Sans l’avoir prémédité, Émilie est en fugue, et sa préférence va à sa nouvelle vie d’errance plutôt qu’à celle qui la liait à son époux. Sans plus aucun bien matériel, elle fuit au plus loin de Paris. Au gré de ses étapes, elle est poursuivie par un rêve qu’elle reçoit chapitre après chapitre, un feuilleton onirique en quelque sorte. Lors d’une halte dans un petit village, elle est attirée par le titre et le résumé d’un livre sur l’étalage d’un bouquiniste : Meurtres en série, crimes impunis !
Depuis 1929, de nombreux décès, tous plus étranges les uns que les autres,, n’ont jamais été élucidés. Peut-on parler d’assassinats ? Y a-t-il un meurtrier ? Si oui, comment procède-t-il ? Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, et malgré les investigations policières et les recherches des meilleurs médecins légistes, aucune cause n’a pu être imputée à ces décès. Cependant, tous ces trépassés ont un point commun : l’encre ! Selon les besoins de ses enquêtes, l’auteur change de casquette pour faciliter ses prospections et a ainsi accès aux archives de la police. Tantôt détective, tantôt journaliste, il espère bien dénouer cette énigme, peut-être avec l’aide de ses lecteurs.
Les révélations de l’auteur – qu’elle rencontrera peu après – sur la véritable identité des victimes, dévoileront le lien entre ces dernières et ses rêves. Tout semble se rattacher au personnage central de son rêve feuilletonnesque : Foldom, lui-même en connexion permanente avec l’Égypte ancienne. De sa main entremetteuse et du fin fond de cette Égypte disparue, Ahmès dirigera ses derniers descendants sur le chemin d’Émilie.
Vos commentaires sur le livre "Le Sceau de l'encre"
Mycha a écrit le 23 janvier 2010
Rêve de rêves, pas de place pour le hasard pur, enchaînements étranges de destinées : du grand art.
Le rythme alterné des vies des personnages : Emilie seule puis Emilie et Céline, Foldom, le couple d'Egypte Nefer et Ahmès, tout cela nous maintient dans un désir permanent d'en savoir davantage. Quelle histoire ! ...
J'ai beaucoup, beaucoup aimé cette "novella" très originale, aux imbrications très recherchées !
Comme toujours l'écriture, chez toi, est impeccable, le style fluide et précis, et une mise en page que beaucoup envieraient.
LE SCEAU DE L'ENCRE me parait idéal pour sortir de ses soucis quotidiens, pour encore croire aux mystères de notre destinée.
Beau succès à ton livre, Mary, il le mérite !
Mycha a écrit le 06 janvier 2010
Réel et imaginaire mêlés ensemble sous fond d'Egypte ancienne : cela risque de faire un cocktail remarquable !
Je connais en effet le talent de Mary J'Dan pour nous entraîner en un rien de temps dans son monde fantastique ! Elle lance vite ses filets bien ficelés, et hop ! elle nous tire, elle nous happe comme elle l'entend et ... le tour est joué, la magie a fonctionné.
Ensuite on n'a plus qu'à s'ébrouer pour revenir ... à la réalité !
J'ai bien envie de me plonger dans ces énigmes mystérieuses ... A suivre !
Mary J'Dan a écrit le 04 janvier 2010
Avant-propos
Ce roman sera-t-il l’ultime confidence de mes chimères ? L’écriture, mon besoin d’écrire sera toujours aussi absolu, au moins autant que celui de m’alimenter et de me désaltérer, mais raconter des histoires est une construction qui a fini par déserter mes exigences. Le dernier chapitre de ce livre caractérise mon mal-être à m’identifier trop intimement à mes personnages. J’ai été Prudence, Luna, et à cette heure je suis Émilie. J’ai aimé Stéphane, Livio, j’aime Soann… Aujourd’hui je pressens le danger, celui qui me mènerait au refus de la réalité, celle qui fait que je suis ce que je suis et non pas une fée dotée de talents aux pouvoirs infinis. On ne peut vivre perpétuellement dans le rêve, dans les désirs inassouvissables, au risque de sombrer dans la déraison.
Comment dire… cet avant-propos ne serait-il qu’une farce ? une œillade ? une énième fiction ? Plus que jamais je doute, et je ne dois jurer de rien.
Qu’il soit écrivain, parolier, ou artiste peintre, dans ses créations l’auteur s’appuie parfois, souvent même, sur des faits, son état d’esprit actuel ou passé. Certains n’en sont pas conscients, d’autres le contestent ou plus simplement l’assument. Cette vérité, presque une lapalissade, me sert de support pour communiquer une information fragmentaire :
Le Sceau de l’encre n’est pas qu’un produit de l’imaginaire. Quelques passages, retracés fidèlement, sont issus de la réalité, d’événements vécus au cours de ma vie. Ainsi, sous le couvert d’une fiction, j’ai mêlé le réel et l’irréel.
Après un parcours professionnel aux ramifications multiples et variées, toutes liées à un grand appétit de découvertes, Mary J’Dan, née à Bordeaux, n’a pourtant jamais failli à sa première passion : l’écriture. Peu avant ses 10 ans, ses premiers écrits, d’abord pour ne rien dire, avaient pour seul mobile la juste jouissance de laisser courir la plume sur une feuille blanche. Puis vint ensuite le plaisir de construire, de créer et d’imaginer. Tous ses écrits, nouvelles, contes et romans, après avoir été soigneusement cachés, étaient systématiquement anéantis. Honte ? Ou peur du qu’en-dira-t-on ? Depuis 2002, les écrits restent enfin et une trilogie est née de cette soudaine émancipation.
Le rythme alterné des vies des personnages : Emilie seule puis Emilie et Céline, Foldom, le couple d'Egypte Nefer et Ahmès, tout cela nous maintient dans un désir permanent d'en savoir davantage. Quelle histoire ! ...
J'ai beaucoup, beaucoup aimé cette "novella" très originale, aux imbrications très recherchées !
Comme toujours l'écriture, chez toi, est impeccable, le style fluide et précis, et une mise en page que beaucoup envieraient.
LE SCEAU DE L'ENCRE me parait idéal pour sortir de ses soucis quotidiens, pour encore croire aux mystères de notre destinée.
Beau succès à ton livre, Mary, il le mérite !