cafards"

MiKL.BD a écrit le 24 avril 2012

Je viens de m'apercevoir qu'il y avait un mode lecture d'extrait.
Vous pouvez donc lire les 10 premières pages du livre de Luz...

MiKL.BD a écrit le 24 avril 2012

Oula! ce commentaire a presqu'un an!
Bien sur que c'est possible. Communiquez-moi votre adresse mail à l'adresse suivante:
contact@mikl-bd.com

Je précise que je suis le mari de l'écrivain...

Antoine G a écrit le 06 juin 2011

Bonjour, j'adore la couverture de votre roman (frisson)... serait-il possible d'obtenir un extrait ?
à+

mon bouquin : psycho limite
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Le profil de Lùz Verde

Le profil de "Lùz Verde"

Pourquoi j’ai écrit cet objet textuel que je me refuse à identifier. Le nombre de raisons pour lesquelles j’ai écrit Le Royaume des Cafards-Chapitre 1 Les Limbes (ce qui inclut, logiquement, un chapitre 2, voire 3, mais je me refuse à y songer parce que cela m’angoisse un petit peu) n’est pas vraiment défini pour l’instant. Je peux éventuellement expliquer le titre, ce qui revient à commencer par le commencement. Le Royaume des Cafards, donc. « Royaume », bon ça c’est relativement simple à comprendre, même si ce n’est pas l’histoire du Roi ou de la Reine des Cafards. D’ailleurs, on ne sait pas vraiment si l’organisation socio-politique de ces charmants insectes se calque sur un modèle monarchique, absolu ou constitutionnel. Si ça se trouve, les cafards préfèrent le système républicain, où, s’ils renâclent à se rendre aux urnes, préfèrent-ils alors une organisation autogérée de type anarchie telle qu’elle est décrite dans l’Utopie de Thomas More. Mais nous nous égarons. Ici, le royaume des cafards désigne métaphoriquement les sous-sols, les endroits où aiment à proliférer des créatures qui, en général, ne sont pas les bienvenues. Et nous entrons dans le vif du sujet-il était temps. C’est encore une histoire de vampires. Parce que je déteste ce que la culture moderne a fait du mythe du vampire. C’est l’histoire de marginaux qui n’ont pas vraiment de scrupules à tuer pour se nourrir, de terroristes refusant une certaine idée de la morale chrétienne, de freaks étrangers à leur corps qui tentent tant bien que mal de se le réapproprier. Ces personnages vont à l’encontre de l’image positive du vampire véhiculée par les séries TV ou les films récents sur le sujet. Ils sont fascinants de banalité, loin de la supériorité affichée-proche de la propagande nazie sur la supériorité aryenne- des vampires de fiction pour ados. J’ai écrit en pensant à ce qui pourrait arriver à quelqu’un de très ordinaire si par hasard il venait à découvrir qu’il était « atteint » de vampirisme. Le choix de personnages adolescents facilite-à mon sens- la compréhension de ces changements, la difficulté de devoir vivre avec un corps qu’on ne reconnait plus, et d’essayer d’avoir l’air « le plus normal » possible. C’est aussi une histoire sur les relations foireuses qui nous vampirisent et sur la frustration. Une fiction sur des êtres monstrueux comme le Nosferatu de Murnau qui évoluent en sous-sol, pourchassés comme Dracula par des humains devenus fanatiques-comme le souligne Van Hellsing à la fin du roman éponyme. J’ai réfléchi (un petit peu) à ce qu’impliquait la contingence de boire du sang pour survivre. J’ai voulu prendre le contrepied des fictions modernes sur les vampires, où cette particularité leur pose clairement un cas de conscience, ce qui permet de distinguer les gentils vampires des méchants. Je me suis donc demandé comment s’en accommoder : en y trouvant des aspects positifs, comme l’élimination systématique de gens emmerdants. C’est la seule petite concession au fantasme que je me suis autorisée, parce que tout le monde rêve, particulièrement au collège, de faire son Columbine. Ce qui nous distingue des psychopathes, c’est l’absence de passage à l’acte, mais tout le monde ou presque a déjà rêvé d’éradiquer une partie de son environnement scolaire, parce que le collège est souvent vécu comme le lieu d’un ennui profond, de l’aliénation collective et peut être parfois d’une rare cruauté psychologique. J’ai surtout écrit cela pour me distraire, espérant distraire également celles et ceux qui vouent un culte à Bela Lugosi et à Vincent Price, mais les autres aussi, ne soyons pas sectaires.

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