Je m'installe à l'une des tables où je vais casser ma graine du matin. Les croissants remplissant l'assiette posée devant mes yeux ne sont pas si choucards. On dirait qu'on a omis de les faire cuire.
Alors bon, que déclare Al, dans sa prose de papier journal, sur les causes de mon départ à Raiboux ? Bien, il me redéballe (de revolver) l'affaire d'un tueur en série très recherché ces derniers temps. S'agit d'un gnard d'origine syrienne : un syrian killer.
Depuis un certain temps, ce loustic effraie la population de Raiboux et ses alentours. Jusqu'à ce jour, le basané liquideur de peaux innocentes a bayafé douze personnes. On reconnaît ses crimes de la façon suivante : ses victimes, jusqu'à présent des femmes entre vingt-sept et trente-et-un ans, finissent une balle en plein front, avec arrachement de l'ongle du mineur de la main gauche. Dans l'autre louche des pauvresses, la crapule leur laisse un petit drap-peau syrien signé, en lettres majuscules, DEHL EDIR.


